A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 22 Fév - 1:26
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
Entendre rire mon mari me fait plaisir. Ce n’est pas que Mathéo manque d’humour, c’est juste que c’est difficile de le faire rire. Je ne l’ai quasiment jamais vu rire aux éclats, ou alors c’était toujours lorsque je me mettais dans des situations ridicules, comme tout à l’heure lorsqu’il m’a vu danser comme une idiote. Sinon, il est plutôt du genre pince sans rire mon mari. Ou disons qu’il préfère les sarcasmes. Enfin, personnellement, je peux me vanter de faire rire Mathéo McCorner. Oui, j’en suis plutôt fière, c’est pas tout le monde qui a ce privilège. En même temps, je connais tellement bien Mathéo que je sais quasiment d’avance s’il va rire à mes blagues ou si, au contraire, ça va l’énerver. J’ai encore le goût de ses lèvres sur les miennes, et c’est agréable. Je crois que je suis droguée… Accro aux lèvres de Mathéo. C’est grave. Je lui lance un petit regard craquant. Je le connais, je sais qu’il ne résiste pas à ce regard… Et il faut que je m’enlève les images de Mathéo et de confiture de la tête. J’aurais pas dût commencer à jouer avec la nourriture, ça me donne des idées pas très catholiques et je suis pas en état… Et mon Dieu, c’est moi où il fait chaud dans cette pièce ? Les mains de mon mari sur mes hanches me font frissonner. Je suis collée à lui, et j’adore ça. Je n’ai pas envie de me détacher, je veux juste profiter. Profiter de ce moment, et peut-être du reste de la journée. Et oublier. Oublier la dispute que nous venons d’avoir, oublier les choses horribles que nous avons dîtes. Une de mes mains descend sur son torse, le caressant légèrement à travers sa chemise. Chemise que j’ai envie de lui arracher d’ailleurs. Bordel Atéa, reprends toi ! Arrête d’avoir des pensées pareilles… Je vais lui sauter dessus si ça continue, je ne peux pas rester là, aussi près, sans rien faire. « Je crois que j’en ai encore, regarde bien t’es sûr que t’as tout enlevé ? » souffle Mathéo dans un murmure, les yeux fermés. Je laisse échapper un petit gloussement de rire, puis, taquine, je pose de nouveau mes lèvres sur les siennes, comprenant bien que cette phrase était une invitation à l’embrasser de nouveau. Je le sens mordiller ma lèvre inférieure, ce qui m’arrache un immense frisson. Cet homme me fait un effet incroyable. Puis il me connaît aussi… Il sait que je ne résiste pas au mordillement de lèvres. C’est comme les baisers dans le cou, ce truc, ça me rend littéralement folle, j’adore ça. Il agrippe ma nuque, me rapproche de lui et nos bouches s’heurtent de nouveau. Je m’accroche à lui et ferme les yeux, me laissant emporter par le baiser.
Mon cœur bat la chamade, un peu trop peut-être. J’ai l’impression que Mathéo peut presque le sentir battre tellement. Je sens ses caresses, et sa main s’insérer sous mon chemisier, me provoquant une nouvelle vague de frissons. C’est idiot, je sais que je suis au bord de la crise d’hypoglycémie, que je devrais manger avant de faire quoi que ce soit d’autres, mais je n’arrive pas à m’arrêter. Et si Mathéo ne s’arrête pas non plus, je ne réponds plus de rien. Je suis incapable de calmer mes hormones, de toute façon, elles refusent de m’écouter et n’en font qu’à leur tête. J’ai envie de Mathéo. Je meurs d’envie, je brûle d’envie pour lui. Ma tête m’hurle de m’arrêter si je ne veux pas m’évanouir, mais mon corps et mon cœur refusent d’obéir, répondant aux baisers de Mathéo sans s’arrêter, sans même me laisser reprendre mon souffle. Je sens la main de mon mari commencer à défaire les boutons de mon chemisier. Puis il suspend son geste, s’arrête, recule. Ma tête le remercie, mais mon corps l’insulte. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » Je me mords la lèvre. Dans le fond, je pense comme lui, mais vous avouerez que la frustration, c’est difficile à avaler. Et là, ouais, mon corps est frustré. Même si je sais que c’est plus raisonnable comme cela. Il me lâche complètement et croise les bras, détournant le regard. Eh oh, il pourrait me regarder quand même. Quoi que, s’il est comme moi… Rien qu’en le regardant, j’ai envie de lui sauter dessus. Je passe une main dans mes cheveux et regarde Mathéo, sans penser à refermer mon chemisier à moitié ouvert. « T’imagine même pas à quel point j’ai envie de toi… » Malgré la situation plutôt frustrante, un sourire éclaire mon visage. C’est toujours agréable d’entendre ça. « Mais t’es pas en état Atéa. T’as pas assez mangé, pas assez reposé, imagine que tes vertiges reviennent… On aura tout le temps de le faire plus tard. »
J’hausse un sourcil, et me mords de nouveau les lèvres pour contenir mon sourire malicieux. Je m’avance vers la table où se trouve le plateau, mais m’arrête d’abord face à Mathéo. Je lève les yeux vers lui, le regard taquin, tout en me mordillant les lèvres. « On aura tout le temps de le faire plus tard ? Mh, je te prends aux mots… » je murmure doucement avant d’effleurer ses lèvres. Je le cherche un peu oui, mais je suis frustrée aussi ! Faut bien que j’évacue cette frustration d’une manière ou d’une autre. Sentant que mes vertiges reviennent, je me rassois par terre, face au plateau. Mangeeer ! Non c’est vrai, je meurs de faim. Nous n’avons quasiment rien mangé avec Mathéo hier soir, vu qu’il s’est battu avant la fin du repas… Ce qui fait que je n’ai pas mangé un vrai repas depuis hier midi… Oh non même pas ! Je n’ai pas mangé hier midi, vu que j’étais en train d’interviewer le péquenot à cause de qui toute cette aventure est arrivée. Je n’ai pas mangé depuis hier matin, 7h donc. Ca fait plus de 24h. Pas étonnant que je sois aussi mal, si on ajoute toutes les émotions fortes. « Dépêches toi de finir de manger pour qu’on aille se promener un peu. On va rester ici alors autant visiter le coin. »« A part de la poussières, trois péquenots, de la poussière, du sable, deux ou trois vaches, de la poussière, des cailloux et… de la poussière, tu crois qu’on va trouver quelque chose d’intéressant ? » je marmonne avec un sourire, tout en me servant du jus d’orange. Puis je fronce les sourcils et regarde Mathéo. « Tu vas quand même pas me regarder manger ? J’aime pas ça, puis toi aussi tu dois avoir faim, alors viens. » Il a intérêt à venir, c’est pas tous les jours que j’accepte de partager ma nourriture avec quelqu’un ! Je suis comme Joey dans Friends normalement, je ne partage pas la nourriture. Attendez, la bouffe c’est sacré. Mais là, Mathéo n’a pas beaucoup mangé hier soir non plus, alors je veux bien faire une exception. D’ailleurs, je lui lance mon regard de jedi pour lui faire comprendre que c’est pas négociable et qu’il doit venir poser ses jolies fesses par terre, près de moi. J’attends donc qu’il vienne s’asseoir à côté de moi puis, une fois que c’est fait, je saisis un pain au chocolat et croque dedans. Avant de penser à quelque chose. « Mais… Et ton boulot ? Tu travailles aujourd’hui, de 8h à 21h normalem… » Je m’interromps. Merde. Je viens de dévoiler que je connais son emploi du temps. Oui, oui, je l’avoue, j’ai appris par cœur les horaires de mon mari ! Je sais quels jours il travaille, à quelle heure il commence et à quelle heure il finit. Je sais combien de temps de pause il a chaque jour aussi. Je baisse la tête et reprends un bout de mon pain au chocolat avant de marmonner comme une gamine alors même que Mathéo ne m’a rien demandé : « Oui bah oui, je connais ton emploi du temps. » A force de manger, je commence à me sentir mieux. Je sens que je reprends des couleurs, et la pièce arrête de tourner.
A nous deux, on a vidé le plateau. Il ne reste que les pots de Nutella et de confiture. Arf, voilà que mes idées pas catholiques me reprennent. Non, calme Atéa. Ne lui saute pas dessus tout de suite. Quoi que, un peu de sport après un repas, ça aide à la digestion. Non, stop. Souffle, et calmes tes hormones. Je trempe de nouveau mon doigt dans le Nutella et le lèche avant de me tourner vers mon mari, avec un air de petite fille. « On fait quoi maintenant ? » J’ai l’impression d’être une gamine qu’il faut occuper. Mon portable vibre. C’est la folie des portables aujourd’hui ! Ah, c’est mon boss. Je regarde Mathéo et grimace. « Mon patron. Je dois décrocher, désolée. » Avec un petit sourire d’excuse, je réponds donc au téléphone. « Allô ? »« Neverson ! Mais t’es où bordel ?! Depuis hier je t’attends toi et ton foutu article ! » Il hurle tellement fort dans le téléphone que je l’écarte de mon oreille. Ca fait comme avec Jason tout à l’heure. D’ailleurs, Mathéo a dut entendre le patron gueuler. Parce que même moi, avec le téléphone loin de mon oreille, j’entends clairement mon boss vociférer des mots tels que foutue bonne femme, pas sérieuse, sanctions, répercussions et tout un tas d’autres amabilités. Je fixe patiemment mon portable en tordant ma bouche de gauche à droit puis je profite qu’il reprenne sa respiration entre deux hurlements pour recoller mon téléphone à mon oreille et parler : « Relax Carl, autant d’énervement à votre âge, c’est mauvais, vous risquez de faire un infarctus. »« Tu te crois drôle, Neverson ? »« Ca va, je suis désolée ! J’ai votre article, seulement, ma voiture est tombée en rade au milieu de la route 66, et elle vient tout juste d’être réparée, donc je n’ai pas pût rentrer avant. »« Et tu rentres quand ?! »« Aucune idée. Je ne me sens pas très bien, je viens de faire une crise d’angoisse et d’hypoglycémie à la fois, un truc assez hardcore en fait… »« Et t’es toute seule ?! Mais t’es complètement folle et… »« Non, non, y’a mon mari avec moi. C’est d’ailleurs pour ça que je sais pas quand je rentre, parce que vu comment il me regarde, il a pas l’intention de me laisser conduire tout de suite. » C’est vrai que Mathéo me fixe d’un drôle d’air depuis tout à l’heure, comme si j’allais m’effondrer d’une minute à l’autre. « Ecoutez Carl, si vous avez vraiment besoin de l’article, je peux essayer de vous l’envoyer par mail… Enfin en espérant que y’ai internet dans ce trou paumé. »« Non ça va aller Neverson. Ta santé est plus importante, tout de même. Repose-toi, et ne prends pas la route tant que tu n’es pas en forme. »« Vous êtes un amour Papi Carl ! Ne vous inquiétez pas pour moi, j’ai une surveillance rapprochée. » je lance avec un léger sourire en regardant Mathéo. Je finis par raccrocher.
Je remets mon portable dans mon sac à main et regarde Mathéo avant d’hausser légèrement les épaules. « J’ai un patron caractériel. Il gueule beaucoup, mais il est adorable. » C’est vrai, j’aime beaucoup Carl. Papi Carl, je l’appelle parfois, pour le faire enrager. Du haut de ses 53 ans, c’est quelqu’un de haut en couleur. Et malgré ses coups de gueule, il a toujours fait attention à moi depuis que je suis au journal. Je regarde mon mari puis me lève soudainement. Bon ce n’est pas encore la grande forme, mais c’est mieux qu’avant. J’attrape Mathéo par le bras et le tire pour qu’il se relève mais vu ma force, ça ne sert à rien… En réalité, Mathéo se relève tout seul, et vu que j’étais en train de tirer sur son bras, je me retrouve contre son torse. Aoutch, lui aussi près de moi, c’est une mauvaise idée, je vais perdre le contrôle encore. Je me redresse légèrement. Je n’ai toujours pas reboutonné mon chemisier, mais je n’y pense pas en fait. Je regarde mon mari. « On va visiter ce trou perdu ? Avec un peu de chance, on trouvera quelque chose d’intéressant. J’sais pas moi, y’a peut-être un trésor au milieu de toute cette poussière. » Je regarde Mathéo et croise les mains derrière mon dos, me pinçant les lèvres, tout en attendant une réponse. Je dois ressembler à une gamine à cet instant mais je m’en fiche. J’attends. Que Mathéo me dise où on va. Ou qu’il m’embrasse, tiens ! Non Atéa, ne recommence pas avec des pensées pareilles. Je suis juste en face de Mathéo, les bras dans le dos. Je ne le touche pas, mais nos corps se frôlent. Doucement, je lève les yeux vers lui, attendant une réponse.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
Si tu venais faire un tour dans mon espoir, tu verrais comme on est beau.
J'étais assez content de voir qu'elle approuvait ma décision. J'avais atrocement envie d'elle et il m'a fallu détourner mon regard de son visage pour pouvoir reprendre mes esprits. C'est fou l'effet qu'elle me faisait. Lorsque je posais mes yeux sur elle, j'avais l'impression de batifoler, de ne plus être moi même et surtout, de plus arriver à contrôler mes hormones qui d'ailleurs étaient en folie ces derniers temps. Tout ça, c'est l'effet Atéa et attention, c'est contagieux ! « On aura tout le temps de le faire plus tard ? Mh, je te prends aux mots… » Elle me lance ce regard qui me fait craquer... Mais comment elle veut que je tienne ? En plus, ses lèvres viennent doucement effleurer les miennes. Mon coeur commence à battre plus vite que la normale, elle m'attire, m'excite, je l'a veux tellement... « Arrêtes. Tu veux que je te saute dessus ? » Dis-je avec une pointe d'amusement. C'est la première fois que je lui parle aussi ouvertement, aussi sincérement.
« Tu vas quand même pas me regarder manger ? J’aime pas ça, puis toi aussi tu dois avoir faim, alors viens. » Elle m'invite à m'asseoir à ses côtés et je ne me fis pas prier. J'en avait marre d'entre les grognements de mon ventre, ça devenait insupportable. Surtout qu'hier soir, on avait pratiquement rien mangé vu le gros bordel qu'il y a eut. Gros bordel foutu par moi et l'autre abrutit, ce qui fait qu'on nous a mit dehors. Et puis, il l'avait bien cherché aussi, draguer ma femme sous mon nez ! Et puis quoi encore ?! J'avoue que nous sommes en très mauvais terme d'ordinaire mais ça reste ma femme ! C'est une question d'honneur ! 'fin là, c'était surtout une question d'amour aussi vu que je ne voulais pas qu'un autre homme envisage de faire quoi que ce soit avec elle mais... Raah, faut que je me sorte ces idées de la tête ! J'veux pas avoir des images comme ça dans le cran.. Vider la tête, oui. Je m'installe à ses côtés et prend un tronche de pain sur lequel j'étale un peu de confiture. « Mais… Et ton boulot ? Tu travailles aujourd’hui, de 8h à 21h normalem… » C'est vrai qu'aujourd'hui je devais bosser de 8h jusqu'à 21h mais... Comment est-ce qu'elle le savait ? J'ai toujours pensé qu'elle s'en foutait de moi et de tout ce que je pouvais faire. D'ailleurs, la plupart du temps, quand je rentrais tôt à la maison, elle n'y était pas. Et puis souvent, je rentre tard aussi. Parce qu'après une dure journée de boulot, il fallait bien passer au bar de Carter pour se détendre et prendre quelques verres. On avait chacun notre façon de s'amuser. Il est vrai que j'évitais assez mon chez moi, pour ne pas la croiser et ne pas se disputer, après une dure journée à courire partout à l'hôpital je peux vous dire que c'est vraiment lourd. Bref, là le sujet c'est le fait qu'elle connaisse mon emplois du temps. Donc toute les fois où je lui mentais sur mes horrairs, en faite, elle le savait ?! Ca me touche au fond. Evidemment que ça me touche ! Ca montre que contre toute attente, elle s'interesse un minimum à moi et à ma vie. « Oui bah oui, je connais ton emploi du temps.» J'affiche un sourire en coin. Je ne lui demandais pas d'explications, pourtant, elle se sentait obligé de se justifier, chose qui me toucha encore plus. Elle était trop choue comme ça, j'avais envie de la croquer ! Ne pense pas à ça Mathéo, pas maintenant, concentre toi sur la nourriture. « Oui, je devrais finir à 21h mais...ils devront se débrouiller sans moi aujourd'hui. On va passer la journée ici, tu vas te reposer et demain quand tu seras en pleine forme on pourra rentrer. »
Je lui affiche un petit sourire pour lui montrer que je suis là et que j'y compte y rester. Je n'allais pas l'abandonner dans ce trou paumé, à trois heures de Pasadena alors qu'elle ne se sont pas bien. Je sais que je suis un mauvais mari, mais il ne faut pas abuser non plus. On continue à manger en silence, cette fois. Peut-être parce que nos ventres n'en pouvaient plus et qu'ils avaient besoin d'être nourris à tout prix. Et puis, après toutes les confidences que nous venions de nous faire, il valait mieux se taire pour l'instant. Histoire de ne pas dire une phrase ou même un mot, qui pourrait tout gâcher. A présent, le plateau était casiment vide et le silence devenait presque lourd, il fallait absolument dire un truc et vite. « On fait quoi maintenant ? » Merci Atéa ! Bien que je n'avais aucune idée de ce que nous allions bien pouvoir faire. J'entends une sonnerie, le téléphone me sauve ! Même si ce n'était paas le mien qui sonnait. C'est la fête du téléphone ce matin ou quoi ?! Ils n'arrêtaient pas de sonner. « Mon patron. Je dois décrocher, désolée. »« Vas y décroche. » Lançais-je dans un soupire. Ouais, on pouvait pas être tranquil, il fallait que notre moment soit gâché! C'est son boulot, elle y tient, je comprend qu'elle décroche. « Relax Carl, autant d’énervement à votre âge, c’est mauvais, vous risquez de faire un infarctus. » Elle décolle le téléphone de son oreille et je l'entends crier. Ca a fait comme pour Jason ce matin. Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à se plaigner comme ça de bon matin ? Je jette un petit coup d'oeil à l'heure : midi passé. Ah ouais quand même j'écoute pratiquement plus ce qu'elle dit, elle explique sans doute à son patron pourquoi son article met autant de temps à arriver. Son patron, Carl Anderson, 53 ans et rédacteur en chef de l'agence où travaille Atéa. C'est un homme sérieux, qui s'impose et qui sait se faire respecter. Comment je sais tout ça.. ?! Ben euh.. je me suis peut-être un peu renseigné sur lui. Bon j'avoue, j'ai peut-être demandé à l'avocat de mo père de faire une mini enquête sur lui mais je vous rassure c'était une mini enquête. J'avais juste peur que ma femme tombe sur un psychopate ou sur un type dérangé. Sur un vieux pervers qui aurait pour seul but de la mettre dans son lit ! Vous pigez le truc, maintenant ? J'avais peur pour elle, c'est tout. Je ne voulais pas qu'elle travaille avec n'importe qui. Puis, mon père a de très bons contacts alors... autant en profiter non ?! C'est pas comme si j'avais pris rendez-vous juste pour voir à quoi il ressemble et s'il avait une tête de pervers... Bon ok, j'ai peut-être fait ça aussi. Mais c'est Atéa, c'est mon trésor, ma vie toute entiére. Je ne m'en remettrais jamais s'il lui arrivait un truc.. Evidemment, l'entretien est resté top secret entre son patron et moi. Je voulais pas qu'Atéa sache que j'en faisais autant. Elle me prenderait pour un parano. Ce que je suis un peu, certes, mais fallait pas qu'elle le sache et puis c'est tout. « J’ai un patron caractériel. Il gueule beaucoup, mais il est adorable. »« Il crie beaucoup en tout cas. C'est sympas de travailler avec lui ? »
C'est la première fois qu'on se comporte comme un couple normale et que j'essaye d'en savoir un peu plus sur elle, sur son boulot, sur son quotidien. D'habitude, je ne lui pose même pas de questions pour lui montrer que ça m'est égale alors que c'est complétement faux. Ca me faisait un bien fou de partager un moment pareil avec elle. Ca me donnait de l'espoir, me permettait de croire qu'on pouvait se supporter et donc pourquoi pas, construire quelque chose. Je me lève puis Atéa fait de même. Elle se lève beaucoup trop brusquement à mon goût et je sens qu'elle est un peu étourdie. Je pose alors mes mains sur ses bras comme pour tenter de la retenir de tomber. Ainsi, mon regard avait une vue imprenable sur son chemisier, encore ouvert. Et avec la vue que j'avais... L'envie de recommencer à l'embrasser survint immédiatement. Je... il faut que je me contrôle, ce n'est pas possible sinon. Je... « On va visiter ce trou perdu ? Avec un peu de chance, on trouvera quelque chose d’intéressant. J’sais pas moi, y’a peut-être un trésor au milieu de toute cette poussière. » Ses paroles me font sortir de ma rêverie, heureusement. Je relève ma tête vers elle « Je crois qu'il y a un village pas loin. On a qu'à aller là bas. » Je lui souris, tandis qu'une de mes mains se positionnèrent sur son chemisier afin de boutonner les derniers boutons de son chemisier encore ouvert. Elle était toujours debout, les bras dans le dos. Elle m'afficha un sourire puis nous nous décidâmes à sortir de la chambre. Après avoir ramassé mon portable qui trainait sur le lit ainsi que les clefs de ma voiture, je sortis de la chambre, en claquant la porte derrière moi. « Comment tu te sens ? » Demandais-je pendant qu'on descendait les escaliers. Oui, j'étais toujours inquiét. Surtout qu'il s'agissait d'une crise d'angoisse, elle s'était sentie trop mal d'un coup, elle avait trop pleuré alors que son ventre était vide... Tout ça par ma faute.
On sort alors de l'hôtel puis on se dirige vers ma voiture. On en a que pour dix minutes de routes pour atteindre le village d'à côté. On pourra se promener, visiter un peu et en fin de journée retourner à la hôtel. Je me voyais mal passer toute la journée au môtel, au bout d'un moment, on allait finir par être gêné et ne plus rien trouver à se dire. Et puis sérieusement, qu'est-ce qu'on pourrait faire à rester enfermés dans une chambre toute une journée ? Jouer au monopoly peut-être ? Atéa entre dans la voiture, puis je fais de même. « On en a pour à peu prés dix minutes de route. » Je lui souris puis attache ma ceinture avant de démarrer la voiture. Rapidement, un silence s'installe entre nous. Wahou, déjà ? Le trajet allait être long dans ce cas. J'allume alors le post radio et.. « Last Friday night We went streaking in the park... » Les paroles sont sortis tout seul... Mais le pire, c'est qu'on s'est mis à chanter en même temps. Je tourne ma tête vers elle, on se regarde dans les yeux et... on éclate de rire. Cette chanson nous rappelait tellement de souvenirs. On l'écoutait en boucle quand on était jeune et comme par hasard, il a fallu que je tombe dessus en allumant la radio. Finalement; le hasard faisait peut-être bien les choses.
Dernière édition par A. Mathéo McCorner le Ven 24 Fév - 14:11, édité 1 fois
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
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→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Jeu 23 Fév - 2:21
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
« Il crie beaucoup en tout cas. C’est sympas de travailler avec lui ? »« Quand il ne m’hurle pas dessus ou ne me traite pas d’emmerdeuse, oui. C’est vraiment un homme bien, et puis il est très attentif. Il repère directement dès qu’un de ses employés va mal, et il vient pour essayer de savoir ce qui ne va pas et remonter le moral. C’est un ours en peluche, il grogne beaucoup, mais il est tellement gentil dans le fond. C’est un peu comme mon un père pour moi. Quand j’ai besoin de conseils, c’est lui que je vais trouver. » J’aime énormément Carl. C’est un peu comme un second père pour moi. Combien d’heures j’ai passé dans son bureau, à lui parler de moi, de ma vie, de Mathéo, de Calypso, d’Aspen… Parfois, je reste au bureau jusqu’à 23h30 avec lui, et nous discutons de tout et de rien. Il aime bien me faire chier, passe son temps à m’appeler Neverson ou l’emmerdeuse. Gamine aussi des fois. Mais dans le fond, c’est un peu mon père de cœur. A défaut d’avoir un père aimant, j’ai un patron qui remplit ce rôle. Ca remplace mon connard de géniteur. Tout en parlant, je me rends compte que c’est la première fois que je parle de mon travail à Mathéo. C’est vrai, je ne lui raconte jamais mes journées, je ne lui ai jamais parlé de la relation père/fille de cœur que j’entretiens avec Carl, jamais parlé de mes collègues, du fait que je bosse avec des fous furieux qui se mettent parfois à faire des chorégraphies improvisées debout sur les bureaux jusqu’à ce que Carl arrive en gueulant que nous sommes dans un journal et pas dans une garderie pour mômes. Non jamais. Et aujourd’hui, je me rends compte que j’aimerais qu’il sache tout cela, j’aimerais lui en parler. Pouvoir discuter tranquillement avec lui en rentrant du travail, lui raconter ma journée. Des choses qu’un couple normal ferait… Mais pas nous. Je ne dis pas que je veux tomber dans la routine, non. Je veux juste un peu de normalité parfois, arrêter cette guerre et ces disputes. Comme en ce moment, par exemple. Nous sommes normaux, et ça me fait un bien fou. Je veux y croire, je veux croire qu’on peut, peut-être, retrouver un semblant de complicité avec Mathéo, construire quelque chose.
« On va visiter ce trou perdu ? Avec un peu de chance, on trouvera quelque chose d’intéressant. J’sais pas moi, y’a peut-être un trésor au milieu de toute cette poussière. » Mathéo remonte les yeux vers mon visage. Attendez, je rêve ou il était en train de mater ma poitrine ?! Il… Merde, j’ai pas refermé mon chemisier. Pas étonnant ! « Je crois qu’il y a un village pas loin. On a qu’à aller là-bas. » répond t’il tout en reboutonnant mon chemisier. Je me mordille légèrement la lèvre inférieure, ses mains effleurent ma poitrine et pour quelqu’un qui, comme moi, a les hormones en folie en ce moment, croyez-moi, rien que ça, c’est excitant. Pitié, qu’il finisse vite de reboutonner, sinon je vais me jeter sur ses lèvres. Heureusement pour moi, il a fini. Un peu plus, et j’allais mourir. Je ramasse mon sac à main et sors de la chambre, suivie par Mathéo. « Comment tu te sens ? » Je tourne légèrement la tête vers lui et lui sourit doucement. « Je vais bien Mathéo. Peut-être un peu moins… pétillante que d’habitude, mais ça va. » Je lui lance un deuxième sourire rassurant. Je me sens mieux, c’est vrai. Ma crise est passé, en partie parce que Mathéo a pris soins de moi. C’est vrai, il aurait pût me lancer sur le bord de la route, mais non. Il est là, à côté de moi. A s’inquiéter. Et je trouve ça terriblement adorable. Finalement, on sort du motel. Le réceptionniste a bien tenté de me dire quelque chose, mais je crois que le regard brusquement noir de mon mari l’a dissuadé. Arrivé près de la voiture de Mathéo, j’entre et m’installe. Wow. Première fois en trois ans que je me retrouve dans la voiture de mon mari… Enfin non, y’a eu hier, aussi, quand il est venu me récupérer sur la route 66 mais j’y suis montée parce que je n’avais pas le choix. Là, j’y suis de mon plein gré, c’est différent. C’est bizarre. Mais agréable. J’esquisse un petit sourire sans raison. C’est plus fort que moi. « On en a pour à peu près dix minutes de route. » Je tends un bras devant moi. « Allez, en avant, chauffeur ! » je lâche avec un petit rire. Je me fais rire toute seule, de nouveau.
Le silence retombe. Il faut dire qu’on a pas l’habitude de se comporter comme ça, alors dès que nous ne disons plus rien, ça devient presque gênant. Heureusement, Mathéo a le réflexe d’allumer la radio. « Last Friday night…we went streaking in the park ! » Les paroles sont sorties malgré moi, cette chanson a bercé mon adolescence… et celle de Mathéo. Ce qui explique sûrement pourquoi nous venons de chanter en même temps. Je jette un regard à mon mari, me mords les lèvres pour contenir un sourire puis rigole soudainement. Je ne crois pas aux signes –seulement aux canards- mais là, je dois avouer que c’est un heureux hasard. Combien de fois nous avons écouté cette chanson avec Mathéo lorsque nous étions jeunes… Il faut dire qu’à l’époque, ça résumait plutôt pas mal nos vendredis soirs. Je commence à battre la mesure sur la boîte à gant. Ah, il ne faut pas me mettre de la musique à moi, j’ai le rythme dans la peau, il m’en faut pas pour commencer à danser ou chanter. Le refrain recommence et je me remets à chantonner : « Last Friday night, yeah, we dance on table tops ! and we took too many shots, think we kiss but i forgot ! » Je suis une vraie rock star, yeah ! Ca me fait du bien de m’éloigner comme ça du quotidien, et ça me fait encore plus de bien d’être ici avec Mathéo. Finalement, je bénis ma voiture d’être tombée en panne. On finit par arriver au village voisin, après que j’ai chanté Last Friday night et I will survive, ainsi que le début We found love. Pauvre Mathéo, je viens de lui faire un concert improvisé dans sa voiture. Il se gare doucement dans un coin et je sors de la voiture, regardant autour de moi. « Bien, c’est déjà moins paumé que l’autre trou du cul du monde ! Oh ! Un magasin de bric à brac ! » C’est peut-être con, mais j’adore ce genre de magasins, y’a toujours des trucs rigolos. J’attends que Mathéo ferme sa voiture à clefs puis je poste devant lui avec une petite moue suppliante. « On peut aller au magasin de bric à brac ? Dis oui ! S’il te plaît, s’il te plaît ! » je supplie en sautillant comme une gamine devant lui. Je le vois hocher la tête avec un sourire en coin. « YES ! » je crie en faisant le V de la victoire avec mes bras. Conteeeente ! Oui, il en faut peu pour me satisfaire. Avec un sourire, et machinalement, je saisis Mathéo par la main et le tire jusqu’à ma boutique, où se trouve tous un tas de trucs. « C’est la caverne d’Ali Baba ici ! » Va falloir que Mathéo m’empêche d’acheter tout ce que je vois… J’adore acheter tout un tas de trucs inutiles, qui ne me serviront jamais à rien. J’en entrepose pleins dans ma chambre, il va falloir que je fasse le tri d’ailleurs.
Je me saisis soudain d’un chapeau. Vous savez, ce genre de petit chapeau ridicule généralement rouge et jaune avec une hélice sur le dessus ? Voilà ça. Je le prends donc puis, me tournant vers mon mari, je lui mets sur la tête avec un regard taquin. Je recule d’un pas pour le contempler et met une main devant ma bouche pour cacher mon sourire. Mais c’est plus fort que moi et je finis par rire aux éclats. « C’est fou le sex appeal que te donne ce chapeau ! » Ce magasin vend vraiment de tout. Des objets, des vêtements… Des sous-vêtements ! OH MON DIEU ! Mais cet ensemble est magnifique ! Penchant la tête sur le côté, je m’approche donc. C’est un truc tout simple, un soutien-gorge et un boxer rouge et noir, mais il y a un peu de dentelle qui rend le tout super joli. Non Atéa ! Tu as assez de sous-vêtements comme ça, ce n’est pas le moment de craquer. Oui, mais en même temps, on va passer une nuit de plus ici avec Mathéo apparemment, alors il faut bien des vêtements de rechange ! C’est hors de question que je garde le même string trois jours de suite. « Si on reste, faudrait peut-être acheter de quoi se changer, non ? » je lance en direction de Mathéo, comme pour justifier le fait que OUI, je vais acheter cet ensemble. Hors de question que je passe à côté ! En plus, c’est pile poil ma taille, alors. C’est un signe, encore. Bon le soutif’ sera peut-être un peu trop grand mais c’est pas grave… J’ai une petite poitrine, je l’assume. Ou pas. Je saisis donc le cintre sur lequel se trouve l’ensemble et continue de farfouiller dans le magasin avec bonne humeur. Je déniche soudain une vieille boîte à musique. C’est bizarre, elle me dit quelque chose. En l’ouvrant et en écoutant la musique douce qui en sort, je me rappelle. On avait la même avec Calypso. Je sais que ce n’est pas la nôtre, parce que la nôtre est quelque part dans mon grenier mais nous avions exactement la même… Calypso avait pris l’habitude de me chantonner la chanson quand je me sentais mal. Depuis sa mort, je n’ai jamais rouvert la boîte à musique, ni réentendue cette mélodie. Je n’en avais pas le courage. Et là… Je me fige sur place, le regard fixé sur la boîte. « Atéa ? » Je tourne la tête et remarque Mathéo à mes côtés, qui me lance un regard inquiet. Je dois avoir pâli soudainement. Je me racle la gorge et tente de chasser la nostalgie qui m’envahit soudain. « Je… C’est juste cette boîte à musique qui me rappelle… Calypso… » je lâche dans un murmure en refermant brusquement la petite boîte pour faire cesser cette mélodie qui me torture et me rappelle que ma sœur ne sera plus jamais là pour me la chanter. Je vois le regard interrogateur de Mathéo. C’est vrai… Je ne lui ai jamais parlé de Calypso.
« Désolée, j’ai oublié que je ne t’ai jamais dit qui est Calypso… » Il m’a bien confié le fait d’être adopté, je peux bien lui parler de ma sœur. Je regarde autour de moi quelques secondes, il n’y a personne dans le magasin, le vendeur doit être dans l’arrière-boutique. Je reporte mon regard sur mon mari et inspire un coup avant de parler : « Il y a une chose que tu dois savoir sur moi, Mathéo, c’est que… Quand je suis venue au monde, je ne suis pas venue seule. Quelques minutes avant moi, Calypso est née. Ma jumelle. T’as déjà dût entendre parler de ce lien entre jumeaux ? Tu sais, la sensation d’être littéralement connecté à l’autre, de ressentir tout ce qu’il ressent, de savoir s’il va bien ou non, de pouvoir deviner ses pensées. Et bien Calypso et moi, c’était ça. Mon sosie crachée, personne n’était capable de nous reconnaître et on faisait les 400 coups ensemble, avec Aspen. Calypso, c’était mon âme sœur, la moitié de moi-même. » Je m’interromps quelques secondes. Peu de personnes savent pour Calypso. A part mes parents, Aspen et peut-être un ou deux amis proches, je n’en ai jamais parlé. Parce que c’est dur pour moi. Mais aujourd’hui, j’en ai envie. J’en ai besoin. Jouant avec les sous-vêtements que j’ai dans les mains, je reporte mon regard sur Mathéo et continue : « Et si tu n’as jamais vu Calypso, ou si je ne t’ai jamais parlé d’elle… C’est parce qu’elle est… Morte. » Le dernier mot a eu du mal à sortir. Le prononcer me renvois toujours la sordide réalité dans la figure. « On avait 13 ans. On les avait eu y’a pas longtemps d’ailleurs. Et puis, d’un coup, sans savoir pourquoi, cet après-midi-là, j’ai eu brusquement mal à la tête, comme si je venais de me cogner et de m’exploser le crâne. Je peux pas te décrire la douleur, c’est… Indescriptible. Après ça, j’ai eu froid, terriblement froid et l’impression d’étouffer. J’ai même pas mis une seconde avant de comprendre que c’était Calypso qui avait un problème et pas moi. Alors je l’ai cherché. Dans toute ma maison, j’ai fouillé de fond en comble pour tenter de trouver ma sœur, en vain. C’est quand je suis sortie et que je me suis approchée du lac qui se trouvait derrière notre maison que je l’ai vu… » Je ferme les yeux mais continue de parler : « Il s’avère qu’elle a voulu grimper à l’arbre près du lac. Elle a glissé, sa tête a violemment heurté une branche, l’assommant probablement à moitié et… Elle a atterri dans le lac. Et s’est noyée. C’est moi qui l’ai sorti de l’eau. » Je rouvre les yeux. Je dois les avoir brillant de larmes. « J’ai même pas eu besoin d’attendre les secours pour savoir qu’elle était morte. Je le sentais. Je le sentais parce qu’au moment où elle est morte, j’ai senti la moitié de moi-même mourir aussi. Mon premier réflexe, après avoir sorti ma sœur du lac, a été d’aller voir Aspen. J’ai été me jeter dans les bras de ma meilleure amie, et j’ai pleuré, j’ai pleuré comme je n’avais jamais pleuré, comme je ne pleurerais sûrement plus jamais. J’ai pleuré en continu pendant 4h Mathéo, et Aspen est restée là, à me tenir dans ses bras, sans rien dire, juste à me consoler. Elle m’a gardé contre elle jusqu’à ce que je m’endorme, et pendant les jours et les semaines et les mois qui ont suivi, elle ne m’a pas lâché. Et heureusement qu’elle était là, parce que sinon j’aurais tout abandonné. » Il est vrai que si je ne me suis pas tirée une balle suite à la mort de Calypso, c’est grâce et seulement grâce à Aspen.
J’inspire de nouveau et hausse les épaules avec un petit sourire triste. « C’est à partir de ce jour que mes parents ont changé. Ils ont commencé à s’éloigner de moi, parce que je leur rappelais trop Calypso, normal vu qu’on se ressemblait en tout point physiquement. Question caractère, c’était autre chose. Ils sont devenus les gens que tu connais aujourd’hui, distants, froids. Menaçant la seule fille qui leur reste. Je m’y suis faite, mais des fois… J’ai l’impression qu’ils auraient voulu que ce soit moi qui meurt à la place de ma sœur. Et c’est à partir de ce jour que j’ai décidé de créer cette espèce de carapace autour de moi. » Je repose mon regard sur la boîte à musique et me mords la lèvre. « On avait la même boîte à musique avec Calypso. Elle doit traîner quelque part au grenier, je n’ai jamais eu le courage de la ressortir, parce que ça fait trop mal. Caly’ avait pris l’habitude de me fredonner cette chanson dès que je me sentais triste. La réentendre aujourd’hui après 11 ans sans ma sœur, ça… fait mal. » Je m’arrête enfin de parler. Un petit silence s'installe. Waouh ! Bravo Atéa, tu viens de pourrir l’ambiance en cinq minutes chrono. Je me racle la gorge. « Désolée. Il fallait que j’en parle, si j’avais gardé ça pour moi, j’aurais été mal le reste de la journée alors que maintenant… C’est dit. » J’attends quelques secondes, le temps de retrouver totalement mes esprits, puis lance un sourire à Mathéo. Un sourire sincère, un sourire rassurant. Pour lui prouver que je vais bien, que tout va bien. Que j’avais juste besoin d’en parler, et que maintenant, c’est bon. Pas besoin d’en faire une histoire… Je voulais juste qu’il sache. Je m’éloigne de la boîte à musique et recommence à fureter dans le magasin. Tiens, c’est quoi ça là-haut ? Un livre ? Pourquoi ils mettent les trucs aussi hauts !? Ils pourraient penser aux gens de petite taille, comme moi, merde ! Je sautille sur place, tente d’attraper ce fichu livre. Ah ! Je l’ai et… Argh ! Au secours ! A l’aide ! En attrapant le livre, j’ai entraîné avec tout ce qui se trouvait sur l’étagère du haut. Tout me tombe dessus, et je me retrouve le cul par terre, à moitié ensevelie sous une montagne de bric à brac. Je tousse légèrement et marmonne tout un tas d’insultes dans ma barbe. Tournant la tête, j’aperçois Mathéo qui arrive dans ma direction, certainement alerté par le vacarme. J’ouvre la bouche pour lui dire quelque chose quand une balle rebondissante –qui devait encore se trouver en haut- m’atterris soudainement sur le haut du crâne. « Aïe ! Mathéo, on m’attaque ! » je râle en me frottant la tête. En cinq secondes, je viens de foutre le bordel dans le magasin. Je repousse les objets qui m’encombrent et me relève, époussetant ma jupe. « Viens, on s’en va avant que le monsieur voit le bazar que j’ai mis ! » je chuchote avec un petit rire. L’air de rien, je me dirige donc vers la caisse. Oh tiens, un boxer ! La taille de Mathéo en plus. Allez hop ! Je le prends. Quoi ? Je ne vais pas laisser mon mari avec un boxer sale. Au passage, je me saisis aussi d’une jupe noire et d’un chemisier rouge que je trouve jolis. J’en ai marre de porter la même chose depuis hier. Arrivée à la caisse, je paye. Une fois cela fait, j’entraîne Mathéo dehors. Une fois à sa voiture, je me tourne vers lui. Je fouille dans le sac de mes achats et en sors le boxer avec un grand sourire. « Tiens ! Je pense que toi aussi, t’es pas trop ravi de porter le même sous-vêtement deux jours de suite. » je lâche avec un léger sourire. Puis j’observe la rue. Déserte. Il n’y a personne. Je repose donc mon regard sur Mathéo. « Tu veux bien ouvrir la voiture ? Faut que je me change. » Oui oui, j’ai bien l’intention de me changer. Maintenant ! Enfin quand Mathéo m’aura ouvert la voiture. Je vais pas me mettre à poil au milieu de la route non plus.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
« Quand il ne m’hurle pas dessus ou ne me traite pas d’emmerdeuse, oui. C’est vraiment un homme bien, et puis il est très attentif. Il repère directement dès qu’un de ses employés va mal, et il vient pour essayer de savoir ce qui ne va pas et remonter le moral. C’est un ours en peluche, il grogne beaucoup, mais il est tellement gentil dans le fond. C’est un peu comme mon un père pour moi. Quand j’ai besoin de conseils, c’est lui que je vais trouver. » « Ca doit être sympas de travailler avec lui, alors. C'est cool. Vous devez avoir une bonne ambiance au boulot.» C'est la première fois qu'on parle de son boulot et on a jamais vraiment parlé du mien. On était pas un couple ordinaire et à vrai dire, c'est ce que j'enviais le plus : une vie normale. Il y a des jours où j'ai envie de rentrer à la maison et trouver devant moi ma femme souriante, avec lequel je pourrais prendre un bon repars. On se raconterait nos journées, comme un couple normale, elle me racontera les gens qu'elle aura interviewé et je lui parlerais des patients que j'ai soigné... J'avoue que ce serait un peu banale mais des fois, après de dures journées, j'ai envie de soirées comme ça. Et je ne pensais pas que ça puisse arriver un jour avec Atéa. Je n'ai jamais imaginé jusqu'où cette situation nous ménerait mais je n'ai jamais pensé au fait qu'un jour, on finisse par se comporter comme deux personnes normales. Evidemment ça me réchauffait le coeur, parce que ça faisait revivre ma petite lueure d'espoir et me peremettait de croire qu'un jour il puisse y avoir un nous. Il n'y aura plus d'Atéa, ni de Mathéo, il y aura un nous. Bien sûr, je me rendais compte qu'on était très loin de tout ça, mais ça me chauffait le coeur de savoir qu'on pouvait rester ensemble et juste... parler. Pas crier, pas s'insulter, juste... parler. Ca me faisait du bien, ça m'aipaisait, vraiment. Et puis, j'étais surtout ravi que tout se passe bien de son côté. Je suis content de savoir que son patron est là pour elle, il avait d'ailleurs été très compréhensif lorsque je l'avais rencontré. Elle a dit qu'il arrivait à savoir quand un de ses employés allait mal et qu'il lui donnait de bons conseils. Est-ce que ça veut dire qu'elle lui parlait de moi et de nos problèmes ? Est-ce qu'elle se confiait à lui ? Au final, ça n'avait pas d'importance à mes yeux. Moi, j'ai préféré ne pas en parler au boulot, histoire de ne pas me prendre la tête.
« Last Friday night, yeah, we dance on table tops ! and we took too many shots, think we kiss but i forgot ! » On avait chanté en même temps et ça m'a fait tout bizarre. La dernière fois qu'Atéa et moi étions synchro de la sorte c'était... à notre adolescence. La chanson qui a bercé mon adolescence et donc forcément, celle d'Atéa. Parce que de 17 à 19 ans, Atéa et moi étions inséparables, vraiment. Là où j'étais, il y avait Atéa etlà où il y avait Atéa, j'y étais. Au final, on était pas un simple plan cul l'un pour l'autre, on était devenus beaucoup plus que ça, de vrais sentiments se sont immiscés entre nous, des sentiments que nous ne sommes jamais arrivés à nous avouer, c'est six ans plus tard, aujourd'hui donc, que la vérité a enfin refait surface. Une fois lancée, on ne pouvait plus arrêter Atéa. Elle réussit à m'arracher encore un petit rire. Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle a réussit à s'infiltrer dans ma carapace de froideur. La carapace que je m'étais contruit pour me protéger d'elle et des sentiments que j'avais à son égard. Elle était trop forte. Puis, ce n'était pas désagrable de l'entendre chanter, loin de là. Au finale, on avait eut une bonne ambiance dans la voiture, après Last friday night, j'ai eut droit à I will survive mais elle n'eut pas le temps de finir We found love, dommage, j'adorais cette chanson. Ma femme était une vraie chanteuse, et je n'étais même pas au courant. Je suis marié à une rock star ! Elle n'eut pas le temps de finir We found love parce qu'on voyait djà des petites maisons défilaient de part et d'autre, on était arrivé au village. « Bien, c’est déjà moins paumé que l’autre trou du cul du monde ! Oh ! Un magasin de bric à brac ! On peut aller au magasin de bric à brac ? Dis oui ! S’il te plaît, s’il te plaît ! » Elle prenait un air de petite fille qui me faisait craquer. Non mais sérieusement, comme vous voulez que je résiste à ça ? En plus, ce genre de magasins étaient plutôt amusant parce qu'on pouvait trouver de tout et n'importe quoi dedans. Des choses rigolotes ou d'autre qu'on ne pensait pas que ça pouvait exister. Je tourne ma tête vers elle, un petit sourire en coin puis hoche la tête en signe de réponse. Réponse positive, évidemment. « YES ! » Dit-elle presque en sautant de joie. J'avais oublié ce côté d'Atéa que j'aimais assez. C'est son côté un peu gamine qui ressortait de temps en temps et qui avait décidé de revenir aujourd'hui. J'allais passer une bonne journée.
On sortit de la voiture, et j'eus à peine le temps de claquer la porte qu'elle s'empara de ma main, m'entrainant au magasin avec elle. Elle était impatiente, la petite. Ce qui me fit sourire d'ailleurs. Entrés à l'intérieure, je vis ses yeux s'équarquillés. Elle ressemblait à un enfant qui dévouvrait ses cadeaux le matin de Noel. Elle était tout simplement émerveillé. Je posais une de ses mains en bas de son dos, et je continuais de marcher à ses côtés avant qu'elle ne me pose un de ces chapeaux super bizarre sur la tête « C’est fou le sex appeal que te donne ce chapeau ! » Je me tourne vers le miroire et je crois que mes yeux ont envie de s'enfuire de mon visage tellement ils sortent. « Je trouve aussi » On se regarde et puis on éclate de rire, là on était obligé de rigoler. Vous auriez vu ma tête... Après notre fou rire, je repose le châpeau à sa place et on continue à regarder. Il y avait vraiment tout et n'importe quoi, entre les chapeaux, perruques, cadres, souvenirs, tee-shirts et « Si on reste, faudrait peut-être acheter de quoi se changer, non ? » et sous-vêtements aussi apparemment. Mes yeux se posent immédiatement sur ce qu'Atéa a dans les mains. Wahou. C'est un ensemble juste super jolie, super mignon, super sexy ! Mais le truc, c'est que moi maintenant je suis entrain de m'imaginer Atéa portant cet ensemble. Gosh, c'est moi où la température de la piéce vient de monter d'un coup là... ? Je n'ai même pas le courage de cigner des yeux, de peur que l'image d'Atéa portant ça, me saute aux yeux. Allez, respire mon petit Mathéo, tu l'as déjà vu en sous-vêtements ce matin et nue toute la nuit... Ce n'est qu'un ensemble de plus. Elle continue son chemin dans l'allée, moi derrière elle puis... s'arrête soudainement, sans que je comprenne pourquoi. Elle tend sa main et s'empare d'un boîte de musique qu'elle ouvre avec la plus grande délicatesse. Elle l'ouvre tout doucement et on commence à entendre une douce mélodie. Je me reconcentre alors sur Atéa, qui s'est comme qui dirait figée sur place. Elle ne bouge plus, ne cligne même pas des yeux... « Atéa ? » « Je… C’est juste cette boîte à musique qui me rappelle… Calypso… » Calypso, c'est qui ça Calypso ? Je ne connais personne de ce nom là et je... Mais Atéa oui, semble connaître et bien connaître aussi. Je fronce les sourcils, qu'est-ce qui se passe ? « Désolée, j’ai oublié que je ne t’ai jamais dit qui est Calypso… »
Un peu oui, surtout que je n'avais aucune idée de qui cette fille pouvait être. Une soeur, une cousine ? Je me tournais cette fois vers Atéa, histoire de bien être en face d'elle et écouter le récit qu'elle s'apprêtait à me faire « Il y a une chose que tu dois savoir sur moi, Mathéo, c’est que… Quand je suis venue au monde, je ne suis pas venue seule. Quelques minutes avant moi, Calypso est née. Ma jumelle. » Une jumelle ? Une.. deuxième Atéa ? Mais comment ça se fait que je ne l'ai jamais vu dans ce cas ? « T’as déjà dût entendre parler de ce lien entre jumeaux ? Tu sais, la sensation d’être littéralement connecté à l’autre, de ressentir tout ce qu’il ressent, de savoir s’il va bien ou non, de pouvoir deviner ses pensées. Et bien Calypso et moi, c’était ça. Mon sosie crachée, personne n’était capable de nous reconnaître et on faisait les 400 coups ensemble, avec Aspen. Calypso, c’était mon âme sœur, la moitié de moi-même. » J'arque un sourcil. Son âme soeur et la moitié d'elle-même ? Mais que s'est-il donc passé pour qu'Atéa ne m'est jamais parlé ? Qu'est-ce qui a bien pût arrivé pour que je ne l'a vois jamais ? Elle détourne son regard quelques secondes avant de le reposer sur moi. Elle est émue, triste, semble brisée en plusieurs morceaux. Je lui jette un regard doux, pour la mettre en confiance et lui montrer que je suis prêt à l'écouter. J'hoche ensuite la tête, pour lui faire comprendre qu'elle peut continuer. « Et si tu n’as jamais vu Calypso, ou si je ne t’ai jamais parlé d’elle… C’est parce qu’elle est… Morte. On avait 13 ans. On les avait eu y’a pas longtemps d’ailleurs. Et puis, d’un coup, sans savoir pourquoi, cet après-midi-là, j’ai eu brusquement mal à la tête, comme si je venais de me cogner et de m’exploser le crâne. Je peux pas te décrire la douleur, c’est… Indescriptible. Après ça, j’ai eu froid, terriblement froid et l’impression d’étouffer. J’ai même pas mis une seconde avant de comprendre que c’était Calypso qui avait un problème et pas moi. Alors je l’ai cherché. Dans toute ma maison, j’ai fouillé de fond en comble pour tenter de trouver ma sœur, en vain. C’est quand je suis sortie et que je me suis approchée du lac qui se trouvait derrière notre maison que je l’ai vu… Il s’avère qu’elle a voulu grimper à l’arbre près du lac. Elle a glissé, sa tête a violemment heurté une branche, l’assommant probablement à moitié et… Elle a atterri dans le lac. Et s’est noyée. C’est moi qui l’ai sorti de l’eau. J’ai même pas eu besoin d’attendre les secours pour savoir qu’elle était morte. Je le sentais. Je le sentais parce qu’au moment où elle est morte, j’ai senti la moitié de moi-même mourir aussi. Mon premier réflexe, après avoir sorti ma sœur du lac, a été d’aller voir Aspen. J’ai été me jeter dans les bras de ma meilleure amie, et j’ai pleuré, j’ai pleuré comme je n’avais jamais pleuré, comme je ne pleurerais sûrement plus jamais. J’ai pleuré en continu pendant 4h Mathéo, et Aspen est restée là, à me tenir dans ses bras, sans rien dire, juste à me consoler. Elle m’a gardé contre elle jusqu’à ce que je m’endorme, et pendant les jours et les semaines et les mois qui ont suivi, elle ne m’a pas lâché. Et heureusement qu’elle était là, parce que sinon j’aurais tout abandonné. » Elle finit son récit avec les larmes aux yeux. Je ne savais même pas quoi dire... J'ai eut la réponse à quelques questions que je me posais d'ailleurs. Sa jumelle, morte. Je m'imaginais tout ce qu'elle pouvait ressentir. S'il arrivait quoi que ce soit à Ally, je pense que je ne m'en remettrais jamais... mais Calypso était une part d'Atéa, c'était donc d'autant plus dur. Je ne l'avais jamais remarqué, que quelque chose chez elle clochait ou manquait, elle avait gardé ça pour elle, elle est arrivée à s'en sortir... grâce à Aspen. D'un coup, j'ai compris la relation et la complicité qui les liait. Au fond, je n'avais jamais compris pourquoi Atéa était attaché à cette Aspen qui soit dit en passant était une emmerdeuse qui gachait ma vie, mais là je venais de comprendre. Aspen a été là pour Atéa au moment où elle en avait le plus besoin, elle lui avais prêté son épaule pour pleurer et avait trouvé les mots juste pour la consoler. Bizarrement, je commençais à avoir un peu plus d'estime pour Aspen. Je commençais même à la voir différemment. Mais en attendant, je fis un pas v ers Atéa pour la prendre dans mes bras. Posant une de mes mains sur son dos et l'autre sur sa tête, je l'a forçais à poser sa tête au niveau de mon cou. Je ne trouvais rien à dire, qu'est-ce que j'étais censé dire dans des moments pareils ? Que j'étais désolé ? Non, ça ne le faisait pas du tout. Je préfèrais donc garder le silence et lui montrer que j'étais là par des gestes d'affection, de tendresse et de réconfort. Je l'a sentis prende une grande bouffée d'air avant de se lancer de nouveau « C’est à partir de ce jour que mes parents ont changé. Ils ont commencé à s’éloigner de moi, parce que je leur rappelais trop Calypso, normal vu qu’on se ressemblait en tout point physiquement. Question caractère, c’était autre chose. Ils sont devenus les gens que tu connais aujourd’hui, distants, froids. Menaçant la seule fille qui leur reste. Je m’y suis faite, mais des fois… J’ai l’impression qu’ils auraient voulu que ce soit moi qui meurt à la place de ma sœur. Et c’est à partir de ce jour que j’ai décidé de créer cette espèce de carapace autour de moi. On avait la même boîte à musique avec Calypso. Elle doit traîner quelque part au grenier, je n’ai jamais eu le courage de la ressortir, parce que ça fait trop mal. Caly’ avait pris l’habitude de me fredonner cette chanson dès que je me sentais triste. La réentendre aujourd’hui après 11 ans sans ma sœur, ça… fait mal. Désolée. Il fallait que j’en parle, si j’avais gardé ça pour moi, j’aurais été mal le reste de la journée alors que maintenant… C’est dit. »
Et à cet instant, j'ai compris à quel point elle souffrait, à quel point elle était mal alors que je ne m'étais même pas rendu compte. Et bam. Je venais de me prendre une grosse claque de culpabilité en pleine face. Parce que déjà qu'elle n'était pas bien mais il a fallu que j'en rajoute. Il a fallu que je l'accuse du mariage, que je lui crie dessus, que je lui dise des choses horribles. Mais putain, quel mauvais mari j'étais. J'exerce une petite pression sur ma main qui se trouve sur son dos pour la tirer d'avantage contre moi. « Je suis certain que tes parents t'aiment et sont heureux que tu sois là. T'es la seule fille qui leur reste et je suis persuadé qu'ils sont fières de ce que tu es devenu. Tout comme moi. » Oui, j'étais fière d'elle, de ce qu'elle était, d'avoir survécut et de ne pas avoir sombrer après toute ces épreuves. Cette une femme drôlement forte. « Ca doit être dur pour eux aussi, de perdre leur fille. Mais ce n'est pas une raison pour être comme ça avec toi... Tu sais, je... tu peux compter sur moi. Parce que je suis... là pour toi. » Elle se détache de moi, me regarde et voit le minuscule sourire réconfortant que je lui affichais. Elle fit de même, m'affichant un tendre sourire comme pour me montrer qu'elle était bien, qu'elle était juste triste d'en avoir parlé. Au fond, ça m'a fait terriblement plaisir de l'entendre me raconter tout ça. Parce qu'on raconte pas ce genre d'histoire à n'importe qui. Ca prouvait que je comptais un minimum à ses yeux et surtout, elle m'a montré qu'elle avait confiance en moi. Je l'a regarde s'éloigner alors que je ne bougeais pas. J'avais besoin de digérer tout ce qu'elle m'avait dit. Je n'avais jamais pensé que ce bout de femme avait vécut autant d'épreuves dures et qu'elle les avait surmontés. J'était tellement fière d'elle, et puis... oh, je l'entends qui m'appelle. Elle est juste en face, avec des livres qui lui tombe sur la tête. Ravie de voir qu'Atéa version gamine est de retour et que sa tristesse est évacuée. Je me dirige vers elle, pendant qu'elle se frotte toujours la tête « Viens, on s’en va avant que le monsieur voit le bazar que j’ai mis ! » Elle chuchote avant de se mettre à rire. Elle est vraiment géniale comme femme. Il y a quelques minutes elle pleurait presque à cause de la terrible histoire de sa soeur et là, elle était entrain de rire. J'esquisse un sourire et sans plus attendre, on sort de la boutique pour nous diriger vers la voiture.
Je plonge une main dans ma poche, cherchant désespérement mes clefs pendant qu'elle fouille dans ses sacs et puis me tend un... boxer ? « Tiens ! Je pense que toi aussi, t’es pas trop ravi de porter le même sous-vêtement deux jours de suite. » Et attention, pas n'importe quel boxer ! Puisque au beau milieu de celui-ci se trouvait un thermomètre avec pour graduation : glaciale, froid, tiéde, chaud, caliente [color=#751313] « Tu veux bien ouvrir la voiture ? Faut que je me change. » Je crois que d'un coup, je viens de passer à Caliente là. [b] « T'abuses, franchement. Déjà que j'ai du mal à résister quand t'es toute habillée alors si tu te met toute nue. » Je me mords instintivement la lèvre tout en m'emparant des clefs. J'ouvre alors la voiture « Vaut mieux que je reste là je pense. » Ouais, ce ne serait vraiment pas une bonne idée que je rentre ! Mais euh... elle était vraiment sérieuse en plus ?! Elle allait se changer ici ? Au beau milieu de cette route ? C'est vrai qu'il n'y avait aucune chance que quelqu'un passe par là mais... j'étais entrain de perdre tout mes moyens et de devenir complétement fou. Elle entre dans la voiture puis claque la porte pendant que je me tourne, m'appuyant sur la portière. « Calme toi Mathéo, calme toi.. » Je marmonne ça pour moi même... Punaise, elle est juste derrière moi, sans doute entrain de se déshabiller, ou alors elle s'est déjà déshabillée et donc là, elle est toute nue. Caliente. Je respire un bon coup, puis j'entends un bruit sur la vitre et me retourne alors... AAH ! Elle a enlevé son haut et son soutien gorge et c'est sa main qui a dû cogner la vitre. Je reste figé une dizaine de secondes avant de me re retourner « C'est bon Matt, c'est pas la première fois que tu vois une paire de seins, en plus hier soir tu l'avais nue pour toi tout seul et vu le sous-entendu de tout à l'heure, y a peut-être moyen pour ce soir aussi... Héé, mais si elle m'entend là ? Atéa tu m'entends ? Nan, elle m'entend pas haha ! En plus je me parle tout seul, je deviens fou, bordel de bordel de... » Je m'arrête soudainement puis me tourne tout en demandant « T'as toujours pas finit ? » Et OMG OMG OMG ! Elle est toute nue. Cette fois, je me retourne immédiatement. C'est fou l'effet qu'elle me fait, même si on avait couché ensemble la veille, rien que de voir son corps nu m'excitait comme une puce. Je devais me calmer sinon j'allais ouvrire cette fiche portière et lui sauter dessus. Rien à foutre qu'on le fasse dans une voiture au milieu de nulle part et... oh punaise, cette pensée aussi m'excitait. Ferme les yeux mcCorner et essaye de penser à quelque chose.. à n'importe quoi mais pas à ça, faut que tu te calmes, que tu penses à autre choses... Je sors mon portable de ma poche puis commence à jouer au tetris pour me calmer jusqu'à ce que le claquement de la portière me fasse sursauter. Elle avait enfin finit.
Je ne tourne toujours pas ma tête, incapable de la regarder de peur que mes pensées malsaines reviennent à nouveau, toujours en fixant mon portable, je lui dis « Regarde en face. » Il y avait un vendeur de peluches. Cette fois, je range mon portable pour esquisser un sourire et me tourner vers elle pour continuer sans la laisser dire quoi que ce soit. « Oui, on va y aller et oui, tu pourras en acheter pleins si tu veux ! » Son côté gamine ressortait encore on dirait. Je souris avant de lui faire un signe de la tête lui montrant qu'on pouvait y aller. On traverse alors la route pour se pointer devant le type. Il y avait toute sorte de peluches, Winnie l'Ourson, Mickey, Minnie, Dumbo, Plutôt, Hello Kitty, il y avait des peluches de toute sorte d'animaux. Et une fois qu'Atéa ait choisies celles qu'elle voulait, je sortis mon porte monnaie pour payer sans lui laisser le temps de riposter. Je l'ouvre alors et lorsque je sortis deux billets, quelque chose en tomba. Putain. Je savais exactement ce que c'était mais Atéa non. Elle voyait juste le verso d'une photo, elle voyait un morceau de papier blanc, un morceau qui représentait tellement à mes yeux... Je me baisse immédiatement et Atéa fit de même. Pitié, faîte que je le saisisse avant elle ! Je tends ma main et... trop tard, elle l'avait déjà. Elle le retourne alors et... La surprise qu'elle doit avoir. Elle découvre une photo d'elle, prise lors de notre mariage. Oui, je garde une photo de ma femme dans mon porte monnaie sans que personne le sache. Enfin personne, jusqu'à présent...
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
Je sens Mathéo me prendre dans ses bras après que je lui ai raconté pour Calypso. Je ne m’y oppose même pas, savourant ce contact. Je ferme les yeux, enfouit mon visage dans son cou. Sa présence me rassure, et je me rends compte que j’aurais dû lui parler de Calypso bien avant. J’aurais dû lui en parler dès le début, dès que je l’ai connu mais j’en étais incapable. J’ai toujours du mal à parler de ce que je ressens, à parler de mes problèmes. J’ai appris à faire face seule, ou bien alors avec Aspen, jamais autrement. Je garde toujours tout pour moi, jusqu’au jour où j’explose littéralement. Pourtant, je me rends compte que parler de Calypso n’est pas si dur que ça. Bien sûr que ça me fait mal, bien sûr que ça me crève le cœur, mais en même temps… Ca me soulage. Je m’arrête de parler et reste là, dans les bras de mon mari, à respirer son odeur. Je suis bien là. « Je suis certain que tes parents t’aiment et sont heureux que tu sois là. T’es la seule fille qui leur reste et je suis persuadé qu’ils sont fières de ce que tu es devenu. » C’est gentil de vouloir me rassurer, et j’aimerais vraiment croire les paroles de Mathéo, mais je sais que c’est faux. Mes parents ont changé du tout au tout, je crois même qu’ils me méprisent aujourd’hui. Nos relations sont assez conflictuelles… « Tout comme moi. » Je relève légèrement la tête pour le regarder. Mathéo… fier de moi ? J’ai du mal à y croire, et pourtant, je vois à son regard qu’il est sincère. Je souris doucement, repose ma tête sur son épaule. « Ca doit être dur pour eux aussi, de perdre leur fille. Mais ce n’est pas une raison pour être comme ça avec toi… Tu sais, je… Tu peux compter sur moi. Parce que je suis… là pour toi. » Je me détache de lui. Il me sourire d’un air réconfortant, et je souris à mon tour. Je crois que… J’avais besoin qu’il me dise ça. J’ai besoin de lui. Légèrement, je pose mes lèvres sur les siennes, seulement quelques secondes, pour le remercier, puis je m’éloigne. Après avoir foutu le bazar et payé, on se retrouve dehors. Je tends son boxer à mon mari et me mords les lèvres pour ne pas éclater de rire en remarquant le thermomètre. « Ils font des drôles de boxer maintenant. En plus, j’ai même pas besoin de ça pour savoir à quel niveau t’en es ! » Oups, c’est sorti tout seul. En même temps, c’est la vérité. J’ai pas besoin de quoi que ce soit pour savoir si mon mari est caliente ou non. Généralement, je le vois très bien toute seule. « Tu veux bien ouvrir la voiture ? Faut que je me change. » Tenez, rien qu’à voir le regard que Mathéo pose sur moi, je suis sûre qu’il est pas loin de caliente là. « T’abuses, franchement. Déjà que j’ai du mal à résister quand t’es toute habillée alors si tu te mets toute nue. » J’hausse un sourcil et lâche un petit rire. « T’es pas obligé de résister, tu sais… » Merde ! Encore une fois, c’est sorti tout seul, j’ai pas eu le temps de retenir mes mots. Oh et puis zut ! Si j’ai envie d’allumer Mathéo, je le fais.
Il m’ouvre la voiture et je m’engouffre sur la banquette arrière, histoire d’avoir un peu plus d’espace. « Vaut mieux que je reste là je pense. »« Dommage ! » Oui, oui, je le cherche. Je claque la portière et voit Mathéo qui se retourne. Je déboutonne mon chemisier et l’enlève, le posant à côté de moi avant de faire pareil avec mon soutien-gorge et… Aïe putain ! Je viens de me cogner à la vitre. J’ai mal à la main. Je râle toute seule, puis continue. J’entends Mathéo marmonner dehors mais je ne comprends pas ce qu’il dit. Depuis quand il se parle tout seul ? Ca y est, il devient fou ! Je fais glisser ma jupe et mon string et… « T’as toujours pas finit ? » OMG ! Je sursaute puis tourne la tête en direction de Mathéo avec un petit sourire malicieux. « A ton avis ? » Il se retourne illico et je me mordille la lèvre. La vérité, c’est que j’aurais bien aimé qu’il me rejoigne sur cette banquette arrière. Je suis frustrée à cause de tout à l’heure, et je dois me faire violence pour ne pas lui sauter dessus. En plus, l’idée de le faire dans la voiture, je dois avouer que je trouve ça excitant… Arf, reprends toi Atéa ! Je secoue la tête, puis enfile mes nouveaux vêtements, fourrant les sales dans mon sac d’achat désormais vide. Je ressors de la voiture, faisant sursauter Mathéo au passage. J’ajuste mon nouveau chemisier, déboutonne les deux premiers boutons. Question d’habitude, j’aime bien les décolletés. Le chemisier me va pile poil comme il faut, puis je porte très bien le rouge. Le soutien-gorge est légèrement trop grand, mais bon… Je passe une main dans mes cheveux et marmonne : « Forcément, tout est à ma taille sauf le soutif. C’est nul les petites poitrines. »« Regarde en face. » Je cesse de fixer ma poitrine d’un regard noir et relève les yeux. Puis me met à sautiller sur place, manquant de me péter une cheville à cause de mes talons au passage. « Des peluches ! Oh dis Mathéo, on peut… ? »« Oui, on va y aller… » Je bats des mains comme une enfant. « Et je pourrais… ? »« Et oui, tu pourras en acheter pleins si tu veux ! » Je tourne la tête vers Mathéo. Ce mec lit vraiment dans mes pensées, je crois. Je plisse les yeux et fronce le nez. « T’es télépathe ? »
Je ne lui laisse pas le temps de répondre. Je saisis sa main, de nouveau, et on se dirige jusqu’au marchand de peluches. « Mais c’est encore mieux que chez le Père Noël ici ! » Alors là, j’ai trouvé mon paradis. Je suis fan de peluches, je les collectionne à vrai dire. J’inspecte tout le stand, à la recherche de celles qui me manqueraient. « Oh ! Il a princesse Raiponce ! T’as vu Mat, il a Raiponce ! » Dans mon enthousiasme, je ne me rends même pas compte que je commence à appeler mon mari par son surnom. Depuis que nous sommes mariés, je l’appelle continuellement Mathéo, chose que je ne faisais jamais lorsque nous étions adolescents. A l’époque, je le nommais face d’ange ou Mat. Depuis notre mariage, c’est Mathéo, comme pour instaurer une distance entre nous. Je choisis Raiponce, depuis le temps que je la cherche ! « Oh, il a aussi le roi Louis du livre de la jungle ! Je le prends aussi ! » Le vendeur me regarde avec un petit sourire, je crois qu’il me trouve adorable. Je rajoute encore deux peluches, puis décide que c’est bon. Sinon je vais acheter tout le stand ! Je m’apprête à sortir mon porte-monnaie mais Mathéo me devance. Je le dévisage, surprise. Il me lance un regard pour me faire comprendre que c’est sans appel, alors je me contente de sourire sans rien dire. Il sort des billets et… Ah, c’est quoi qui vient de tomber ? Mathéo se jette presque dessus pour le ramasser, ce qui m’étonne. C’est quoi, une photo de lui à poil ou quoi ? D’ailleurs, pourquoi est-ce qu’il aurait une photo de lui-même, à poil en plus, dans son portefeuille ? Bref, il a beau se jeter dessus comme un chien sur son os, j’attrape la photo avant lui. Eh ouais mec, je suis plus rapide que toi ! Oh yeah, j’suis une gazelle de compèt’, j’suis une gazelle de compèt’ ! Par curiosité, je retourne la photo pour voir ce que c’est et… Je me fige.
« C’est moi… » je souffle, réellement surprise. Oui, c’est moi. Sur la photo. A en juger par ma coiffure et les vêtements que j’entraperçois, c’était… « Le jour de notre mariage… » Je vais de surprise en surprise. Je relève doucement les yeux vers Mathéo, surprise, et surtout… Touchée. Je ne pensais vraiment pas qu’il avait une photo de moi dans son portefeuille. Le portefeuille, c’est la place des gens à qui on tient beaucoup. Je sens mon cœur s’accélérer à cette pensée. Je me mords la lèvre inférieure, tenant encore la photo, incapable de détacher mon regard de cette dernière. « Tenez, et voilà votre monnaie ! » Je sursaute légèrement tandis que le vendeur rend la monnaie à Mathéo et me tends le sac où se trouvent les peluches. Je le saisis et m’éloigne du stand avec mon mari. Revenu près de la voiture, je m’arrête et réalise que j’ai encore la photo dans les mains. « Oh euh… Tiens, c’est… à toi. » je murmure doucement en la tendant à Mathéo. Il la reprend tandis que je le dévisage. Oh la gêne, oh le blanc tout d’un coup. J’ai encore du mal à y croire. Mathéo… a une photo de moi dans son portefeuille. En silence, je lui fais signe d’ouvrir la voiture pour que je puisse ranger les peluches dans le coffre. Une fois fait, j’active mon cerveau. Allez Atéa ! T’es la meilleure pour dégeler une ambiance, trouve un truc. Mon regard balaie la rue… Réfléchis, réfléchis ! Oh, cerveau en éruption ! « Suis-moi ! » Je le saisis de nouveau par la main et le traîne à travers la rue. Au bout de quelques mètres, je pousse la porte de ce qui est, apparemment, un bar. Désert en l’occurrence. Je fronce les sourcils et m’approche du comptoir pour y trouver une pancarte. « Gérant absent pour la journée, servez-vous si vous voulez, tout est à disposition. » je lis à voix haute. J’arque un sourcil. « Beh merde alors, ils ont pas peur dans ce trou paumé. Tu me diras, y’a tellement personne que si quelqu’un vole ou déglingue le bar, le coupable sera vite trouvé. » Je lâche la main de Mathéo et furète un peu dans le bar. Je me saisis d’un chapeau de cowgirl posé sur un stand en guise de cadeau souvenir et le pose sur ma tête avant de passer derrière le bar. Je remonte légèrement mon chemisier, dévoilant mon ventre, et le noue comme le ferait une vraie cowgirl. Me saisissant d’un verre et de bouteilles, je regarde Mathéo avec un sourire. « Alors cowboy, qu’est-ce que j’te sers ? » je lâche avec un accent traînant, avant d’éclater de rire. Je me fais rire toute seule. « Tu as devant toi la reine des cocktails. Enfin c’est Aspen qui m’a tout appris, je ne suis qu’un jeune Padawan moi, c’est elle le maître Jedi. Mais je devrais m’en sortir et… Oups. » Je porte une main à ma bouche en contemplant le verre qui vient de se fracasser par terre. Je me mords les lèvres et lève les mains en l’air, comme une fugitive. « C’est pas moi, j’ai rien fait ! C’est le verre, il a voulu se suicider, je l’ai vu ! » J’ai dit que j’allais dégeler l’ambiance, et pour dégeler l’ambiance, je dois faire la conne. C’est plus fort que moi. Je m’agenouille, disparaissant derrière le bar. Je déniche une pelle et une balayette et ramasse les débris de verre que je jette dans la poubelle avant de me redresser. « Petit problème technique. Heureusement que y’a plusieurs verres ! » J’en saisis deux autres et commence mes cocktails, mélangeant plusieurs alcools. C’est un mélange que m’a montré Aspen. Une fois fini, je pousse un verre vers mon mari et saisit l’autre. « Allez, à la tienne, cowboy ! » je rigole avant de boire mon verre cul sec. Oui, j’ai une sacrée descente, je l’avoue. Aoutch, c’est corsé comme mélange. Je repose mon verre et… OOOH ! un taureau mécanique !
« Mat, regarde ! » je crie en me dirigeant vers le taureau mécanique. « Je veux le faire ! » En moins d’une seconde, je me retrouve sur le taureau. Je tire la langue à Mathéo. « Je suis la reine du chevauchement. » Mh oui, il y a un sous-entendu sexuel dans cette phrase. Mathéo peut le comprendre rien qu’à mon sourire malicieux et à mon regard coquin. Je le provoque, je l’allume même. Merde, oui, j’ai envie de lui ! J’y peux rien, depuis tout à l’heure, je pense un peu trop à ça. Faut que j’évacue. J’insère une pièce dans le taureau mécanique et le voilà qui se met en marche. Wooh ! Putain c’est violent ! Mais je suis une pro ! Allez hue ! Héhé, tu peux ruer mon petit, je suis la meilleure. Hiyaaaaah ! Allez hop, d’une main ! De l’autre, je saisis mon chapeau, comme le font les vrais mecs du rodéo. Je suis une as, oh yeah. Et… « Au secours ! » Je lâche un cri et avant que j’ai le temps de comprenne, je me retrouve étalée, le cul par terre, les quatre fers en l’air, sur le sol matelassé qui entoure le taureau mécanique. Je me redresse sur mes coudes, et mes cheveux me tombent devant les yeux. Je dois avoir l’air d’une folle… Et j’éclate soudainement de rire. Je sens Mathéo qui s’approche de moi, sûrement pour m’aider à me relever puisqu’il me tend la main. Je la saisis et commence à me redresser mais je rigole tellement que je retombe et j’entraîne mon mari avec moi… Ce qui fait qu’il se retrouve sur moi. Outch, il fait chaud d’un coup. Je me mords la lèvre, pouffe encore un peu de rire et repousse les cheveux qui me tombent sur les yeux. « Tu me donnerais quelle note, sur 10 ? Parce que j’ai tenu longtemps quand même ! » Sans le prévenir, j’inverse nos positions, je me retrouve donc à califourchon sur lui. Je me penche légèrement, nos lèvres s’effleurent. C’est dur de lui résister. Mais bon, si je commence à l’embrasser ici, ça risque de dégénérer, et imaginez que quelqu’un entre pendant qu’on est dans cette position, hein ? Bonjour la honte ! Néanmoins, je mordille légèrement les lèvres de mon mari. « Tu veux essayer, le rodéo ? Non parce que vu le coup de reins que tu as, tu dois pouvoir tenir. » Je pique soudainement un fard. A demi-mots, je viens quand même d’avouer qu’il a un bon coup de reins. Sous-entendu qu’il est doué au lit. Je me redresse, les joues encore rouges. « On… Devrait se relever. Si quelqu’un entre, il va nous prendre pour des exhibitionnistes… ou des détraqués sexuels, au choix. » je souffle avec un petit rire avant de me relever totalement, et de tendre la main à Mathéo pour qu’il se relève à son tour. « On fait quoi maintenant ? » Ah bah oui, moi j’ai trouvé le bar et le rodéo, à lui de trouver une activité maintenant ! Chacun son tour héhé. Je prends un air innocent et le regarde en silence. J’ai toujours mon chemisier remonté, dévoilant mon ventre… Et une furieuse envie de sauter sur mon mari. Allez hop les hormones, on se calme.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Jeu 1 Mar - 21:45
« Mais c’est encore mieux que chez le Père Noël ici ! Oh ! Il a princesse Raiponce ! T’as vu Mat, il a Raiponce ! Oh, il a aussi le roi Louis du livre de la jungle ! Je le prends aussi ! » Atéa ressemble à une vraie petite fille comme ça. Elle me fait presque rire, je suis énormément amusé de la voir comme ça avec ses grands yeux qui scintillent, son regard d'enfants, elle était toute mignonne. Je restais un peu dans mon coin, regardant les peluches qu'il y avait pendant qu'elle s'emparait de tout ce qui lui tombait sur la main. Je pense que si elle le pouvait, elle aurait acheter le stand tout entier. Petite note pour moi-même : acheter un stand de peluches pour l'anniversaire d'Atéa. Ce serait le premier cadeau en trois ans je crois. Avec toutes nos enguelades, on s'est jamais fait de cadeaux, pas même pour nos anniversaires ou nos anniversaires de mariage. Une fois qu'elle ait choisie toutes les peluches qu'elle voulait prendre, je sortis mon portefeuille. Oui, je voulais être galant pour une fois mais finalement... Je crois que je n'aurais pas dû. Quelque chose tombe de mon portefeuille et elle le ramasse avant moi... La poisse.
« C’est moi… Le jour de notre mariage… » Non mais sérieusement, pourquoi c'est qu'à moi qu'arrive ce genre de choses ?! Ca fait trois ans maintenant que cette photo est planquée dans mon porte monnaie sans que personne ne s'en aperçoive et il a fallu que je l'a fasse tomber aujourd'hui, devant elle. Cette fichue photo a déjà eut l'occasion de tomber plusieurs fois mais non, il a fallu qu'elle tombe devant elle ! Ce que je ressentais à présent ?! C'est un mélange de gêne, de gêne et de gêne. Je ne pensais jamais devoir être dans une telle situation. C'était embarrassant, j'étais mal à l’aise. Et quand elle découvrit que c'était une photo d'elle... Elle est restée figée. Elle ne bougeait plus, et fit de grands yeux en retournant la photo. Et oui, elle avait découvert un de mes secrets. Je me sentais pitoyable... Je fermais les yeux et soupirais. Je passais vraiment pour un abrutit... Mais tant pis. Elle allait bien finir par le découvrir un jour. J'avais spécialement gardé cette photo, celle de notre mariage parce qu'à mes yeux, elle était symbolique. Malgré les trois ans désastreux qu'on a passé, « Pour moi, ça reste un bon souvenir » C'est simple, net et précis. Et ça représentait bien ce que je pensais. Evidemment, on a pas eut droit à la cérémonie dont toutes les filles rêvent. Il n'y avait presque personne à part mes parents et les siens, même Aspen, sa meilleure amie n'était pas là. C'était si simple, on avait juste signé le contrat de mariage pour rentrer à la maison. Et puis, on était surtout dégoûter de devoir se marier pour aider nos parents. C'était pas un mariage voulu par les mariés, c'est pour ça qu'au final, on était pas heureux comme les mariés habituellement. Vu tout ce que je lui ait fait subir, les accusations que j'ai eut à son égard parce qu'elle avait dit oui, elle doit penser que le mariage est une corvée pour moi ou quelque chose que je déteste. Alors qu'en fait, c'est loin d'être le cas. J'avoue qu'au début, ça été terrible. J'ai été dégoûté de renoncer à ma liberté et de devoir encaisser tout pleins de responsabilités. Mais plus le temps passait et plus je m'habituais au fait d'être son mari. C'est vrai qu'il y avait pas mal de points négatifs mais... je me suis attaché à elle que je le veuille ou non. Même si j'avais une horrible carapace et que j'étais sans cesse entouré de froideur, quand on arrivait à percer ma carapace, si on arrivait à le faire... J'étais un autre Mathéo. Et aujourd'hui, en ce jour précis, elle est arrivé à détruire tout le côté obscure qui m'entourait. Je ne lui dirais sans doute jamais, mais notre mariage m'a fait gagné en maturité. Et malgré tout ce que je lui ait fait endurer, malgré tout ce que j'ai subis je suis fier d'être son mari et fier qu'elle soit ma femme.
On retourne vers la voiture en silence, je n'ose même pas parler. Mais dans le fond, même si je voulais parler, je n'avais rien à dire. J'avais une photo d'elle un point c'est tout, il n'y avait rien à ajouter. J'ouvre alors le coffre de la voiture pour la laisser mettre ses peluches, toujours en silence. Et dire que je trouvais que la journée avait bien commencé, tout est gâché maintenant... et la faute à qui hein ?! « Oh euh… Tiens, c’est… à toi. » Je lui prends des mains puis la remet à sa place. Elle était précieuse à mes yeux, cette photo tout comme la femme qui était représentée dessus. Oh le blanc. La journée était définitivement gâcher, je savais que c'était trop beau pour être vrai et que... « Suis-moi ! » Elle me sort de ma rêverie en s'emparant de ma main et en m'entraînant avec elle. J'ai failli oublier que ma femme était la championne pour avoir des idées géniales. Mais.. où est-ce qu'elle m'emmenait ? Elle s'arrête devant une porte puis la pousse, le bar. Bar, complètement abandonné, il n'y avait personne. On se serait cru dans un film d'horreur où Atéa et moi étions les personnages principaux qui allaient se faire manger par quelque chose ou quelqu'un qui allait surgir de nul part. 'Fin, c'est ce que ce bar m'inspirait... J'arquais un sourcil en tournant rapidement la tête essayant de comprendre pourquoi ce bar était abandonné puis finis par hausser les épaules : de toute façon, ce village était très peu habité donc bon « Gérant absent pour la journée, servez-vous si vous voulez, tout est à disposition. Beh merde alors, ils ont pas peur dans ce trou paumé. Tu me diras, y’a tellement personne que si quelqu’un vole ou déglingue le bar, le coupable sera vite trouvé. » Là je suis d'accord. Ce qui est bien c'est qu'on allait pouvoir se servir et je sens qu'Atéa a une idée en tête. Elle lâche ma main puis se dirige vers un chapeau de cowboy qu'elle pose sur sa tête. Oh une cowgirl, ma cowgirl. Elle remonte un peu son chemisier rouge qui en passant lui allait à merveille et le noue à la vraie façon cowgirl. Héhé mais c'est qu'elle est vachement sexy comme ça « Alors cowboy, qu’est-ce que j’te sers ? » J’aime la tournure que prenne les choses, ça devient cachement intéressant… Et puis elle dit ça avec un accent tellement faux qu’elle se mit à rire, puis je me suis mis à rire aussi. Finalement, la journée était loin d’être gâchée. Atéa est la meilleure. Elle a sauvé ce que j’ai faillis gâcher. Je l’aime cette femme. « Tu as devant toi la reine des cocktails. Enfin c’est Aspen qui m’a tout appris, je ne suis qu’un jeune Padawan moi, c’est elle le maître Jedi. Mais je devrais m’en sortir et… Oups. » Et hop, le barman se retrouve avec un verre en moins. Elle réussit à m’arracher un énorme sourire avec sa façon de parler et sa façon d’être… A cet instant précis, elle était juste… Atéa, la mienne et c’est ça que j’aimais au fond, le fait qu’elle soit naturelle. « C’est pas moi, j’ai rien fait ! C’est le verre, il a voulu se suicider, je l’ai vu ! Petit problème technique. Heureusement qu’y’a plusieurs verres ! » Je rigole de nouveau, un petit rire discret, mais c’est parce que je suis vachement amusé par le spectacle qu’elle m’offrait. Elle s’empare de deux autres verres et commence à préparer un mélange que je ne connaissais pas. Une fois finit, elle met un verre de moi et l’autre devant elle « Allez, à la tienne, cowboy ! » Et on boit tous les deux culs sec. Elle repose son verre puis commence à crier et à courir vers un… Taureau mécanique ? Gosh, avec Atéa, il fallait s’attendre au pire, mais au moins, je ne risquais pas de m’ennuyer.
« Je suis la reine du chevauchement. » « J’ai hâte que tu me montres ça. » Je lui fait un clin d’œil. Evidemment que je venais de comprendre le gros, l’énorme sous-entendu qu’elle venait de faire et j’ai répondu sur le même temps qu’elle. Je parlais bien sûr du taureau mais surtout, de ses talents au lit. Elle a déjà grimpé sur le machin, elle met une pièce et sans se faire prier, il se met à tourner dans tous les sens avec Atéa à son dos. Pourquoi est-ce que je sens qu’il y a quelque chose qui cloche ?! « Au secours ! » et en moins de deux, elle se retrouve par terre. Cette fille est née pour faire des bêtises. Je cours vers elle, pour l’aider à se relever mais je rigole tellement que je suis presque incapable de bouger. Il fallait voir l’action ! Et puis si je rigolais c’est parce que je savais qu’elle n’avait pas mal et d’abord, si elle avait mal, elle ne serait pas porte de rire aussi ! Je lui tends ma main pour qu’elle se relève mais elle me tire vers elle. Je me retrouve donc sur elle, mort de rire, elle aussi alors qu’elle me lance en me regardant dans les yeux « Tu me donnerais quelle note, sur 10 ? Parce que j’ai tenu longtemps quand même ! » Et hop, elle inverse nos positions. Ca me fait penser à la nuit dernière quand elle était sur moi.. Je me mords la lèvre, les scènes de notre nuit torride me hantent et cette position n’arrange rien au fait qu’à cet instant, je ne sais pas comment je fais pour ne pas lui résister et ne pas lui sauter dessus.
Au fond, j'avais juste du mal, je ne savais juste pas comment m'y prendre. Mais aujourd'hui, enfin ce matin... Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle a réussit à faire sortir mon côté sincère. C'est peut-être le fait de l'avoir vu pleurer qui m'a fait flancher. Je n'avais jamais eut l'occasion de la voir pleurer. Même les jours ou les soirs où on eut nos plus graves disputes, elle n'a jamais craqué, au contraire, elle m'a toujours tenu tête. Elle avait ce côté tétue que j'aimais assez. Et puis cette façon qu'elle a de me chauffer. C'est peut-être juste mon imagination qui me joue des tours, si ça se trouve elle parle normalement et c'est mon cerveau qui les transforme en insinuations sexuelles. Bon et puis que ce soit mon cerveau qui les transforme ou pas, ça m'excitait terriblement. Atéa a toujours eut un incroyable effet sur moi. Elle est la qui arrive à me donner comme ça, la seule qui me fait passer de glacial à caliente. Les sentiments que j'avais à son égard jouaient sans doute un grand là dedans aussi; parce que oui, c'est toujours plus agréable de voir son corps s'unir à la personne la plus chère, celle qui nous fait vibrer. Et elle ne me faisait pas juste vibrer, elle me mettait dans tous mes états. C'était perdu d'avance, parce que je serais toujours perdant face à son regard et à son sourire. Je l'a regarde, je lui souris, m’apprête à dire quelque chose mais elle me devance « Tu veux essayer, le rodéo ? Non parce que vu le coup de reins que tu as, tu dois pouvoir tenir. » Je me mords la lèvre de nouveau, elle me cherche… « Hum.. je te donnerais une excellente note, que je dirais une fois que tu m’aurais donner ma note pour le coup de reins. » J’affiche un sourire amusé. Oui, elle n’était pas la seule à jouer. Ses joues commencent à rougir, ça va pas le faire là, je vais craquer, vraiment.. Elle est toujours au-dessus de moi, je rapproche mon visage du sien et « On… Devrait se relever. Si quelqu’un entre, il va nous prendre pour des exhibitionnistes… ou des détraqués sexuels, au choix. » « Laisse les penser ce qu'ils veulent. Moi, ça me ne dérange pas de rester comme ça » Je veux pas qu’elle se lève mais trop tard. Elle se relève totalement même puis me tend sa main. Elle pense vraiment que je vais me relever normale alors qu’elle m’avait allumé et que maintenant je suis genre chaud bouillant ? Hors de question !
« On fait quoi maintenant ? » Elle me tend sa main pour m'aider à me relever et j'en profite pour la tirer. Il a fallu environ demi-fraction de seconde pour qu'elle se retrouve complètement allongée sur moi. « J'ai aucune mais alors aucune idée de ce qu'on pourrait faire... » Dis-je en chuchotant mais suffisamment fort pour qu’elle m’entende. Ses mains étaient posées sur mon torse, c’était pour « éviter » sa fausse chute. J’aime ses mains, j’aime son odeur, j’aime ses fossettes quand elle sourit. J’aime le regard qu’elle me lance à cet instant, et le sourire coquin accroché à ses lèvres. Je relève doucement ma tête pour finir par capturer ses lèvres. La tentation était trop forte, je n’ai pas su résister. Je l’aime, sans jamais lui dire. Il suffit que je pense à elle ou que je suppose que quelqu’un puisse songer que j’allais penser à elle que les battements de mon cœur s’accéléraient, autant qu’ils accéléraient à cet instant précis. Mes mains vinrent se placer une sur sa nuque et une sur le bas de son dos. Celle-ci remonta doucement avant de venir se placer au niveau de sa poitrine pour commencer doucement à défaire les boutons. Ma bouche quant à elle dévia sur son cou que j’embrassais avec tendresse, délicatesse… Je ne sais pas comment j’ai fait pour redescendre sur terre, pourtant, je me laissais déjà emporter, mais on était dans un bar, un bar ouvert donc si quelqu’un entrait… Je me détache alors d’elle puis me redresse en l’a regardant « T'es sur ? Dans ce bar ? Là & maintenant ? Et si quelqu’un..... Oh et puis tant pis ! J'en meurs d'envie. » Et sans plus attendre, mes lèvres se posent de nouveau sur les siennes. Une de mes mains vint caresser son ventre nu tandis que l’autre, continua à déboutonner les boutons de son chemisier rouge. Je sais qu’après cette journée, j’allais encore être en colère, on allait encore se disputer, il ne fallait pas se voiler la face, Atéa et moi étions comme ça. C'était dans notre nature. Mais peu importent, je la veux dans ma vie. et je veux profiter de ce moment. Je veux pouvoir la voir tous les jours et rire à gorge déployée pour ses bêtises. Les mauvais moments & les disputes, je m'en contrefiche. Je suis obnubilé par tous les beaux moments qu'on va vivre ensemble et qu'on pourra partager. Mes sentiments, je ne pouvais plus les nier. Elle fait partie de moi.
On inversa rapidement les positions et me voilà au dessus d'elle, ma main parcourant toujours son ventre s'arrêta et vint déboutonner son chemisier. Il ne restait plus qu'à défaire le noeud. Et une fois que c'est fait, je fis glisser son chemisier. Elle était à présent en soutien gorge seulement et je dois avouer que celui qu'elle venait d'acheter lui aller divinement bien. Je lui dépose un rapide baiser sur les lèvres avant de me redresser doucement, chuchotant au creux de son oreille « T'es magnifique » Ma bouche se posa au niveau de son cou, je savais qu'elle adorait les bisous dans le coup, c'est ce qui la faisait le plus craquer. Mon autre main descendit au niveau de sa cuisse que je commençais à caresser tout en remontant petit à petit. Je me suis quelque peu retiré, pour lui lancer un regard tendre et lui afficher un sourire doux. C'était notre moment, et il avait intérêt à ne pas être gâché. Je pris alors sa tête entre mes mains pour pouvoir l'embrasser fougueusement mais toujours, amoureusement. Atéa commença à déboutonner mon chemisier de manière moins violente qu'hier soir tout en prolongeant notre baiser. D'un coup, on inversa les positions. Elle aime dominer c'te petite. Mes mains se positionnèrent automatiquement sur ses fesses puis glissèrent sous sa jupe, lui arrachant ainsi un premier gémissement. Je lui mordille doucement la lèvre inférieure lui, en fermant les yeux sentant ses mains se positionner au niveau de ma taille pour défaire ma ceinture. Je fis alors glisser sa jupe alors que j'avais toujours ma chemise et mon pantalon déboutonné. Elle posa de nouveau ses lèvres sur les miennes, laissant fougueusement sa langue jouer avec la mienne. Chaud, chaud, chaud. Ma main se posa sur sa taille pour rapprocher un peu plus son corps du mien. Elle était à présent à califourchon sur moi et ses mains jouaient sur mon torse, me faisait un effet fou. Je fermais les yeux, puis je me suis détaché d'elle à bout de souffle à cause de notre baiser passionné. Je collais son front contre le mieux. Puis, pris sa tête entre mes mains, la forçant à me regarder, mon pouce caressa doucement sa joue, je restais quelques secondes comme ça, à la regarder dans les yeux, à admirer sa beauté avant de dire presque dans un murmure inaudible « J'ai peur de te perdre.. » Et sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, j'approchais son visage du mien pour sceller mes lèvres aux siennes. Je lâchais son visage et commençais doucement à caresser sa poitrine et son ventre pendant qu'elle faisait glisser mes vêtements. On était à présent tous les deux en sous-vêtements, un partout. Je me redressais, me levais presque pour me retrouver assis et elle entre mes jambes. Mes mains s'accrochèrent à son soutiens-gorge que j'ouvris et laissais tomber par la même occasion. Ma tête s'enfouit de nouveau dans son cou pendant qu'une de mes mains caressait sa poitrine. Ses mains à elle jouait avec mes cheveux. Je levais la tête vers elle avant de lui prendre les mains pour m'allonger et la faire allonger avec moi, je souriais, ça peut paraître bête mais oui, je lui souriais. Parce que j'étais heureux d'être là avec elle et de pouvoir partager tout ça. J'inversais de nouveau les positions, prenant les choses en mains. Ma main caressait le haut de sa cuisse tandis que mes lèvres partant de son cou se déposaient à chaque recoin chaque parcelle de sa peau si douce. Arrivée au niveau de son bas ventre, je remontais alors pour venir capturer ses lèvres. Et tout en l'embrassant, je fis descendre son string. Elle était à présent complètement nue, s'offrant à moi.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Ven 2 Mar - 20:26
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
J’ai encore du mal à croire que Mathéo garde une photo de moi dans son portefeuille… Encore plus une du jour de notre mariage. A dire vrai, je pensais que pour lui, la date de notre mariage était genre LA date maudite, celle qu’il raye de noir chaque année. Celle sur laquelle il lance des fléchettes en maugréant contre le bon Dieu qui l’a obligé à se marier ce jour-là… Vous voyez le genre ? Et au lieu de ça, je me retrouve avec un mari qui garde une photo de moi qui date de notre mariage dans son portefeuille et qui, en plus, me dit que a comptait pour lui. Nous ne sommes pas un couple normal, notre mariage lui-même a été bizarre… Une cérémonie toute simple, avec seulement nos parents et la sœur de Mathéo, deux-trois photos histoire de faire croire que nous étions heureux et basta ! Je n’ai même pas eu le droit d’inviter Jason ou Aspen… Petite, je ne pensais pas à me marier. Je n’ai jamais rêvé d’un mariage de princesse, ni d’une énorme cérémonie avec des calèches, des paillettes, un orchestre symphonique et 500 invités. Non, je n’ai jamais voulu de tout ça. D’ailleurs, mariage ne faisait pas partie de mon vocabulaire jusqu’à ce que mes parents me forcent à devenir une épouse. Néanmoins, je m’étais toujours dit que si je devais un jour me marier, Aspen serait là. Parce qu’Aspen est toujours là pour les moments importants. Mais pour mon mariage, je n’ai pas eu le droit de l’inviter. C’était MON mariage, et on m’a interdit d’inviter qui je voulais, c’est un comble tout de même ! Mais, malgré tout, ça reste un jour important pour moi. Parce que c’est le jour où Mathéo est revenu dans ma vie. Certes, nous avons perdu notre complicité, nous nous sommes détestés mais… Je l’ai quand même pour moi depuis ce jour-là. M’enfin j’étais quand même à cent mille lieux de penser qu’il gardait une photo ! Vive la gêne ! Heureusement que je suis la meilleure pour dégeler l’ambiance. Allez hop, une ou deux conneries, un verre brisé et un coup de taureau mécanique, et nous voilà à rire de nouveau ensemble. Je suis géniale, je sais ! Et je me lance des fleurs toute seule, oui oui.
« Je suis la reine du chevauchement. »« J’ai hâte que tu me montres ça. » me lance t’il avec un clin d’œil. Ah s’il entre dans mon jeu, je vais vraiment lui sauter dessus ! Enfin pour l’instant, c’est sur le sol que j’ai sauté… Heureusement que c’est matelassé. Je regarde Mathéo qui est sous moi. Je me mordille la lèvre avec un petit sourire. « Hum.. Je te donnerais une excellente note, que je dirais une fois que tu m’auras donner ma note pour le coup de reins. » Il me cherche… Et son petit sourire amusé me fait craquer. Tout me fait craquer chez Mathéo. Sa voix, son regard, son sourire, ses gestes… Je souris, effleure ses lèvres et murmure doucement : « Alors je dirais… Mh, il faudrait que je revérifie avant de donner une note… » Je lui lance un regard aguicheur. J’aime le provoquer, j’ai toujours aimé ça. Néanmoins, je me relève. Ce n’est pas que l’idée de le faire dans ce bar me dérange, au contraire, j’ai terriblement envie de Mathéo… Puis le faire dans un lieu public m’a toujours terriblement excitée, je dois l’avouer. Mais je ne suis pas sûre que ça soit le délire de mon mari. Quoi que, lorsque nous étions jeunes, il aimait bien le faire n’importe où lui aussi. Ascenseur, cinéma, plage, … Je crois qu’on a fait beaucoup de lieux, lui et moi. Mais à chaque fois, nous avions vérifiés si nous étions seuls, il n’y avait jamais ce risque de se faire surprendre. « Laisse-les penser ce qu’ils veulent. Moi, ça ne me dérange pas de rester comme ça. » Ah trop tard, je suis déjà debout ! Il fallait être plus rapide mon coco ! Je lui tends quand même la main pour l’aider à se relever. J’suis une sorte de Lucky Luke, je me relève plus vite que mon ombre haha ! Je suis trop rapide pour les simples mortels, et … Aah ! Je me sens tirée en avant et j’atterris de nouveau sur Mathéo, littéralement allongée sur lui, les mains sur son torse pour amortir ma chute. J’hausse un sourcil. « J’ai aucune mais alors aucune idée de ce qu’on pourrait faire… » Je me mords les lèvres puis lui lance un regard aguicheur ainsi qu’un sourire coquin. « Moi j’ai bien une idée… » je souffle doucement juste avant que les lèvres de Mathéo ne se collent aux miennes.
Je frissonne et ferme les yeux, oubliant où je me trouve, oubliant tout. Seul Mathéo compte. Mathéo et sa main qui agrippe ma nuque avec force, Mathéo et son autre main qui défait lentement les boutons de mon chemisier, Mathéo et ses baisers dans mon cou… Baisers qui m’arrachent des frissons. Le cou est sûrement l’endroit le plus sensible chez moi, je ne résiste jamais à ça. Néanmoins, Mathéo finit par se détacher de moi. Je le dévisage et fait la moue, pour bien lui montrer que je veux qu’il continue ! Ah non, il ne va pas me frustrer une deuxième fois sinon j’explose moi ! « T’es sûre ? Dans ce bar ? Là & maintenant ? »« Oui, oui et oui ! » je réponds d’une voix légèrement chantante et impatiente. « Et si quelqu’un… Oh et puis tant pis ! J’en meurs d’envie. » lâche t’il avant de m’embrasser de nouveau. Ah quand même ! Je prolonge son baiser sans attendre, mes mains s’agrippant à sa chemise. Il me rend folle. Je l’aime tellement que ça en devient douloureux par moment… Douloureusement bon. Je sens la main de Mathéo caresser mon ventre, que je contracte légèrement sous le coup à cause des frémissements que ça me procure, tandis que son autre main continue de défaire mon chemisier. Je ne sais pas ce qui se passera après, je sais qu’on finira de nouveau par se déchirer, par se faire du mal, parce que nous sommes ainsi… Je crois que pour nous, il est beaucoup plus facile de se faire du mal que de s’aimer. Pourtant, je ne voudrais pas perdre Mathéo. Jamais. Je l’ai déjà perdu une fois, lorsqu’il est parti pour la fac, je ne veux plus recommencer. Je veux le garder près de moi, pour toujours. Et ce, même si ça signifie d’autres disputes, d’autres pleurs, d’autres cris… Je m’en fiche, tant que j’ai Mathéo. Puis, après tout, tous les plus grands couples de la littérature ou du cinéma se déchirent ! Mais si, regardez Heathcliff et Catherine des Hauts de Hurlevent, Chuck et Blair de Gossip Girl, Lucas et Peyton d’One Tree Hill, Ryan et Taylor de The OC… Ils se sont tous fait mal autant qu’ils s’aimaient. Comment ça, je regarde trop de séries et je lis trop de romans ?
Je me sens basculer, et Mathéo se retrouve au-dessus de moi. En moins de quelques secondes, je me retrouve en soutien-gorge. Je lui lance un petit regard tandis qu’il dépose un léger baiser sur mes lèvres. « T’es magnifique… » chuchote t’il à mon oreille. Je ferme les yeux et frissonne. Ca fait tellement longtemps qu’il ne m’a pas dit ce genre de chose… Je voudrais lui répondre, mais je sens sa bouche dans mon cou et un soupir de plaisir s’échappe de mes lèvres. Puis un deuxième. Non vraiment, les baisers dans le cou me font défaillir encore plus quand c’est de Mathéo… Je rouvre les yeux lorsqu’il se détache légèrement et lève une main pour effleurer doucement son visage tandis qu’il me sourit doucement. Son regard tendre me perturbe, et en même temps, j’aime tellement quand il me regarde ainsi… « Mathéo… » je murmure doucement, mais il saisit mon visage et m’embrasse fougueusement, étouffant mes paroles contre ses lèvres. Je m’accroche à lui, prolongeant son baiser avec ardeur, mes mains venant lentement défaire sa chemise. Puis, sans prévenir et d’un coup de hanches, je le fais basculer pour me retrouver de nouveau sur lui. Je sens ses mains se poser sur mes fesses puis se glisser sous ma jupe et je gémis doucement contre sa bouche. Mes mains s’activent pour défaire la boucle de sa ceinture tandis qu’il me mordille les lèvres. Je me retrouve rapidement en sous-vêtements alors que Mathéo est encore habillé… Certes chemise et ceinture ouverte, pantalon déboutonné mais toujours habillé. Je m’empare de sa bouche et emmêle sa langue à la mienne avec fougue. J’ai l’impression que mon corps est en feu tellement je brûle de désir pour lui. Et pourtant, j’ai déjà profité de lui la nuit dernière mais je ne suis jamais rassasiée. J’ai toujours envie de mon mari, continuellement. Comme lorsque nous étions adolescents… Nous ne pouvions pas rester dans la même pièce sans nous sauter dessus. Autant dire que, du coup, nous faisions l’amour un paquet de fois dans la même journée. Et on ne s’en lassait jamais. Mathéo me rapproche de lui et je me colle contre son corps, mes mains caressant son torse avec une lenteur calculée, s’amusant à passer dans les endroits sensibles. Mon mari met fin au baiser et je reprends une gorgée d’air, le souffle coupé par les baisers que nous échangeons depuis tout à l’heure. Mon front contre le sien, je me mords les lèvres tandis qu’il saisit mon visage entre ses mains et caresse ma joue à l’aide de son pouce.
« J’ai peur de te perdre… » J’ouvre de grands yeux tandis que mon cœur vient de passer de 70 à 250 battements à la minute ! Il bat tellement vite que j’ai l’impression qu’il va exploser. A cet instant, je sais que quoi qu’il se passe, je ne pourrais jamais me détacher de Mathéo. Parce que je suis follement amoureuse de lui. Irrémédiablement, inconsidérément… Il existe une citation à ce sujet : intimité, un mot de huit lettres pour dire voici mon cœur et mon âme, tu peux les mettre en pièce si tu veux. C’est ça. Mathéo peut bien me briser le cœur, me descendre plus bas que terre, me mettre en pièce… Je le laisserais faire, parce que je l’aime. Il est à la fois ma force et ma faiblesse. Ses lèvres se collent aux miennes et je ferme les yeux. Un gémissement s’échappe de ma bouche lorsqu’il commence à caresser ma poitrine et mon ventre. Je lui enlève ses vêtements avec hâte, collant mon corps contre le sien. J’ai envie de le sentir contre moi, en moi. Je le veux, lui, juste lui. Je me fiche bien que nous soyons sur le sol matelassé d’un bar, à côté d’un taureau mécanique. Je me fiche bien de savoir que quelqu’un, n’importe qui pourrait entrer. Le risque de se faire surprendre m’excite encore plus, à vrai dire. Mathéo se redresse, et je me retrouve entre ses jambes. Je me mords la lèvre inférieure tandis qu’il dégrafe mon soutien-gorge, qu’il laisse tomber au sol. « Mathéo… » je gémis doucement tandis que son visage disparaît de nouveau dans mon cou, le dévorant de baisers, et que ses mains s’occupent de ma poitrine. « Moi aussi… » je finis par souffle, en réponse à son j’ai peur de te perdre. Je sais qu’il comprendra, même si je réponds longtemps après. Je joue avec ses cheveux, me mordant les lèvres pour retenir mes gémissements. Il lève la tête vers moi et me saisit les mains tandis que nous nous rallongeons. Je vois son sourire, et ça me fait sourire aussi… Je suis bien là. Je suis heureuse. Ca me suffit. Je n’ai pas le temps de réagir qu’il se retrouve de nouveau sur moi. Je lui lance un regard faussement réprobateur comme pour lui montrer que j’aimais le dominer avant de rire légèrement. J’aime bien quand il est au-dessus de moi, j’ai l’impression d’être protégée, que rien ne peut m’arriver tant que je suis entre ses bras. Il caresse doucement le haut de ma cuisse, et ses lèvres descendent soudainement le long de mon corps, se posant à chaque recoin de ma peau. Je me cambre légèrement en gémissant, me mordant les lèvres. Des vagues de frissons parcourent mon corps au fur et à mesure que la bouche de Mathéo passe sur ma peau. Je sens mon bas-ventre se contracter de plaisir tandis que mon mari remonte pour s’emparer de mes lèvres. Je noue mes bras autour de son cou et prolonge le baiser tandis que je le sens faire glisser mon string.
Je me retrouve nue sous lui. J’enroule mes jambes autour de son bassin, une de mes mains agrippée à sa nuque tandis que la deuxième glisse le long de son torse, le griffant légèrement au passage, avant de s’insérer dans son boxer. Je joue avec son sexe quelques secondes, m’amusant à l’effleurer du bout des doigts pour le provoquer et l’exciter encore plus. Je vois Mathéo se mordre les lèvres face à mon geste et me jeter un regard chargé de désir. Je souris légèrement, d’un air innocent, continuant mes caresses sur son sexe puis je finis par lui retirer son boxer. Il se retrouve nu lui aussi et je mords légèrement sa lèvre inférieure avec un regard aguicheur. Je le veux, maintenant… Et il le comprend apparemment puisque je le sens soudainement entrer en moi. Je lâche un gémissement et me cambre, collant mon corps contre le sien, me sentant presque défaillir de plaisir. C’est bien le seul à me faire cet effet. Sans le prévenir, je reprends le dessus, me retrouvant sur lui. La reine du chevauchement, on a dit ?! Je pose mes mains sur son torse et ondule des hanches de façon rythmée, me mordant la lèvre et fermant les yeux. Il faut quand même se rendre compte de la situation : je suis sur le sol d’un bar inconnu, dans une ville inconnue, en train de chevaucher mon mari alors que n’importe quoi pourrait nous surprendre… Et j’adore ça. Je sens les mains de Mathéo se poser sur mon bassin tandis qu’il m’accompagne dans mes mouvements. Je capture ses lèvres, gémissant contre sa bouche, tandis que j’accélère mes ondulations du bassin, les rendant beaucoup plus sensuelles et profondes.
Au bout d’un certain temps que je ne saurais dire, Mathéo reprend le dessus. J’aime bien dominer, mais lui aussi apparemment ! Une de mes mains glisse sur son torse tandis que l’autre agrippe sa nuque, caresse ses cheveux, tandis que mes lèvres ne se détachent plus de celles de mon mari. C’est fou ce besoin que j’ai de l’avoir près de moi, contre moi… Si je pouvais, je passerai mes journées à l’embrasser ou même juste à me blottir dans ses bras. Peu importe, tant que je suis avec lui. J’ai besoin de lui, bien plus que je ne l’avouerais jamais. Je sens les coups de reins de mon mari s’accélérer, m’arrachant de plus en plus de gémissements. Je suis assez démonstrative comme fille, quand ça me plaît, on le sait. Je n’ai pas envie qu’il s’arrête, plus le plaisir augmente, et plus j’ai envie de lui, c’est assez paradoxal, oui ! Je lui mordille légèrement les lèvres, mon regard planté dans le sien, mon front contre le sien. Je sens l’orgasme arriver et mes ongles s’enfoncent légèrement dans le dos de Mathéo tandis qu’un arc de plaisir traverse mon arc, me faisant gémir une dernière fois, en même temps que mon mari… Je dois dire que sur ce point-là, nous sommes assez fusionnels, on arrive toujours au septième ciel en même temps. La cadence des mouvements de Mathéo ralentit progressivement tandis que j’emprisonne ses lèvres une nouvelle fois, beaucoup plus tendrement qu’avant ce coup-ci. J’ai les bras noué autour de son cou, et aucune envie qu’il se détache de moi. Je veux le garder contre moi pour toujours, voilà ! Si le temps pouvait s’arrêter, ça m’arrangerait. « Je dirais 10 sur 10 pour le coup de reins, voir même 20 sur 10. » je murmure avec un léger sourire amusé, le souffle encore court. Je me redresse légèrement sur mes coudes, ma poitrine se collant au torse de Mathéo, mon visage se retrouvant alors à quelques centimètres du sien. Mes cheveux tombent de part et d’autres de mon visage, en mèches folles. Je me mords les lèvres une nouvelle fois, dévorant mon mari des yeux en silence. Je n’ai pas envie de gâcher ce moment. Pour une fois, j’ai envie de me comporter normalement, et du fond du cœur j’espère que Mathéo aussi. Ca me tuerait que l’on se dispute maintenant… On se disputera demain, ou bien même la semaine prochaine, mais pas aujourd’hui, pas encore une fois. C’est pourquoi je souris légèrement, dépose un léger baiser sur les lèvres de mon mari puis lâche dans un petit rire : « Tu savais que c’était un de mes fantasmes de le faire alors que n’importe qui pourrait nous surprendre ? » Je me mords la lèvre inférieure pour contenir mon sourire coquin. Le pire, c’est que je suis sincère. Sur la liste de mes nombreux fantasmes, celui-là était en troisième position. Le premier étant de le faire au boulot (chose que je n’ai encore jamais fait) et le deuxième étant de le faire sous la douche (ce qui est tout con, mais que je n’ai jamais fait non plus !). « Prochain coup, on réalise un de tes fantasmes ! » J’hausse les sourcils plusieurs fois d’affilés, avec un regard malicieux. Oui oui, je suis bien en train de sous-entendre qu’il y aura une prochaine fois. J’ai dit que je voulais me comporter normalement, au moins le temps d’une journée. Et puis… Est-ce que je passe pour une nympho si je dis que j’ai encore envie de Mathéo alors que nous venons juste de le faire ?
Je jette un regard autour de moi. Le bar est toujours désert, heureusement. Enfin je me fiche bien de me faire surprendre, je ne suis absolument pas pudique et je n’ai pas honte de grand-chose, mais je crois que Mathéo fera une crise cardiaque si quelqu’un entre. Je passe une main dans mes cheveux et regarde mon mari. « Bien que ce soit agréable, très très très agréable de te voir nu… On devrait se rhabiller avant que quelqu’un n’arrive, non ? » Et pourtant, j’ai à peine fini ma phrase que j’agrippe soudainement la nuque de Mathéo pour l’embrasser fougueusement. J’ai croisé son regard, j’ai eu une pulsion, je n’ai pas résisté. Je joue quelques secondes avec la langue de mon mari, m’accrochant à son cou. « Tu es… » Je l’embrasse de nouveau avant de continuer ma phrase : « … un tentateur, je suis incapable de… » Allez hop, nouveau baiser. « … te résister… » je lâche dans un souffle, ma bouche contre sa bouche, en mêlant de nouveau ma langue à la sienne. Je finis, à grand renfort de volonté, par décoller mes lèvres des siennes, essoufflée. Je pose une main sur les yeux de Mathéo pour cacher son regard et pouffe légèrement de rire. « Arrête de me regarder comme ça, ou je cède de nouveau à la tentation ! » Je ne suis même pas sûre qu’il se rende compte de la façon qu’il a de me regarder… Mais en tout cas, ça me rend folle, et ça me donne envie de lui sauter dessus de nouveau. J’enlève ma main de ses yeux, me mords la lèvre et souffle un coup pour calmer mes hormones. Je me redresse totalement, me retrouvant assise avec Mathéo à califourchon sur mes jambes… Chaud cacao les enfants. Je lève les yeux vers lui puis dépose quelques baisers sur son torse pour le provoquer avant de m’extirper de sous lui et d’attraper mon string et mon soutien-gorge que je remets, lançant au passage son boxer à Mathéo. Il nous faut quelques minutes pour nous rhabiller, surtout parce qu’environ deux ou trois fois, j’ai perdu l’équilibre sur le sol matelassé et je me suis effondrée sur mon mari. Et donc quand une nana vous tombe droit dessus et rigole un moment avant de se relever, forcément, ça fait perdre du temps ! Mais nous finissons par nous rhabiller totalement. Je me mets de debout et regarde Mathéo. « Je te préférais sans tes vêtements. » Je le cherche encore. C’est plus fort que moi, c’est dans ma nature. J’ai toujours été comme ça, il m’a toujours connu comme ça. A le chercher continuellement, à l’exciter, le provoquer… C’était mon passe-temps favori quand nous étions adolescents. Je sors du sol matelassé. Au moment où je pose les pieds sur le plancher dur, j’entends la porte du bar s’ouvrir et deux hommes entrent. Ils nous adressent un bref signe de tête avant de se diriger vers le comptoir. Je me tourne vers Mathéo avec une furieuse envie de rire et lui tire légèrement la langue. Lorsqu’il arrive à mes côtés, je m’appuie contre son torse et pouffe. « On l’a échappé belle ! » je chuchote, les yeux brillants de malice. Oui, ça me fait rire de savoir qu’à seulement deux ou trois minutes près, ces deux hommes nous auraient surpris nus, Mathéo et moi. Ils marmonnent entre eux, nous jetant parfois quelques regards. « Tu crois qu’ils ont devinés ? » je murmure avec une moue innocente, me mordant les lèvres pour ne pas éclater de rire. Je m’amuse comme une petite folle. Je me racle légèrement la gorge. « Tu veux un autre cocktail, ou on va voir ailleurs si y’a des trucs intéressants à explorer ? »
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Dim 4 Mar - 23:57
And I need you now tonight, And I need you more than ever, And if you'll only hold me tight, We'll be holding on forever, And we'll only be making it right, Cause we'll never be wrong together, We can take it to the end of the line
Ses mains se promenant le long de mon torse et ses lèvres qui captivaient les miennes me donner l'impression d'exister, d'être désiré par celle que j'aimais plus que tout au monde. C'est seulement sous ses caresses, sous ses baisers, sous ses regards que j'ai l'impression Mathéo, le vrai, celui qu'elle a vraiment connu. Elle était à présent complètement nue alors que de mon côté, mon boxer recouvrait mes parties intimes. Je me pinçais violemment la lèvre, voir son corps somptueux, magnifique d'aussi prés me donnait des frissons. Elle était magnifique, avec son corps de rêve, et à ce moment je me disais que j'étais sans doute des plus chanceux hommes qui existent... Je ne l'avais rien que pour moi. Je me mordais la lèvre tellement fort que je pense qu'elle aurait put saigner. Et sans attendre une seconde de plus, je me rallongeais de nouveau sur elle, mes lèvres attrapant les siennes par la même occasion. Je mourais pour ses baisers fougueux et remplis de passion. Aucune autre fille ne pouvait me faire l'effet qu'Atéa me faisait. Parce que quand j'étais en face de ma femme, j'avais l'impression d'être faible et de ne pas pouvoir lui résister, c'est comme si je dépendais d'elle et de ses humeurs, à cet instant, elle pouvait faire tout ce qu'elle pouvait de moi, je ne lui refuserais rien. Parce que j’étais tombé en esclavage, de ses baisers, de ses caresses... C'était indescriptible comme sentiments, il y avait trop d'émotions qui se mélangeait en moi mais mon cœur battait la chamade et j'avais peur de craquer, qu'à un moment ou un autre il loupe un battement ou s'arrête complétement tellement l'émotion était forte beaucoup trop forte. Alors c'était ça le bonheur, c'était ça prendre du plaisir, se sentir désirer et avoir l'impression d'exister ? Je soupirais tandis que ma main caressait son ventre, sa peau si douce... On était dans un trou perdu, dans un bar, n'importe qui pouvait entrer et nous surprendre mais alors... qu'est-ce que je m'en fichais parce qu'à cet instant, à part elle, plus rien ne comptait. Alors, oui, j'en avais rien à faire si quelqu'un entrait, je voulais rester prisonnier de ses bras, rester au creux de son cou et sentir les battements de son cœur. Je voulais qu'elle continue de m'embrasser de la sorte, qu'elle me garde prés d'elle et que ce moment que nous étions entrain de partager dure encore et encore.
Pendant que mes baisers se faisaient de plus plus intenses au niveau de son cou, elle fit descendre doucement ses mains le longs de mon torse, elle m'excitait comme un fou et jouait avec moi, je me rendais compte. Je n'arrivais plus à me contrôler, j'étais trop faible face à elle.. Elle fit entrer sa main dans mon boxer et un simple contact me fit frissonner tout le corps, c'est remarquable l'effet qu'elle me fait. Je me reculais, mordant ma lèvre et fermant les yeux pendant qu'elle caressait, jouait avec mes parties les plus intimes. Ca l'amusais alors que mon désir montait au degrés le plus haut. Ma bouche vint se coller à la sienne m'obligeant ainsi à intérioriser un gémissement. Je perdais tous mes moyens, je pensais vraiment pouvoir être un peu plus fort que ça mais en fait non, j'étais loin d'être aussi fort que je le prétendais. Au fond, c'était juste Atéa, une fille mais quand cette fille vous fait perdre la tête, la, ça devient tout autre chose. En plus, elle m'avait répondu, elle avait dit qu'elle aussi avait peur de me perdre. Je ne sais pas exactement pourquoi j'ai dit ça à ce moment là mais c'était la pure vérité, j'avais peur de la perdre, peur de la voir partir et m’abandonner parce que je crois que c'est la pire chose qui puisse m'arriver et je me retrouverais seul, sans savoir quoi faire pour la retenir ou l'empêcher de partir, j'ai jamais été doué pour les mots doux ou gentils, c'était pas moi, ça ne me ressemblait pas. J'étais genre carrément plus à l'aise à dire des trucs super méchant que je ne pensais pas plutôt que de dire des choses gentils et que je pensais. J'étais compliqué comme mec, on me l'a déjà dit. Je pousse ma tête un peu en arrière en me mordant la lèvre, ses caresses allaient me rendre dingue, je l'a vois qui sourit, contente de l'effet que ça me fait, alors que j'étais sur le point de craquer, poussant un soupir de plaisir.. Alors que j'étais à bout, et contre toute attente elle s'arrête et fais descendre mon boxer. Mon regard était chargée de désir, je l'a voulais. Et à présent que j'étais nu, plus rien me retenait. Je tourne mon regard vers elle, j'aime lorsqu'il y a cette espèce de connexion entre nous, j'aime lorsqu'on se comprend d'un simple regard. Je ne me fis pas prier et deux petites secondes plus tard, j'entrais en elle, unissant ainsi nos corps pour n'en faire plus qu'un. Elle lâche alors un gémissement, m'arrachant par la même occasion un sourire béat. Je n'ai plus le temps de penser à n'importe quoi d'autre, mon front vint se coller contre le sien, plantant ainsi mon regard dans le sien. On était unis et plus rien n'existait, pas même le fait qu'on était sur un matelas à côté d'un taureau mécanique dans un bar et que n'importe qui pouvait entrer. J'en avais rien à foutre de ça, j'étais avec Atéa, ma femme, celle que j'aimais plus que tout, celle qui avait la valeurs de la prunelle de mes yeux. Je commençais alors un mouvement de vas et viens en elle tandis que ses mains vinrent se poser sur mon dos, elle lâchais un gémissement à chaque fois que j'allais un peu plus loin ou un peu plus loin. Je montais petit à petit, je gravissais les cieux, mon désir, mon plaisir montait, atteignant des valeurs remarquables. A chaque fois c'est pareil au final, elle me fait perdre la tête... Même si on l'avait fait la veille, ce matin, je l'a voulais toujours autant. Ma raison de vivre. Mes mouvements de plus en plus vite, tandis que mes lèvres se collaient à son cou, déposant ainsi un baiser puis un deuxième avant de venir se poser sur ses lèvres. Et on a échangé un baiser fougueux, remplis d'émotions.
Sans que je me rende compte de ce qui se passait, elle inversa nos positions, se retrouvant ainsi au dessus de moi. Qu'est-ce que je disais ? Elle aime dominer cette fille, elle aime être au pouvoir. Atéa présidente, c'est vraiment pas le moment pour mes conneries la... Bref. Elle reprend les choses en main, et je me laisse faire pour une fois. D'habitude, c'est toujours moi qui commande, toujours moi qui suis au dessus, mais cette fois, c'était différent. Tout était différent. Tout. Et j'aimais ça. Elle commence à onduler de façon rythmée des hanches. Elle était douée. Atéa a appris des choses en ces six où on a pas couchés ensemble. Hum... Intéressant. Mes mains se posent au niveau de ses hanches, l'aidant dans ses mains avant de remonter dans son dos, en l'a caressant. Une de mes mains quitta son dos et vint se positionner sur sa poitrine. Mes yeux se fermaient sous ses coups, m’arrachant un soupir de plaisir, puis un deuxième... J'ouvris alors les yeux, avant de me rendre compte qu'elle se rapprochait dangereusement de moi. Ses ondulations se faisaient de plus en plus rapide, et sa bouche vint se coller à la mienne. On échangea de nouveau un baiser fougueux, il n'y avait même plus de mots assez puissants pour exprimer ce que je ressentais. Mes mains se positionnèrent sur son bassin pendant que je lui mordillais la lèvre. L'ultime moment approchait pendant que le plaisir montait, montait et montait... J'étais au sixième ciel, on était au septième ciel. Je pris une énorme inspiration, fermant de nouveau les yeux et me mordant les lèvres pour m'empêcher de gémir. J'étais pas du genre à montrer ce que je ressentais, même dans ces moments là. J'inversais rapidement les positions, pour reprendre les choses en main, elle fatiguait je le sentais. Elle se mit alors sur le dos tandis que ma main vint se poser sur sa joue, la caressant doucement. Ses mains à elle caressait mon torse tandis que mes coups de reins se faisaient de plus en plus violent. Je vins poser mon front contre le sien et on se regardait dans les yeux. C'est magique et j'avais l'impression de retrouver cette alchimie qui nous avait autrefois unis. Elle me mordille doucement la lèvre inférieure, je craque, je divague, je sens ma tête tourner, je suis à bout, et l'orgasme arrive, m'arrachant un long soupir et gémissement et Atéa également. Le septième ciel. On a toujours été synchro, même dans ces instants là. Je ferme les yeux, expire longuement avant de me mordiller la lèvre. Mes mouvements se font largement plus lents, ses bras noués autour de mon cou, elle rapproche sa tête pour lier nos lèvres. C'était un baiser moins violent, moins fougueux que les précédents. Mais il était toujours autant agréable. Je me retire doucement d'elle en poussant un long soupir et en l'a regardant dans les yeux. Je.. je me sentais bizarre. Aujourd'hui, à cet instant, j'étais bien. J'étais heureux, comblé.. « Je dirais 10 sur 10 pour le coup de reins, voir même 20 sur 10. » Je souris amusé. Elle était merveilleuse, même dans ces moments là, elle trouve la pointe d'humour. « Tes petites ondulations étaient pas mal, non plus. J'ai aimé. » Je me mords la lèvre avant de reposer mon front contre le sien. La respiration saccadée, je sentais son souffle chaud sur moi. Elle se relève doucement, collant ainsi sa poitrine à mon torse pendant qu'on se regarde toujours dans les yeux.. Je ne voulais pas dire plus de choses de peur de disperser la magie qui nous entourait. Oui, c'était un moment magique qui ne devait pas être gâché. Je lui affichais alors un petit sourire « Tu savais que c’était un de mes fantasmes de le faire alors que n’importe qui pourrait nous surprendre ? » Euh, non je ne savais pas et à vrai dire, j'étais ravi de l'entendre. Ca veut dire qu'elle a apprécié deux fois plus. « Et donc, c'était comment ? Je t'ai pas déçu j'espère.. C'était comme tu l'espérais ? » Elle dépose un rapide bisous sur mes lèvres, on est toujours aussi proches et à vrai dire, je n'ai absolument pas envie de bouger « Et c'est quoi THE fantasme ? Tu l'as déjà fait ou.. ? » Elle dit que la prochaine fois ce sera un de mes fantasmes, trop biiiiiiiien ! « Intéressant... Tu ne seras pas déçu ! » Mais des fantasmes, j'en avais pleins, la voiture, la douche, la forêt... Bref, ne pas penser à ça, pas penser à ça... Hééé mais je rêve où elle vient de dire qu'il y aura une prochaine fois ?! Haan ouais ouais ouaaiiiis ! Jackpot !
« Bien que ce soit agréable, très très très agréable de te voir nu… On devrait se rhabiller avant que quelqu’un n’arrive, non ? » Là, elle marque un point. « Bonne idée, t'imagines quelqu'un entre et nous voit comme ça ?! » Si quelqu'un débarque et nous surprend à poil, je pète les plombs ! Je serais trop gêné, trop... Aaah l'horreur ! Je me relève immédiatement et commence à chercher mes habits tout en restant assis. Si quelqu'un débarque, je saurais pas où me mettre ! Vous imaginez le truc ! La hooooooooooonte ! Même pas le temps d'attraper mon boxer qu'elle pose ses lèvres sur les miennes. Wow. Ca me fait toujours autant d'effets sauf que là, on était pressé, fallait s'habiller ! Ma conscience me dit de me retirer mais... elle laisse sa langue jouer avec la mienne et là, c'est juste pas possible, pas moyen de résister. Je me laisse alors plus ou moins faire tout en prolongeant son baiser, j'ai la crainte que quelqu'un débarque... Roh et puis tant pis hein ! Je pose ma main sur sa nuque et la rapproche un peu plus.. « Tu es… » Je la laisse pas finir, emprisonne de nouveau ses lèvres contre les miennes tout en posant ma main contre sa taille pour la rapprocher un peu plus « … un tentateur, je suis incapable de… » elle m'embrasse de nouveau, j'étais prêt à repartir là, même si on venait de le faire, je dirais pas non à ce qu'on recommence. « … te résister… » elle va arrêter de parler oui ? Et me laisser l'embrasser tranquillement ? Elle laisse de nouveau sa langue se mêler à la mienne et je serre un peu plus ma main contre sa nuque pour l'empêcher de bouger et de se retirer une nouvelle fois. A bout de souffle, je retire ma main pour la laisser se dégager, j'étouffe presque, j'ai besoin d'air et pourtant, j'ai envie de continuer à l'embrasser... Elle se retire alors, à bout de souffle également avant de me dire en souriant « Arrête de me regarder comme ça, ou je cède de nouveau à la tentation ! » « Tu crois que c'est facile pour moi de résister peut-être ? » Elle pose sa main sur mes yeux et... Je me mords la lèvre. Mon regard me trahis tant que ça ?! Je l'a regardais d'une manière douce, tendre mais qui montrait que je l'a désirais. J'avais limite les yeux qui brillaient, scintillaient mais je ne pensais pas que ça se remarquait à ce point. Je souris tout de même et quand elle finit par enlever sa main, je recommence à chercher mes habits. Allez hop, le boxer, la chemise et enfin le pantalon. Ouf. Ça y est, même si... « Je te préférais sans tes vêtements. » paf, elle vient d'atérire sur moi. Bah Bravo ! Elle se relève et je lui souris amusé. « Je te préfère largement sans vêtements aussi. Mais t’inquiète, t'auras l'occasion de me revoir tout nu » J'ai pas le temps d'en dire plus, il y a des gens qui entrent. Je fais d'abord les gros yeux en regardant Atéa puis finit par boutonner le haut de ma chemise.
« On l’a échappé belle ! Tu crois qu’ils ont devinés ? »[/b][/color] J'en ait aucune idée et je préfère même pas savoir.. Bah, de toute façon, il pensent ce qu'il veulent ! Tant qu'ils ne nous ont pas surpris en pleine action... J'hausse les épaules en faisant une grimace puis m'approche d'elle « Tu veux un autre cocktail, ou on va voir ailleurs si y’a des trucs intéressants à explorer ? » Il faut absolument sortir de ce bar. Je passe ma main autour de son épaule et l'approche vers moi « On va voir ailleurs. Je... On va découvrir ce que ce village peut bien cacher. » Et on finit par sortir du bar. Aucune idée d'où est-ce qu'on pouvait aller et encore moins de ce qu'on pourrait faire. Je garde ma main autour de son épaule et l'approche de moi pour déposer un baiser sur front. Je tourne ma tête vers la droite et oh, une cabine photo ! PARFAIT! « Viens ! » Je commence à marcher vite, limite je cours et une fois arrivé devant la cabine, j'affiche un immense sourire. On allait pouvoir prendre des photos et immortaliser cette journée. D'habitude, j'aime pas trop les photos et tout ce tralala mais là... cette journée était unique et représentait beaucoup à mes yeux et j'en voulais un souvenir. Une photo. Que je pourrais garder dans mon porte monnaie ou que je pourrais mettre dans un cadre et je l'a regarderais quand on se disputera ou quand on se parlera plus. Je tire les rideaux et vois le siège pour prendre les photos. On allait poser une fesse chacun sur le siège, sinon on rentrait pas. J'entre en premier et non, en fait pas moyen qu'on s’asseoit à deux. Je prend alors toute la place alors qu'elle me regarde genre " mais t'es sérieux, tu vas prendre une photo seul ?!" je souris et lui fais un signe de la tête « Assieds toi sur mes genoux. J'veux pleins de photos. Ça restera en bons souvenirs. » Elle s'exécute et s'assoit sur mes genoux. Première photo, ce sera une photo normale, avec nos jolies sourires. Une fois que c'est fait « Des grimaces maintenant ! » et hop, c'est fait aussi. Et pour la dernière photo ?! Oh j'ai une idée. « Une normal pour la route avec de jolis sourires ?! » Elle semble d'accord, alors elle affiche son radieux sourire, son sourire colgate magnifique, elle peut me faire craquer juste avec son sourire, oh punaise je... je m'éloigne là. Donc, on fait genre une pause naturelle, avec un sourire crétin mais c'est pas grave, c'est pour la bonne cause. 3... 2.. et au dernier moment, je tourne son visage vers le mien et l'embrasse. Et voilà, la troisième photo. Nous, entrain de nous embrasser. J'y tenais à une photo comme ça et puis je suis sûre que c'est la plus belle des trois.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Lun 5 Mar - 20:54
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
« Et donc c’était comment ? Je t’ai pas déçu j’espère… C’était comme tu l’espérais ? »« C’était encore bien mieux que je l’espérais… » je murmure en me mordant les lèvres. C’est vrai que je me suis imaginée plus d’une fois le faire alors que n’importe qui pourrait me surprendre, mais ce qui vient de se passer là, dans ce bar, c’était… C’était bien mieux que tout. Bien mieux que n’importe quel rêve que j’ai pût faire à ce sujet. De plus, réaliser un de mes fantasmes avec Mathéo, ça rend la chose encore meilleure. C’est toujours meilleur quand on le fait avec la personne qu’on aime… Et moi, j’ai Mathéo dans la peau. Littéralement. Ca ne sert à rien que je le nie, je suis folle de lui. De sa voix, de son sourire, de ses gestes. J’aime tout chez lui, ses qualités comme ses défauts. Il n’est pas parfait, mais personne ne l’est. Moi je l’aime lui, juste lui. Même quand il est odieux, même quand il me parle mal, je continue de l’aimer… Parce qu’au fond, c’est ça l’amour, non ? Aimer l’autre malgré ses défauts. De toute façon, j’aime tout chez Mathéo. Même la façon qu’il a de me hurler dessus, j’aime. Non, je ne suis pas masochiste, juste amoureuse. Ce qui revient au même, d’un certain point de vue. « Et c’est quoi THE fantasme ? Tu l’as déjà fait ou… ? » Je rigole légèrement. « C’est un truc con mais mon premier fantasme, c’est de le faire au boulot. Peu importe que ce soit à mon boulot ou non, juste le faire au bureau quoi. Et non je ne l’ai jamais fait. » Je me pince les lèvres avec un petit sourire. Je ne réalise pas mes fantasmes avec n’importe qui. Il n’y a qu’avec Mathéo que j’ai envie de les réaliser. Rien qu’avec lui. Mais je me garde bien de lui dire, je ne peux pas lui dire. « Intéressant… Tu ne seras pas déçue ! » J’hausse un sourcil et lui lance un regard taquin. « J’ai hâte de voir ça, alors. » Je lui tire légèrement la langue en riant. On finit par se rhabiller totalement, juste à temps puisque deux mecs entrent dans le bar. Je vois Mathéo me faire les gros yeux, ce qui me fait pouffer de rire. Je suis obligée de mettre une main devant ma bouche pour cacher mon énorme sourire. J’ai envie d’éclater de rire, j’ai du mal à garder mon sérieux. La situation m’amuse follement. Surtout que je vois bien aux regards des gens qui viennent d’entrer qu’ils ont compris ce que nous venions de faire Mathéo et moi. Je ne peux m’empêcher de lâcher un rire. Mon mari passe sa main autour de mon épaule et m’approche de lui. J’enfouis ma tête dans son cou pour cacher mon fou rire. Je suis hilare, je n’arrive pas à m’arrêter… Je n’y peux rien, je m’amuse comme une petite folle. « On va voir ailleurs. Je… On va découvrir ce que ce village peut bien cacher. » J’hoche juste la tête, toujours morte de rire, incapable de parler.
Je laisse Mathéo me guider jusqu’à l’extérieur du bar, et une fois dehors, j’inspire pour retrouver mon sérieux. Je m’essuie légèrement les yeux, je pleure de rire, il faut le faire quand même. Je pouffe encore une fois. « Désolée. Une fois que je commence à rire, j’ai du mal à m’arrêter… » je lâche en me mordant les lèvres pour ne pas repartir dans une crise d’hilarité. Mathéo m’approche de nouveau de lui et dépose un baiser sur mon front, ce qui me fait sourire. Je pose ma tête sur son épaule quelques secondes. Pour une fois, on ressemble à un couple normal… Cette pensée me rend heureuse. Je pourrais au moins dire que, l’espace de quelques heures, nous nous sommes comportés normalement. « Viens ! » Je n’ai pas le temps de lui demander où il va qu’il commence à marcher. Oh la ! Il vient de passer la quatrième vitesse ou quoi ? Il aurait pût me prévenir qu’il voulait passer la vitesse lumière. Ou alors il a décidé de pulvériser le record du monde du cent mètres ? Je ne sais pas, mais en tout cas, il court presque. Un vrai lapin de Garennes ! Il finit par s’arrêter… Devant un photomaton. Malgré moi, je sens mon visage s’illuminer. J’adore les photos. Mathéo n’aime pas tellement ça, mais moi, j’adore. Immortaliser l’instant, conserver un souvenir… Lorsque nous étions adolescents, je me souviens que Mathéo râlait parce que je passais mon temps à le mitrailler de photos. Donc ça m’étonne qu’aujourd’hui, ce soit lui qui ait cette idée ! Ca m’étonne, dans le bon sens ! Ce me fait plaisir. Je souris comme une gamine qui découvre ses cadeaux de Noël. Sauf que la cabine est relativement petite, et Mathéo relativement grand. Une fois qu’il est assis, il n’y a plus de place. Il ne va quand même pas faire une photo tout seul ? Je lui lance un drôle de regard, comme pour le prévenir qu’il n’a pas intérêt à se photographier tout seul. Puis il me sourit, et j’en oublie presque où nous sommes. Mathéo et son sourire… « Assieds-toi sur mes genoux. J’veux pleins de photos. Ca restera en bons souvenirs. »
Je l’écoute donc et m’installe sur ses genoux. OMG, j’ai une tête de folle, je suis toute décoiffée… Forcément, je n’ai pas de brosses à cheveux ! Enfin ça ne me gêne pas, je m’en fiche, je me trouve même plutôt canon avec ma tignasse décoiffée. Ca fait sauvage, manque plus que je me mette à rugir, du genre graouuu ! et c’est bon. Je souris légèrement et la première photo se déclenche. Eeeh ! C’est pas du jeu, je m’y attendais pas ! « Maiiiis ! J’étais pas prête ! » je marmonne avec une voix de gamine en tirant la langue à la machine. Saleté va ! « Des grimaces maintenant ! » Attendez, mettons sur pause quelques secondes ! Mon mari… vient de me proposer une photo… avec des grimaces ? Oh, moi j’adore ça, faire des grimaces, c’est juste que venant de Mathéo, ça me surprend. Déjà qu’il n’est pas photos, alors photos avec grimaces, je vous laisse imaginer… Je sautille légèrement sur ses genoux pour marquer ma joie, et je fais une jolie grimace pour la photo. Ce qui consiste à loucher tout en tordant ma bouche dans un angle bizarre en tirant la langue. Je suis douée pour les grimaces, il paraît que c’est parce que j’ai un visage très expressif. « Une normale pour la route avec de jolis sourires ?! » J’hoche la tête et affiche mon sourire ultra bright que j’obtiens en me lavant tous les jours les dents avec Colgate email diamant, le roi de la blancheur et… Ah merde, on avait dit pas de publicités ! Je souris donc, un vrai sourire, sincère, radieux. Ce me fait plaisir d’être là avec Mathéo à ce moment précis. 3,2… Je n’ai pas le temps de comprendre ce qui se passe. Mathéo tourne mon visage vers lui et en moins d’une seconde, ses lèvres se retrouvent sur les miennes tandis que je ferme les yeux par automatisme, savourant le contact de sa bouche contre la mienne. Et la photo se déclenche, nous immortalisant en train de nous embrasser. Je prolonge le baiser de mon mari, passant mes bras autour de son cou. Fallait pas commencer à m’embrasser, je suis accro à lui, je vais pas réussir à m’en défaire… Au bout de quelques secondes, il décolle ses lèvres des miennes, mettant fin au baiser. Je souris et me tourne vers la machine, qui nous demande de choisir la photo que l’on veut imprimer. Je jette un regard à Mathéo et, sachant qu’il pense la même chose que moi, je choisis la troisième. Celle où on s’embrasse. Je la demande en deux exemplaires, parce que moi aussi j’en veux une hein ! Arf, vieille machine, il faut attendre cinq minutes avant d’avoir les photos. « Cinq minutes ? C’est un ancêtre, ce truc ! » Je me tourne légèrement sur les genoux de Mathéo pour le regarder. Et là, une nouvelle fois, je l’embrasse. Je ne sais pas si c’est son regard, son petit sourire en coin ou juste lui mais je n’ai pas résisté. Je passe de nouveau mes bras autour de son cou, me serrant un peu plus contre lui tandis que ma langue va chercher la sienne pour jouer avec, sensuellement. Je me tourne totalement, me retrouvant assise à califourchon sur lui, une de mes mains posée sur sa nuque, l’autre caressant doucement ses cheveux. Je n’arrive pas à m’éloigner de lui, et de toute façon, il n’a pas l’air de vouloir que je m’éloigne, vu la façon dont il me serre contre lui. Nous avons à peine le temps de reprendre notre respiration, les baisers s’enchaînent sans que je puisse y faire quoi que ce soit, je me laisse simplement emporter… Pour une fois, j’ai envie de faire ce que je veux avec mon mari, sans être gênée, sans penser aux conséquences, sans penser à ce qui se passera le lendemain.
Au bout de cinq minutes, je finis quand même par me détacher de lui avec difficulté, me mordant les lèvres. « Si ça continue, je te déshabille de nouveau… » je souffle avec un petit rire. Ce n’est pas que ça me gênerait, loin de là, et d’ailleurs, mon regard le montre bien mais ça ne serait pas raisonnable. Le photomaton donne sur la rue, et même si nous sommes dans un village paumé, je pense qu’il y a quand même quelques passants. Je regarde Mathéo, effleure doucement ses lèvres avec malice et provocation puis sort de la cabine. Je récupère les photos puis me tourne vers mon mari qui vient de sortir à son tour. « On est un couple de beaux gosses, quand même ! » je lâche en riant, tout en lui montrant le tirage. Et là, je me rends compte que je viens de parler de nous en employant le mot couple. C’est la première fois que je nous désigne comme ça. Parce qu’au fond, même si nous sommes mariés, nous n’avons jamais été un couple à proprement parler. Puis dire couple, ça intègre un « nous ». Or, d’habitude, je dis toujours « toi et moi », comme pour marquer une distance entre Mathéo et moi. Néanmoins, je continue d’afficher mon sourire radieux, ne montrant pas une seule seconde que ce que je viens de dire me fait bizarre. Bizarre dans le bon sens. Après tout, j’ai envie d’être un couple normal avec Mathéo, même si j’ai bien trop de fierté pour le lui dire. Je lui donne les photos puis fouille dans mon sac à main, en sortant des ciseaux. Je vois le regard étonné de mon mari et lui tire la langue. « Tu ne sais pas tout ce qu’une femme planque dans son sac à main ! » J’hausse les sourcils avec un air mystérieux avant de pouffer de rire. Il faut vraiment que j’arrête de me faire rire toute seule, je passe pour une cinglée. Je lui reprends les photos et les sépare. J’en tends une à Mathéo, et je garde l’autre, la rangeant dans mon porte-monnaie, juste à côté d’une photo de Calypso et moi. Je range ensuite mes ciseaux puis sourit.
« Tu risques de penser que je suis un ventre sur pattes mais… J’ai faim. » Je le regarde avec une petite moue. C’est vrai que j’ai faim. Nous avons mangé il n’y a même pas 3 heures mais bon… Je balaye la rue des yeux puis claque des doigts. Je saisis la main de Mathéo, une nouvelle fois, et traverse la route pour atterrir devant une sorte de petit café/restau. Avec un haussement d’épaule, je pousse la porte. Oh, y’a déjà plus de monde ici. Certes, seulement six ou sept personnes, mais c’est plus que ce que nous avons croisés jusqu’à à présent. Puis l’endroit est plutôt agréable pour un petit village totalement paumé. Je regarde Mathéo. « On reste ici ? » Il hoche la tête. Je souris et le tire jusqu’au fond du café. J’ai pas envie d’être au milieu de tout le monde, ils nous regardent comme si nous étions des touristes. Bon d’accord, nous sommes des touristes mais quand même ! Je m’assois face à Mathéo, j’ai à peine le temps de poser mes fesses que la serveuse arrive. Elle s’appelle Speedy Gonzales ou quoi ? Et… Eh ! C’est quoi ce sourire qu’elle lance à mon mari ? Elle veut une baffe ? « Bonjour, que puis-je pour vous ? » Arrêter de dévorer mon mari des yeux, connasse ! Non Atéa, ne t’énerve pas. J’affiche un sourire même si je la fusille des yeux. « Je vais prendre un chocolat chaud avec un muffin au chocolat, une part de tarte aux myrtilles et un brownie. » Oui, j’ai faim. « Ca sera tout ? » C’est quoi ce ton qu’elle prend ? Et ma main dans ta tronche, tu veux aussi ? Je marmonne des paroles incompréhensibles et laisse Mathéo demander ce qu’il veut. La serveuse s’éloigne et j’en profite qu’elle soit de dos pour lui lancer une grimace. C’est puéril, mais moi, ça me détend. En me remettant comme il faut, je surprends le regard de Mathéo et son petit sourire amusé. « Je euh… J’ai faim, donc je suis facilement irritable et elle, elle m’agace ! » C’est une excuse pitoyable pour cacher le fait que je suis juste jalouse que cette grognasse fasse les yeux doux à MON mari. Le mien ! A moi ! Non mais. Faudrait que je pense à lui accrocher une pancarte Propriété Privée dans le dos. Je vois le sourire de mon mari s’élargir légèrement et je lui tire la langue, lui jetant ma serviette en papier à la figure. « Te moque pas de moi ! » Je ris légèrement. La serveuse revient quelques minutes plus tard en roulant des hanches. Non mais elle le fait exprès, en plus. Je vais la tuer, je vais la tuer, je vais la tuer, je vais… « Si vous avez besoin de moi, je suis là-bas. » lance t’elle à Mathéo, posant une main sur son épaule, avec un petit sourire. J’entre-ouvre la bouche, je vais lui enfoncer mon muffin où je pense à celle-là, ça va lui faire tout drôle ! Elle s’éloigne toujours en roulant du cul, tandis que je lui jette un regard noir. « Grognasse. » je ronchonne avec une moue boudeuse.
Je relève les yeux vers Mathéo, m’apprête à dire quelque chose mais mon portable sonne. Oh mais c’est pas vrai ces foutus téléphones ! Je soupire et regarde machinalement l’appelant. Et grimace. « C’est ma mère. Si je décroche pas, je vais en entendre parler jusqu’à Noël prochain… Tiens, tu veux assister à une discussion entre moi et ma garce de mère ? » Oui, je suis insultante envers ma mère mais en même temps, Mathéo va vite se rendre compte qu’elle le mérite. Je décroche et enclenche le haut-parleur. Heureusement que nous sommes au fond du café, il n’y a que Mathéo qui pourra entendre. « Oui, maman ? »« Enfin tu décroches ! Ca fait trois fois que je t’appelle en une heure. »« Oh, désolée, j’étais … Occupée. » Je jette un regard à Mathéo. Occupée à faire l’amour avec lui sur le sol d’un bar. Mais ça, je ne le dirais pas à ma génitrice. « Je me fiche que tu sois occupée, Atéa ! Quand je t’appelle, tu décroches. »« Mmmh… »« Et arrête de marmonner. Où es-tu, là ? »« Oh c’est une très bonne question que tu me poses maman ! Je ne sais absolument pas où je suis, je n’ai pas retenu le nom du village. »« Tu comptes te moquer de moi encore longtemps ? »« Mais c’est la vérité. Ma voiture est tombée en panne sur la route 66 hier, alors Mathéo est venu me chercher le temps de faire réparer la voiture, on a passé la nuit dans un motel et on devait rentrer ce matin, mais vu que j’ai fait une crise d’angoisse et d’hypoglycémie et que j’ai failli m’évanouir, Mathéo refuse que je conduise alors on ne rentre que demain. »« Oh mon Dieu ! » Malgré moi, j’ai un regard étonné. Se pourrait-il que ma mère s’inquiète pour moi ? « J’espère que tu n’as pas confié ta voiture à un n’importe quel garagiste. C’est une voiture de luxe que tu as, si tu la donnes à réparer au premier péquenot que tu croises, il risque de te l’abîmer. » Je soupire et passe une main dans mes cheveux. Je viens de dire à ma mère que j’ai fait une crise d’angoisse et d’hypoglycémie, et tout ce qu’elle retient, c’est ma voiture en panne. Quand je dis que ma mère est une garce qui ne pense qu’à elle et son argent ! « C’est bon maman, je sais encore me débrouiller seule. » « Ca, ça m’étonnerait, tu es tellement empotée. Mathéo était avec toi ? Ca devrait aller alors, ce garçon a la tête sur les épaules. Je suis sûr qu’il préférerait être chez vous plutôt qu’à devoir te supporter. Je me demande comment il fait pour te supporter d’ailleurs. » J’accuse le coup du mieux que je peux, gardant un visage neutre. J’en oublie presque que j’ai le haut-parleur et que Mathéo entends tout. « Bon, qu’est-ce que tu veux, maman ? »« Je n’ai pas le droit de t’appeler ? » « Oh je t’en prie ! »« D’accord, d’accord. Ton père et moi avons une interview la semaine prochaine, et nous voudrions que tu sois là, pour que tu répondes à quelques questions sur nous et notre rôle de parents. » « En gros, vous voulez que je vienne avec un immense et hypocrite sourire pour dire à qui veut l’entendre que vous êtes des parents parfaits alors que tout le monde sait que c’est faux ? »« Atéa ! »« Quoi, je me trompe ? »« Nous nous sommes toujours occupés de toi comme de bons parents et… »« Les bons parents ne menacent pas d’expulser leur enfant du pays. » je lâche d’un ton léger, en remuant doucement ma cuillère dans mon chocolat chaud. Je sens ma mère se figer à l’autre bout du fil. Fallait pas me chercher. Je suis gentille, mais je déteste mentir et jouer les familles modèles et heureuses alors que nous sommes loin de l’être. « Calypso aurait accepté. » C’est à mon tour de me figer. Amener Calypso dans la conversation, c’est mesquin. « Laisse Calypso en dehors de ça, maman. »« Il n’empêche qu’elle aurait dit oui. »« Sauf que, malheureusement, Calypso n’est plus là et qu’il s’agit de moi. »« C’est bien dommage ! Nous avons perdu la meilleure de nos filles. » Outch. Mange toi ça Atéa. Je ne sais pas si elle le pense ou non, si elle dit cela juste pour me faire mal ou pas, et je m’en fous. Je pince les lèvres et inspire un grand coup. « Continuez comme ça, et vous allez aussi perdre la deuxième. Au revoir maman. » je lâche avant de raccrocher brusquement. J’éteins carrément mon portable, car je sais qu’elle va me rappeler une dizaine de fois. Elle déteste que je lui raccroche au nez, mais c’était soit ça, soit je l’insultais.
Je pose les yeux sur Mathéo et sourit. « Tu vois, je ne te mens pas quand je te dis que ma mère est une salope. » Au fond, ça me fait mal mais je ne le montre pas. A me voir comme ça, on pourrait croire que je m’en fiche, que ça ne me touche pas. C’est faux. Evidemment que ça me tue ce que ma mère vient de me dire, mais je préférerais encore être mangée vivante par des asticots que de le montrer. Mathéo connaît un peu mes parents, pour les avoir vu à notre mariage et parce que nous dînons ensemble des fois, mais face à lui, ma mère et mon père se montrent toujours très courtois et attentionnés avec moi. Ils cachent bien leur jeu. Là, il vient d’avoir un aperçu de ce que sont vraiment mes parents. Je soupire et prends une bouchée de tarte à la myrtille. « La prochaine fois que ma mère m’appelle, fais-moi penser à ne pas décrocher, d’accord ? » Je lâche un petit rire. Puis sourit soudainement d’un air malicieux. Il vient de se mettre du chocolat chaud au-dessus de la lèvre en buvant, et ça me fait sourire. « Bouge pas… » Je me redresse légèrement et me penche par-dessus la table qui nous sépare. Délicatement, je lèche le chocolat tout en le regardant dans les yeux. Je le cherche, oui. Je lui mordille délicatement la lèvre avant de poser ma bouche contre la sienne quelques secondes, avec douceur. Puis m’éloigne de lui en souriant. « Tu avais du chocolat au-dessus des lèvres. » J’aurais pût me contenter de lui essuyer avec mon pouce, comme le ferait toute personne normale mais… C’est tellement plus amusant à ma manière. « Dis… Je sais que je devrais pas prêter attention à ce que dit ma mère mais… Ca t’as pas embêté, de venir m’aider, hier ? » Je me pince les lèvres et baisse légèrement les yeux. Je m’en voudrais que Mathéo se soit forcé à me venir en aide si il avait d’autres choses de prévues. « Surtout qu’en plus, tu t’es fait taper dessus par ma faute. D’ailleurs, ça va, ton arcade ? Ca te fait pas trop mal ? » Je relève les yeux vers lui avec un petit sourire.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Ven 9 Mar - 22:52
Je sais pas pourquoi j'avais envie de faire des photos en fait. Sans doute, parce que je voulais immortaliser ce moment qui paraissait magique à mes yeux. C'était rare qu'une journée se fasse sans qu'Atéa et moi nous nous disputions pas... Et même si ce matin, on était au bout de la crise, la atinée s'était plutôt bien déroulée, ça veut dire qu'on était sur la bonne voie, qu'on était peut-être sur la voie de la réconciliation. Mes lèvres contre les siennes, je l'avais pris par surprise, ce qui rendait le baiser d'avantage plus beau. Elle posa ses mains autour de mon cou tandis que je me contentais juste de prolonger le baiser. Ca devait être juste un smack pour la photo à la base, mais vous savez, lorsque pour les rares fois ma femme et moi nous nous embrassons, ça devient difficile de nous séparer. Après quelques instants, je me retire, prenant une grande inspiration, oui je commençais sérieusement à manquer d'air. Je souris et elle me sourit, une sorte d'alchimie commence à naître entre nous et... la machine se met à parler, nous demandant de choisir la photo. T'as tout gâché machine, je te déteste. Evidemment, je voulais prendre la troisième photo, celle où nos lèvres étaient scellés, c'est la plus belle et Atéa était du même avis. Elle l'a sélectionna donc et un message s'afficha sur l'écran « Cinq minutes ? C’est un ancêtre, ce truc ! » Là je suis d'accord, voyez-vous. Mais je pense que cinq minutes, ça passe vite non ? Elle est toujours assise sur mes genoux et je l'a sens se tourner. Mais pourquoi elle se tourne en fait ? Ohh, interessant la tournure que prenne les choses. J'arque un sourcil et affiche un sourire amusé pendant qu'elle se retrouve à califourchon sur moi. Une de ses mains caressait mes cheveux tandis que l'autre s'enrouler autour de mon cou. Nos langues s'entremêlaient, se cherchaient, se caressaient tandis que mes mains se placèrent de part et d'autre de sa taille, la serrant d'avantage contre moi. Mes mains entrèrent alors sous son chemisier alors que notre baiser au départ passionné devint fougueux.« Si ça continue, je te déshabille de nouveau… » Arrête de me chercher Atéa, je vais finir par craquer. Et ce n'est vraiment pas le lieu idéal pour le faire parce que sur le siège super pas confortable d'un photomaton, très peu pour moi ! « Est-ce que tu te rend au moins compte de la difficulté que j'ai à résister pour ne pas te sauter dessus ? » Je lui murmure ça au creux de son oreil en murmurant presque. Je finis par déposer un doux baiser mais cette fois sur sa joue alors que quelques secondes plus tard, elle effleure tout doucement mes lèvres avant de se lever brusquement et de sortir de la cabine. Elle me rend dingue. Et le pire, c'est qu'elle arrive à faire de moi ce qu'elle veut. Je souris alors amusé pendant qu'elle récupère notre photo.
« On est un couple de beaux gosses, quand même ! » Le mot couple sonnait tellement bien en sortant de sa bouche. Je pose mes yeux sur elle tandis qu'elle fixe notre photo, ne se rendant même pas compte du regard doux que je posais sur elle et du sourire tendre que je lui affichais. Couple. Même si on avait jamais utilisé ce mot pour nous désigner, on en était un en fait et cette pensée élargit mon sourire. Je regarde notre photo et... elle a raison ! Elle est vraiment sublime, enfin, ON est vraiment sublime. « T'as vu ça, nos enfants vont être magnifiques ! » Ouais ben c'est sortis tout seul hein ! Des fois, il me faut du temps pour que l'information monte au cerveau genre, comme maintenant ! Voilà c'est mâlin d'avoir dit ça Mathéo, BRAVO ! Et là, j'étais enore pire que Lucas dans les Frères Scott, j'étais pitoyable ! Maintenant elle va croire que je veux des enfants avec elle. Oui, evidemment que je veux des enfants avec elle, enfin non, pas pour l'instant... Ca m'énèrve, je m'embrouille ! Ce que j'essaye de me dire en fait, c'est que faire des enfants maintenant serait une mauvaise idée. Malgré nos trois ans de mariage, on est pas encore prêt... On est jamais d'accord, même sur des conneries, l'un pense l'inverse de l'autre ! Et puis c'est pas parce qu'on ne s'est pas entretué une matine que ça y est, nous allions être les meilleurs parents au monde, faut être réaliste. Le truc, c'est que je n'y ait jamais vraiment pensé au fait que je pourrais avoir des enfants avec Atéa... Mes parents n'attendent que ça.. Et je pense que ce serait une bonne idée d'avoir un mini Mathéo ou une mini Atéa.. faut pas que je pense à ça, je vais mettre mon cerveau dans un état pas possible. J'essaye d'afficher un sourire mais c'est un sourire complétement débile, je me décide enfin à tourner ma tête vers Atéa tout en ayant l'air un peu moins gêné mais je crois que ça ne marche pas trop... « J'ai pensé à voix haute c'est ça ?! » Crétin ! Imbécile ! Evidemment que t'as pensé à voix haute, elle ne s'est pas immiscé dans ton esprit et elle ne peut pas savoir ce que tu penses si tu ne le lui dis pas et là BAM ! Tu viens de faire une grosse connerie alors essayes de te rattraper merde ! « Oui ben en fait.. ce que je voulais dire c'est que si un jour on a des enfants... bah ils seront beaux, voir magnifique et je... » J'essayais de trouver des arguments pendant que je parlais mais rien à faire, je trouvais rien, nada, nothing. Je craiiinds ! Sauvez-moi ! Qu'est ce que je pouvais bien dire d'autre ?! J'avais même pas réfléchis en disant ça et maintenant... Je lève les yeux au ciel puis soupire avant de continuer « ...je suis entrain de m'enfoncer dans ma connerie.. »
Elle plonge sa main dans son sac et en sort... une paire de ciseaux ? J'hallucine. Mais elle a tout dans son sac ? « Tu ne sais pas tout ce qu’une femme planque dans son sac à main ! » « Tu me fais peur parfois, tu sais » Elle doit vraiment avoir de tout, je fronce les sourcils en fixant son sac... que peut-il se cacher là dedans ? Je ne le saurais sans doute jamais mais.. maintenant je sais qu'il faut se méfier des femmes et de leur accessoir fatale ! Elle découpe les deux photos et m'en tend une que je place à côté de celle de notre mariage dans mon porte monnaie. Et voilà, les deux plus beaux jours de ma vie. Parce que mine de rie, ça me faisait un bien fou de passer autant de temps avec ma femme, de profiter d'elle, de son sourire et de ses regards tendres. Parfois, j'ai vraiment envie de former un vrai couple avec elle et pourquoi pas une famille. Mais pour ça, il faudrait qu'on réussisse à s'entendre, et aujourd'hui, c'est le cas « Tu risques de penser que je suis un ventre sur pattes mais… J’ai faim. » Bizarrement, moi aussi j'ai faim. Je ne sais pas si c'est le fait qu'on est couché ensemble ou quoi qui nous a donné faim mais mon ventre est limite entrain de crier famine. « Tu manges trop, pas étonnant que tu sois grosse » Je l'a regarde en tentant tant bien que mal de pas éclater de rire, je savais très bien qu'elle allait mal le prendre, elle a du mal à digérer tout ce qui concerne son poids, mais ça m'amuse de la taquiner de la sorte. Enfin là, fallait surtout que j'essaye de me rattraper histoire qu'elle ne m'achève pas avec un des objets qu'elle a dans le sac « Je plaisente ma Téa d'amour, t'es loin d'être grosse, puis moi aussi j'ai faim » Je place ma main autour de son épaule avant de me rendre compte du surnom que je venais de lui donner. TEA D'AMOUR ?! AMOUR ?! Mais aaah, mon cerveau est en mode pause ou quoi ? Punaise, je craiiiinds... eh mais attendez c'est quoi le soucis en fait ?! C'est ma femme et je l'appelle mon amour si je veux d'abord... Enfin là, ça va surtout paraître super bizard vu que d'habitude, ma femme et moi on ne se donne pas de surnom, on s'insulte plutôt mais bon... Je respire calmement, il faut rester zen. Zen. Atéa semble repérer un restau, tant miiieux ! Elle m'attrape par la main - c'est cool, on se prend la main comme un vrai couple et tout - et on se pointe devant le café. Sans plus tarder, on entre et on s'installe.
« On reste ici ? » « Ouais, ça a l'air pas mal. » Je tourne ma tête et vois qu'on est entouré par quelques personnes par ci par là, ça l'air calme et chacun s'occupe de ce qu'il y a dans son assiette donc... C'est chouette comme endroit. La serveuse arrive rapidement pour prendre nos commandes et... je rêve où elle me jette un drôle de regard ?! Ok d'accord, ne fais pas attention Mathéo, c'est rien en plus ta femme va encore faire une crise si tu réponds aux avances de cette fille. Tu t'es déjà battu hier soir, tu ne vas quand même pas recommencer ?! Je suis sûre qu'Atéa n'aime pas les hommes violents... Ohw la voix off dans ma tête, ta gueule un peu non ?! Je suis capable de penser par moi même et si j'ai envie de trouver la serveuse sexy bah je... ah non, en fait elle est laide. « Je vais prendre un chocolat chaud avec un muffin au chocolat, une part de tarte aux myrtilles et un brownie. » Elle a faim la petite, et moi aussi d'ailleurs. La serveuse se tourne vers moi en affichant un sourire limite dragueur.. Euh non, PI, pas interessé d'abord « Je veux aussi un chocolat chaud avec un cookie et.. oh un peu de gâteau au chocolat et ce sera tout » Elle s'éloigne rapidement et je jette un petit coup d'oeil à Atéa. Elle lui fait une gimace, ma femme vient de faire une grimace à la serveuse sans doute parce quelle a compris ce que 'jai compris aussi : elle me faisait des avances. J'affiche un sourrire en coin tout amusé, elle n'aime pas que la serveuse me fasse des avances, autant que je n'aime pas que le garagiste la drague sous mes yeux et voilà qu'Atéa vient d'égaliser le score mes amis. « Je euh… J’ai faim, donc je suis facilement irritable et elle, elle m’agace ! » « Excuse bidon non acceptée, faut trouver mieux » Mon sourire sélargit de plus en plus tandis qu'elle prend en main une serviette me la balance dessus. Classe. Cela a pour effet de me faire rire « Par hasard... Tu serais pas un peu... jalouse ?! » « Te moque pas de moi ! » Et voilà qu'elle se met à rire aussi.
« Si vous avez besoin de moi, je suis là-bas. » Désolé chèrie, mais je suis mariée à la belle créature qui se trouve en face de moi ! Haha ! Je lui affiche un sourire tout de même forcé puis me tourne vers Atéa « Grognasse. » Elle me fait rire. Comment peut-elle être en rogne à ce point alors que.. ouais mais je l'a comprend en fait vu que je suis la représentation même de la jalousie. J'crois qu'il n'existe pas pire que moi. Oh et puis d'abord c'est ma femme hein donc c'est normale que je veuille pas qu'on lui fasse les yeux doux ou des avances, je n'aime pas partagé et Atéa est rien qu'à moi « Rooh tu vas pas nous faire une crise hein, de toute façon je n'ai d'yeux que pour toi... » Et oh punaise, mais il faut vraiment que j'apprenne à la fermer un peu. Bon, c'est dit, voilà, tant pis. Et puis c'est à cause d'elle si je dis autant de choses gentilles d'abord ! C'est parce que j'ai pas l'habitude qu'on reste ensemble sans se disputer. Donc, pour une fois qu'on joue au couple normal ben... je me laisse emporter mais je vais trop loin, c'est ça le problème ! Je ressemble à un adolescent amoureux qui aborde la fille de ses rêves pour la première fois. Pitoyable. Pire même. Mais la vraie question c'est est-ce qu'il existe un pire que pitoyable ?! AH ben oui, ça s'appelle Mathéo McCorner. Hé mais c'est quoi cette sonnerie ? « C’est ma mère. Si je décroche pas, je vais en entendre parler jusqu’à Noël prochain… Tiens, tu veux assister à une discussion entre moi et ma garce de mère ? » Je fais une petite grimace avant de répondre « T'es sûr que ce soit une bonne idée ? »
Elle s'en fout carrément de mon opinion et de ce que je pense en fait vu qu'elle décroche et met sur haut parleur. Ca promet. « Je me fiche que tu sois occupée, Atéa ! Quand je t’appelle, tu décroches. » Et ben ça commence fort ! Wow ! Doucement Madame Neverson, pas la peine de crier comme ça surtout qu'Atéa était réellement occupée... à faire l'amour avec moi certes mais ça aurait été hum.. pas bien de dire ça à Maman Neverson ! Elle n'« J’espère que tu n’as pas confié ta voiture à un n’importe quel garagiste. C’est une voiture de luxe que tu as, si tu la donnes à réparer au premier péquenot que tu croises, il risque de te l’abîmer. » Je fronce soudainement les sourcils puis pose mes yeux sur Atéa. Mais je rêve, dîtes moi que je rêve ! Atéa venait de lui dire qu'elle était restée coincé sur une route, dans un coin paumé, qu'elle avait fait une crise ce matin et la seule chose que sa mère trouve à dire est à propos de la voiture ?! Mais cette femme est sans coeur ou quoi ?! Elle est horrible ! Je sais très bien qu'Atéa a toujorus dit qu'elle était horrible mais je pensais qu'elle exagérait mais en fait... pas du tout ! Au contraire, les mots qu'Atéa utilisaient nétaient pas assez fort pour la décrire ! « Ca, ça m’étonnerait, tu es tellement empotée. Mathéo était avec toi ? Ca devrait aller alors, ce garçon a la tête sur les épaules. Je suis sûr qu’il préférerait être chez vous plutôt qu’à devoir te supporter. Je me demande comment il fait pour te supporter d’ailleurs. » Même pas vrai d'abord ! Je préfère mille fois être avec elle plutôt que de rester tout seul à la maison ! Et puis je suis son mari, elle est ma femme et c'est mon rôle de m'occuper d'elle et de rester avec elle quand ça va pas. Je place une main devant ma bouche, je crois halluciné... Et là, je me dis que j'ai de la chance de pas être tombé sur une mère comme la sienne... « C’est bien dommage ! Nous avons perdu la meilleure de nos filles. » Et là, c'en est trop ! Comment ose-t-elle ? Atéa est sa fille merde ! Ce qui mintrigue ausis, c'est le fait qu'Atéa ne bronche pas, comme si sa mère lui disait des mots doux à la place de telles cruauté, elle ne réagissait même pas... Est-ce qu'elle a prit l'habitude d'entendre de telles horreurs ou elle veut simplement ne pas se montrer faible devant moi ?! Parce qu'il est impossible que je crois au fait que de tels mots ne l'atteignent pas... Elle est ma femme et je l'a connais. Même si parfois, elle se montre très dure, au fond c'est une personne sensible. « Tu vois, je ne te mens pas quand je te dis que ma mère est une salope. » Elle affiche tout de même un petit sourire. Et en plus, elle trouve la force et le courage de sourire. C'est officiel, je l'admire.
Je ne trouve rien à dire, non en fait, je ne sais même pas par où commencer... Et puis, il faut faire attention, trouver les mots justes pour lui montrer que je suis là, qu'elle peut compter sur moi mais sans la brusquer ou la frustrer. Je prend ma tasse de chocolat chaud, j'en bois une gorgée, et je... « La prochaine fois que ma mère m’appelle, fais-moi penser à ne pas décrocher, d’accord ? Bouge pas... » Je n'ai pas le temps de lui répondre ou même d'assimiler ce qu'elle me dit que je l'a vois se pencher et venir vers moi... Elle me regarde dans les yeux avant de venir mordiller ma lèvre sur un endroit précis. Ceci se transforme rapidement en baiser et j'aime ça. J'en ait jamais assez de ces baisers qui soit dit en passant me font un drôle d'effets. Et puis, ça me fait tout drôle de faire comme si on était un vrai couple. De partager un repas, rigoler et même nous embrasser comme si on était le couple le plus heureux qui existe alors que c'est loin d'être le cas. « Tu avais du chocolat au-dessus des lèvres. » Ca explique tout. J'ai l'impression que c'est surtout un moyen pour m'embrasser mais, je m'en fiche, du moment qu'elle m'embrasse, je ne dis pas non...« Je devrais me mettre souvent du chocolat sur les lèvres alors.. » Je l'a regarde dans les yeux et lui souris « Dis… Je sais que je devrais pas prêter attention à ce que dit ma mère mais… Ca t’as pas embêté, de venir m’aider, hier ? Surtout qu’en plus, tu t’es fait taper dessus par ma faute. D’ailleurs, ça va, ton arcade ? Ca te fait pas trop mal ? » Je savais bien que les mots que sa mère avait employé l'avait touché bien plus qu'elle ne le montrait...
J'avais déjà oublié le bordel d'hier soir. Avec tous les événements qu'il y a eut entre temps, j'ai l'impression que ça remonte à loin... « Non ça ne me fait pas mal, ne t'inquiète pas et en plus, c'était pour une bonne cause alors.. » Je souris de nouveau. Oui, c'étai tpour une bonne cause parce qu'il est hors de question que je laisse ma femme se faire draguer sous mon nez, et puis quoi encore ?! Devant moi en plus, il l'a qualifie de sexy alors que je suis juste là ! Il y a des limites à ne pas dépasser ! Elle baisse les yeux, gênée ? Elle n'a pas à l'être ! Honteuse ? Encore moins ! Je pose mes mains sur les siennes et lui ordonne « Lève les yeux, Atéa » Elle s'exécute et je lui affiche un sourire réconfortant. Jétais bien tenté de lui dire "si, ça m'a dérangé de venir, t'as même fait foiré tous mes plans" evidemment, c'était plus une blague qu'autre chose mais quelque chose me dit que ce n'est vraiment pas le moment de rigoler... « Alors écoutes, si je suis venu c'est parce qu'il était hors de question que je te laisse toi, ma femme, dans un trou paumé, alors qu'il n'y a personne pour t'aider. J'aurais été mort d'inquiétude et j'aurais surtout culpabilisé s'il t'arrivait un truc » Je me lève puis déplace ma chaise que je pose à côté d'elle avant de m'asseoir à nouveau. Oui, je voulais être le plus prés possible d'elle. Une fois à ses côtés, je pose mes mains sur ses joues, et relève son visage pour être sûr qu'on se regarde dans les yeux « Et puis, quel genre de mari abandonnerait sa jolie femme, dis moi ? ...Ca faisait longtemps qu'on s'était pas vu aussi, tu me manquais et je voulais te voir. » Je trouve que je passe trop aux aveux ce soir... pas vous ? Je dépose un rapide baiser sur ses lèvres avant de lui sourire « Il y a un truc que j'ai envie de te dire depuis quelques temps maintenant.. » Mais putain ma bouche, tu vas la fermer un peu ?! Y a des trucs que j'ai pas envie de lui dire moi, il y a des choses qu'il faut pas qu'elle sache ! Interdit ! « ... Est-ce qu'on pourrait avoir un chat ? » Oh putain de merde ! Oh bordelou de merde ! Oh le con ! Oh l'imbécile, le crétin et le double imbécile ! Comment est-ce possible d'être aussi bête, hein monsieur je suis un con de première ? Putaiiiin, j'ai grave pas assurer, je le saiisss ! « Euh non.. c'est pas ce que je voulais dire ! Enfin, si, j'aimerais beaucoup qu'on ait un chat mais c'est pas trop le sujet... Je... Je... » Punaiseeeeuh je ressemble à un disque rayé qui veut plus tourner, faut vraiment que j'assure là « Tes parents ne se rendent pas compte de la chance qu'ils ont de t'avoir. T'es unique dans ton genre et... je crois que je ne me rends pas compte non plus de la chance que j'ai de t'avoir à mes côtés.. Donc, venir ici avec toi n'a pas été une corvée, mais plutôt un choix que je ne regrette pas... » Je tends ma tête vers elle et dépose un tendre et doux baiser sur ses lèvres « Cette fois, c'est toi qui avait du chocolat.. » Evidemment, ce n'était pas vrai, ça sentait l'excuse à deux balles mais j'avais envie de l'embrasser c'est tout ! « J'aimerais que tu viennes avec moi chez mes parents. On pourrait rester quelques jours et tu verrais que tous les parents ne sont pas comme les tiens. »
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Sam 10 Mar - 22:59
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
« T’as vu ça, nos enfants vont être magnifiques ! » Woh. WOH ! Woh woh woh ! Stop ! Pause ! Arrêt sur image ! Nos est égal à nous. NOS enfants ? Comme dans lui et moi faire un bébé ? Voir même plusieurs, parce qu’il a dit NOS, et pas notre. Enfants, bébés, babas, babas au rhum ! Merde, pourquoi je pense à de la bouffe quand Mathéo me parle d’enfant ? OH MON DIEU, je vais être une mère cannibale, c’est ça ? Pourquoi Freud n’est jamais là quand on a besoin de lui ? J’voudrais bien qu’il vienne me ramoner le cerveau –et pas autre chose, bande de pervers- pour tenter d’analyser ce que ça signifie quand je pense à la bouffe alors qu’on me parle de bébés. Faut avouer que bébés et babas, c’est presque pareil, y’a qu’une voyelle de différence. Un peu comme papa et pipi, caca et coco, … Non, stop ! Atéa, tu divagues… Vague… Arf ! Mon cerveau marche à cent à l’heure, j’ai du mal à rebrancher mes neurones là. Enfants, magnifiques, nos. NOS ! Du genre Mathéo pense à avoir des enfants avec moi ? Mauvaise idée, mauvaise idée ! Je veux pas. Enfin si. Enfin non ! Peut-être, je sais pas, je crois. Bien sûr… Bien sûr que si je dois avoir un bébé un jour, il sera de Mathéo. Evidemment ! Aucun autre homme ne sera le père de mes enfants, alors bien sûr que je veux des gosses de mon mari mais… Pas maintenant. Nous sommes pire que des gamins, lui et moi ! On se dispute tout le temps, il râle pour rien, je pique une crise d’hystérie tous les quatre matins… Comment voulez-vous qu’on élève un môme de cette façon ? Pauvre enfant, il ira se pendre dès qu’il aura appris ce que ça veut dire. « J’ai pensé à voix haute c’est ça ?! »« Non, je suis une adepte de la télépathie, tu l’ignorais ? » Je ne peux m’empêcher de pouffer de rire. Non mais Atéa ! Arrête de faire la conne, c’est sérieux. Sérieux ? Merde alors, je savais même pas que ce mot faisait partie de mon vocabulaire. Je lève les yeux vers Mathéo, qui m’affiche un sourire idiot et un air gêné. « Oui ben en fait.. ce que je voulais dire c’est que si un jour on a des enfants… bah ils seront beaux, voir magnifique et je… je suis en train de m’enfoncer dans ma connerie.. » Je porte une main à ma bouche pour cacher mon sourire amusé. C’est plus fort que moi, je le trouve… Incroyablement attendrissant. Mignon. A tenter de se justifier et à s’enfoncer encore plus. On dirait moi, c’est marrant. Je me mords les lèvres et plisse le nez, tentant de refouler le petit rire que j’ai envie de lâcher. « Oh tu sais, du moment qu’ils ont tes yeux et ton sourire, ça sera forcément les plus beaux bébés du monde. » Ah non ! Voilà qu’il me contamine. C’est sorti tout seul, je l’ai pensé trop fort. Je voulais pas dire ça, je voulais juste le penser, le garder dans mon cerveau quoi ! Mais non, la phrase a voulu jouer à Prison Break, elle a voulu s’échapper et elle a réussi ! Cerveau, va falloir renforcer la sécurité, tu déconnes là.
Allez, mission détournement de sujet ! Je plonge la main dans mon sac et saisit les ciseaux. « Tu ne sais pas tout ce qu’une femme planque dans son sac à main ! »« Tu me fais peur parfois, tu sais. » J’éclate de rire, découpe les photos puis range le tout avant de lancer un regard taquin à mon mari. « Et encore, j’ai pas pris mon bazooka portatif avec moi cette fois. Il rentre pas dans ce sac à main, celui-là c’est le petit sac, j’ai aussi le grand à la maison, où je range mes mitraillettes et mes fusils à pompes. » J’affiche un air sérieux mais je sais que mon regard rieur me trahit. Oui, je déconne, mais j’ai faim, alors je dis n’importe quoi ! T’as pas besoin d’avoir faim pour dire des conneries, Até… Aspen ?! Sors de ma tête, je t’ai pas invité. Bon d’accord, t’as raison mais quand même ! La faim, ça empire ma connerie, voilà. Mouais, j’te crois pas… Dis donc toi, va voir Bao au lieu de t’infiltrer en douce dans mon esprit. Oh mon Baooooo ! C’est ça Aspi chérie, mais va chanter ailleurs, tu veux ? En plus, t’es même pas vraiment dans ma tête, je suis sûre que je délire à cause de la faim. Quoi, tu connais pas la télépathie, Até ? T’es pire qu’une voix off, tu le sais ? Et si, mais pour faire de la télépathie, faut être calme, et toi, tu n’es JAMAIS calme Aspen ! Mais si, je suis très calme, sauf quand je vois Carter ou McConnard, ou quand je peux plus m’acheter de chaussures, où quand je croise l’autre Bernie Kardashian là d’ailleurs tu sais qu’elle a couché avec mon Bao, celle-là ?, où quand…. OH ASPEN REGARDE ! Y’A BAO DERRIERE TOI ! … Aspen ? Ah, elle est partie ! « Tu manges trop, pas étonnant que tu sois grosse. » Pardon ? Je me tourne vers Mathéo, l’air outré, avec mon regard de jedi. Ouais va s’y Até, étripe ce lapin crétin de McConnard, bain de saaaaaaaang ! Aspen, oust ! Je rêve ou mon mari vient de me dire que je suis grosse ? Il va s’en prendre une, celui-là ! Normalement, je ne suis pas susceptible sur mon poids mais quand ça vient de mon mari, ça m’énerve, ça m’agace, ça m’exaspère ! « Je plaisante ma Téa d’amour, t’es loin d’être grosse, puis moi aussi j’ai faim. » ajoute t’il en me saisissant par les épaules. Je me décontracte et lui donne un petit coup dans le torse, en faisant la moue. « T’as intérêt à plaisanter, sinon je te sors la bombe lacrymo de mon sac, tu vas voir ! » Non mais vraiment, il… Téa d’amour ? Attendez, quoi ? D’abord il me parle d’enfants, maintenant il me donne un surnom ? Il s’est drogué ? OhmonDieuohmonDieuohmonDieu ! Je ne peux pas m’empêcher d’esquisser un sourire débile. J’aime bien quand il me donne des surnoms… C’est mignon, puis… Reconcentration Atéa ! Mission repérage de restau, allez hop hop ! Ah, celui-là, il a l’air pas mal !
Et effectivement, il est plutôt pas mal comme restau. Bon la serveuse est une sale conne qui drague mon mari, mais que voulez-vous, rien n’est parfait. Surtout pas cette serveuse avec ses grosses fesses et sa tête de grognasse à la Paris Hilton. Je suis sûre que c’est même pas une vraie blonde ! … Je parle de la serveuse là hein, pas de Paris, je m’en contre-fous de la Hilton moi. « Je euh… J’ai faim, donc je suis facilement irritable et elle, elle m’agace ! »« Excuse bidon non acceptée, faut trouver mieux. »« Je… Mais elle… Argh ! » je m’énerve tout en balançant ma serviette à la tête de mon mari. « Par hasard… Tu serais pas un peu… jalouse ?! »« Te moque pas de moi ! » je marmonne en riant, mais en détournant tout de même le regard avec un air innocent. Jalouse ? Mais pas du tout ! J’ai juste envie d’attraper cette serveuse, de lui tailler les oreilles en pointe, de lui arracher les tripes et de la pendre avec avant de lui couper les orteils et de les lui enfoncer dans le nez et les oreilles… Mais jalouse ? Non ! « Rooh tu vas pas nous faire une crise hein, de toute façon je n’ai d’yeux que pour toi… »« Oh… Tu… Woah. » Alors là, bravo Atéa pour cette réplique intelligente et spirituelle ! Tu vas décrocher un prix Nobel avec ça, au moins. Un vrai génie, mais oui. Je me mords la lèvre et baisse la tête, sentant mes joues rougir. Merde, je rougis ! Comme une collégienne amoureuse. Je rougis ! Au secours, à l’aide, SOS ! Oh, mon portable a entendu mes prières, il sonne. Pour une fois, je suis presque heureuse d’avoir ma mère au bout du fil, ça m’évite de me comporter comme une idiote face à Mathéo. Enfin heureuse, c’est relatif quand on voit la conversation que j’ai avec ma grognasse de mère. Certes, j’ai l’habitude. Mais bordel, ça fait toujours aussi mal… Je ne le montre pas, parce que je déteste montrer mes faiblesses mais j’ai mal. Ce que m’a dit ma mère me tue littéralement. Ce n’est pas le fait qu’elle me compare à Calypso, non. Je sais que ma sœur était meilleure que moi, plus gentille, plus polie, plus douce, plus malléable… Je le sais. Mais quand votre mère insinue qu’elle préférerait vous voir morte, ça déchire. Parce que ma mère est peut-être une garce, mais elle reste ma mère. Et dans le fond, je l’aime. Et puis, si elle avait raison ? Et si Mathéo aurait préféré rester à Pasadena plutôt que de venir me chercher ? « Non ça ne me fait pas mal, ne t’inquiète pas et en plus, c’était pour une bonne cause alors.. » Je fais un petit sourire puis baisse les yeux. Gênée de l’avoir dérangé hier, honteuse parce qu’il s’est pris des coups pour moi.
« Lève les yeux, Atéa. » Je relève doucement la tête et voit le sourire réconfortant que m’affiche Mathéo. Ca me fait sourire à mon tour, mais ça n’empêche pas les paroles de ma mère de tourner en boucle dans ma tête. « Alors écoutes, si je suis venu c’est parce qu’il était hors de question que je te laisse toi, ma femme, dans un trou paumé, alors qu’il n’y a personne pour t’aider. J’aurais été mort d’inquiétude et j’aurais surtout culpabilisé s’il t’arrivait un truc. » J’esquisse un petit sourire mais continue de fixer ma part de tarte aux myrtilles, jouant avec ma serviette en papier. Mathéo, s’inquiéter pour moi ? C’est encore un concept nouveau que j’ai du mal à avaler. Soyons logique, ça fait trois ans qu’il me répète qu’il me déteste, qu’on s’hurle dessus à longueur de temps, alors les petites attentions, les mots gentils… Nous ne sommes pas habitués, ni lui ni moi. Et j’ai peur, parce que je nous connais. Aujourd’hui, on se comporte normalement –et ça fait un bien fou- mais la semaine prochaine, nous sommes capable de nous engueuler à en faire trembler les murs de la maison. Faut pas croire, mais nous sommes très doués pour tout gâcher, mon mari et moi ! Je sens Mathéo se rapprocher, et je n’ai pas le temps de relever la tête qu’il saisit mon visage entre ses mains et me force à le regarder dans les yeux. « Et puis, quel genre de mari abandonnerait sa jolie femme, dis moi ? » Je souris légèrement. Il vient de dire que j’étais jolie… C’est peut-être con, mais ça me fait plaisir. « Ca faisait longtemps qu’on s’était pas vu aussi, tu me manquais et je voulais te voir. » Voilà toute la logique de Mathéo et moi : nous habitons sous le même toit, mais nous sommes capables de rester des jours et des jours sans nous voir… Il faut dire que Mathéo est très doué pour m’éviter, et inversement. A partir du moment où il y a un malaise entre nous, soit il migre chez sa sœur, soit je m’enferme dans ma chambre sans en sortir dès que je sais qu’il est à la maison. Avant-hier, ça faisait environ une semaine que nous ne nous étions ni vus, ni parler. Depuis que nous avions couchés ensemble alors que nous étions bourrés, en fait. « Toi aussi, tu me manquais… » je marmonne avec un petit sourire, juste avant qu’il ne déposer un léger baiser sur mes lèvres. « Il y a un truc que j’ai envie de te dire depuis quelques temps maintenant… » Euh, il me fait quoi là ? On dirait une réplique de film romantique, vous savez la réplique qui vient juste avant le je t’aime du héros et…
« … Est-ce qu’on pourrait avoir un chat ? » … D’accord. Mathéo ne jouera jamais dans un film romantique, c’est certain. J’hausse un sourcil et lui jette un regard interloqué. Pour le coup, s’il voulait me surprendre, c’est gagné, je ne m’attendais vraiment pas à ça. « Euh non.. c’est pas ce que je voulais dire ! Enfin, si, j’aimerais beaucoup qu’on ait un chat mais c’est pas trop le sujet… Je… Je… »« Mathéo, tu bafouilles. » je le coupe doucement en esquissant un petit sourire en coin. Je n’arrive même pas à lui en vouloir, il est trop attendrissant à bafouiller et à vouloir s’expliquer. Bordel de merde, pourquoi m’a-t-on donné un mari aussi mignon et attachant ? « Tes parents ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de t’avoir. T’es unique dans ton genre. » Mignon, attachant, rassurant… « Et… je crois que je ne me rends pas compte non plus de la chance que j’ai de t’avoir à mes côtés.. Donc, venir ici avec toi n’a pas été une corvée, mais plutôt un choix que je ne regrette pas… » Rectification : mon mari est parfait ! Je ne peux pas m’empêcher de sourire. Je voudrais lui répondre mais il pose tendrement sa bouche contre la mienne, et j’en oublie ce que j’avais en tête. Je ferme les yeux et prolonge doucement son baiser jusqu’à ce qu’il se détache de moi. « Cette fois, c’est toi qui avait du chocolat.. »« Je vais faire comme si c’était vrai ! » je réplique d’un ton amusé en lui tirant la langue. C’est une excuse qu’il vient de me sortir, un faux prétexte et j’aime bien le taquiner. Je souris légèrement et lui caresse la joue quelques secondes. OMG, lui caresser la joue ? On dirait une grand-mère ! Mamie Atéa ! Manquerait plus que je lui pince les joues en faisant des agou agou et là, je deviendrais totalement gâteuse. Mon Dieu, tuez-moi, des fois je mérite que ça. « Merci mon chéri. » ARGH ! Mon chéri ? Mon chéri ?! Sérieusement ? Putain Atéa ! Mais il se passe quoi dans ma tête !? Voilà, il me dit deux-trois trucs gentils et moi, je commence les surnoms affectueux. Je me reprends et continue comme si de rien n’était : « Merci d’être venu hier, merci d’être resté aujourd’hui, de m’avoir calmé et maintenant de me rassurer… Juste merci. » je murmure. Puis un petit sourire malicieux éclaire mon visage. « Et c’est d’accord pour le chat, à condition d’en trouver un gentil et mignon. »
« J’aimerais que tu viennes avec moi chez mes parents. On pourrait rester quelques jours et tu verrais que tous les parents ne sont pas comme les tiens. » Je lui lance un regard interloqué. Chez ses parents ? Est-ce qu’il sait que je les apprécie que très peu ? Bon, c’est vrai, je ne les connais pas tellement… Il faut dire que je me suis braquée dès le début, vu que je n’avais pas envie de me marier. Je prends une bouchée de tarte à la myrtille puis tourne mon regard vers Mathéo. « Tu sais que la dernière fois que nous avons dîné avec tes parents, ta mère m’a dit que j’avais grossi ? » Euh oui, il sait parce que j’avais quitté la table en gueulant. Certes, j’étais revenue m’excuser après et Mathéo avait sorti que je m’étais énervée parce que j’avais mes règles –oui, mon mari a un humour spécial parfois- mais bon… « D’ailleurs, elle m’en veut toujours de lui avoir hurlé dessus ? » je marmonne en finissant ma tarte. Je bois une gorgée de chocolat puis regarde mon mari. « Après tout, pourquoi pas. Si tes parents acceptent que la folle furieuse que je suis vienne chez eux, pourquoi pas. Ca me donnerait une occasion de les connaître un peu mieux. » Je souris légèrement et entame mon muffins. J’en suis à la moitié lorsque miss pouffiasse, alias la serveuse, revient à l’attaque. Elle roule du cul, papillonne des cils et nous demande de sa voix de grosse niaise si nous avons besoin de quelque chose. Elle prend appui sur la table, se penchant légèrement, mettant ainsi ses seins –je suis sûre que c’est des faux !- quasiment sous le nez de Mathéo. Oh putain la conne. Je vais la tuer. « Dis donc, espèce d’allumeuse, t’as fini de coller tes nichons sous le nez de mon mari ?! » Merde. C’est sorti tout seul. Je porte une main à ma bouche tandis qu’elle me jette un regard faussement étonné. « Oh, désolée, je pensiez que vous étiez sa mère. » J’ouvre de grands yeux. Là c’est trop ! Attention, Atéa attaque. Je vais lui faire ma prise de l’écureuil, elle va rien comprendre ! Ouais, prise de l’écureuil, c’est Alvin qui m’a appris ça l’autre jour, quand Sheldon avait le dos tourné. Je me lève brusquement et me plante face à elle. Enfin, face à ses seins en plastiques, parce qu’elle est plus grande que moi… Mais ça ne me fait pas peur. Je suis Xena la guerrière moi ! « Bien sûr, fous-toi de ma gueule, espèce de tarte ! T’as très bien vu qu’il était avec moi et je suis sûre que c’est même ça qui te titille la noisette ! Alors ouais, je suis d’accord, il est carrément canon, sexy, hot, beau comme un Dieu et tout ce que tu veux, mais c’est MON mari. Alors tu vas aller baver ailleurs, sinon je t’explose ta fausse poitrine siliconée, c’est clair ? » Elle me regarde avec des yeux haineux quelques secondes, puis lâche d’une voix menaçante : « Sortez d’ici sinon j’appelle le patron et c’est lui qui vous met dehors. » Elle ne s’adresse qu’à moi en vérité. Je le sais parce qu’elle lance un nouveau sourire enjôleur à Mathéo. Je vais la… PLAF ! Oops, mon chocolat vient de lui atterrir dessus. Elle dégouline, la nénette. Heureusement pour elle, le liquide n’était plus chaud, mais à peine tiède, donc ça ne la brûle pas… Ca lui remet juste les idées en place. Je lui lance un sourire hypocrite. « Pas la peine d’appeler le patron, je connais la sortie. » je lâche froidement avant de sortir du restau à grands pas. Une fois dehors, je passe une main dans mes cheveux et me mets à faire les cents pas. « Oh merde Atéa, tu déconnes ! Mais pourquoi je l’ai agressé comme ça ? Ah non mais elle l’a mérité, elle n’avait qu’à pas essayer de draguer Mathéo. Non mais c’est vrai ça, comme si elle n’avait pas vu qu’il est avec moi. Non mais c’est tous des péquenots ici, merde. Oh mon Dieu, j’aurais pas dût faire ça, oh non ! Mais c’est bien fait pour sa tronche ! Mais je suis horrible comme nana ! Oh mon… » Je m’interromps soudainement car, en me retournant, je me retrouve face à Mathéo. Je plaque une main sur ma bouche et avant qu’il n’ai le temps de dire quoi que ce soit, je me mets à débiter 45 mots à la seconde : « Pardon, pardon, pardon ! Je suis désolée, si je te jure ! Enfin je suis pas désolée pour cette grognasse, elle l’a mérité son chocolat dans la gueule, cette espèce de… Aah je recommence ! Non pardon mon chéri, je voulais pas mais elle m’a énervé et puis… Désolée, en plus t’as même pas eu le temps de finir de manger à cause de moi. Si t’as encore faim tu me le dis hein, je te trouves un truc à manger, je t’achète quelque chose, parce que c’est de ma faute. Non vraiment pardon, je devrais réfléchir avant d’agir je sais, mais j’y peux rien tu sais, c’est plus fort que moi. Tu m’en veux pas ? Dis ? S’il te plaît ! Et si t’as encore faim, je te jure, je me débrouille pour te trouver quelque chose ! » Je lui lance un regard suppliant et fais la moue, jouant nerveusement avec mes doigts. « Puis d’abord, toi aussi tu t’es battu hier hein ! Et pour les mêmes raisons, parce que je me faisais draguer, alors… Puis si je la laissais faire, la harpie là, elle allait bientôt se déshabiller devant toi je suis sûre ! Oh non face d’ange, je suis désolée, vraiment. Je te jure ! Je m’excuse pas souvent mais là c’est vrai… S’il te plaît, ne m’en veut pas. Je suis idiote, j’ai pas réfléchi, c’est juste qu’elle t’as collé ses seins sous le nez et… Ca m’a énervé ! Je suis désolée… » Je m’arrête soudainement de parler et baisse les yeux. Arf, bravo Atéa ! « J’ai encore tout gâché… » je marmonne en détournant le regard. Et en plus, il commence à pleuvoir ! On se croirait dans un putain de film romantique à la con, là où les héros s’engueulent ! Je vais aller me pendre.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Dim 11 Mar - 23:31
« Merci mon chéri. Merci d’être venu hier, merci d’être resté aujourd’hui, de m’avoir calmé et maintenant de me rassurer… Juste merci. Et c’est d’accord pour le chat, à condition d’en trouver un gentil et mignon. » « Ne me remercie pas, c'est normale et je serais toujours là quand tu auras besoin de moi, toujours... » Elle m'a appelé mon chéri ! C'est trop mignon, trop craquant. C'est... c'est comme si on était un couple normal, un vrai couple composé de deux personnes qui s'aiment et qui se donnent des petits surnoms affectifs. Atéa et moi étions evidemment pas comme ce genre de couple mais ça montrait qu'avec un peu de bonne volonté, on est capable de faire beaucoup de choses, notamment de se comporter comme de vrais adultes, de rester ensemble sans se disputer, de partager de bons moments... Et elle a dit oui pour le chat ! TROP BIEN ! J'aime bien les chats puis d'abord moi je veux un chaton, un tout mimi. Je suis sûr qu'une fois qu'on en aura un, on se disputera pour lui; je nous connais trop bien ! Je prend une gorgée du chocolat chaud puis pose mes yeux sur elle. « On ira le choisir ensemble, le chaton » Je rêve ou la serveuse nous fixe ? Fais pas attention Mathéo, c'est des détails, tu dois pas y faire attention... J'ai alors une idée brillante, oui ça m'arrive ! Et je lui demande de passer quelques jours chez mes parents. Je suis sûr que si elle apprend à les connaître, elle va les adorer et puis, ça lui fera du bien de changer un peu d'air !
« Tu sais que la dernière fois que nous avons dîné avec tes parents, ta mère m’a dit que j’avais grossi ? » Euh.. Elle n'a pas tord. La dernière fois, ma mère a fait une réflexion sur le poids d'Atéa, et celle-ci l'avait mal prit. Dans le fond, ma mère ne voulait pas être méchante avec elle, elle pensait juste qu'Atéa était enceinte et qu'on le leur cachait. Bon, j'avoue que c'est l'histoire la plus stupide qui existe... genre Atéa enceinte ?! C'est juste impossible... Surtout qu'on couche pratiquement jamais ensemble à part la semaine dernière et ces deux derniers jours. En plus, ni elle ni moi voulons d'enfants. Peut-être un jour dans une époque lointaine mais là, on était tout sauf prêt ! Tiens, ça me fait penser à la réflexion que j'ai fait sur les enfants il y a une bonne vingtaine de minutes, très malin sur ce coup Mathéo, tu m'épates, bravo ! Tu mérites même un oscar pour ça ! Heureusement pour moi, elle ne l'avait pas mal prit, elle a juste rigoler. Et je pense qu'elle ne s'y attendait vraiment pas, du coup, elle ne savait pas trop quoi dire. Punaise, je fais des gaffes des fois, c'est incroyable comme je peux être un boulet.. Oh et elle a ajouté que ce serait parfait s'ils avaient mes yeux ou mon sourire. C'est donc les deux choses qu'elle apprécie le plus chez moi ? J'avais bêtement souris et je n'avais même pas trouver quoi lui répondre... Pathétique. Pourtant, j'aurais très bien put lui dire qu'il vaudrait mieux qu'ils lui ressemblent parce qu'elle est tout simplement, belle, mignonne, magnifique et dans ce cas là, nos enfants seraient de vrais bombes. Mais non, il a fallu que je l'a ferme. Des fois, je m'épate moi même parce que quand je dois me taire et garder des choses pour moi, je les dis par contre, quand il faut dire des choses gentils là.. ça devient la catastrophe ! Pitoyable. « Oui, je m'en souviens. T'es sortie de table furieuse et en criant.. » « D’ailleurs, elle m’en veut toujours de lui avoir hurlé dessus ? » Ce dîner là avait été un vrai fiasco, ça été la catastrophe ! Atéa avait mal prit la remarque sur son choix et a commencé à faire sa crise d'hystérie et crier. Quand j'ai enfin put en placer une, je me suis excusé à sa place en prétendant qu'elle avait ses règles. J'avais paniqué et je ne savais pas quoi dire... Heureusement, ma mère est plutôt dans le genre compréhensive, c'est une femme et sait ce que c'est... « Euh non, plus maintenant. Elle n'est pas du genre rancunière » Je lui affiche un doux sourire. J'aimerais vraiment qu'elle vienne avec moi et qu'elle voit à quel point mes parents peuvent être cool. Ce ne sont pas les parents les plus sympas qui existent mais quand même, ce sont des gens biens.
La serveuse revient quelques minutes plus tard, prenant appui sur la table et me donnant une vue remarquable sur sa poitrine. Son haut un peu trop décolleté me laissait tout voir, elle me les offrait sur un plateau mais... putain, détournes les yeux Mathéo, ta femme va criser sinon. Evidemment que cette serveuse ne m'attirait pas du tout, mais là.. c'est trop, je suis un mec quand même et les mecs bah... non, ne trouves pas d'excuse, tu ne dois pas regarder, tu ne dois pas regarder... je détourne rapidement mes yeux et les pose sur mon morceau de gâteau au chocolat que je n'arrête pas de fixer. Je n'avais aucune envie de voir Atéa crier parce que j'aurais "répondu aux avances de cette femme" Oui, elle a toujours tendance à exagérer et puis elle se focalise pas mal sur les détails aussi. Mais là, on passait un si bon moment... je crois même que c'est la première fois depuis notre mariage qu'on reste autant de temps sans se disputer et en plus là, ce qui était rarissime, on était gentil l'un envers l'autre. Et je en voulais aucun cas gâcher ce moment. Je tenais trop à un ce souvenir aussi précieux. J'avais donc peur, ouais, un grand gaillard comme moi avait peur mais et alors ?! Donc je disais, j'avais peur de faire le faux pas, ou de dire le mot qu'il ne fallait pas et qui gâcherait tout. Ca me tuerait. Je ne voulais en aucun cas qu'on se dispute, pas maintenant, je voulais qu'on passe encore de bons moments, qu'on se lance des regards tendres, qu'on s'adresse des sourires doux. Je voulais encore l'embrasser, la caresser, lui faire l'amour sans penser aux conséquences qu'il pourrait y avoir... Donc je préférais prendre sur moi et fixer ma part de gâteau pour ne pas être tenter par la serveuse « Dis donc, espèce d’allumeuse, t’as fini de coller tes nichons sous le nez de mon mari ?! » Evidemment, Atéa ne peut pas rester silencieuse, elle a toujours son mot à dire, surtout dans une situation comme ça. Si elle n'avait pas réagit, ça m'aurait étonné, c'est Atéa quoi. Bon zen, faut rester calme. La dispute d'hier soir m'a largement suffit, pas la peine qu'on fasse un scandale ici aussi sinon je crois que les gens du village vont mettre des affiches avec nos photos et écrit en grand "au bûcher" C'est vrai, on est là que depuis hier et pourtant, déjà deux disputes. Même si pour l'instant, Atéa vient juste à peine d'agresser la serveuse, je l'a connais et je sais que ça va mal tourner... « Oh, désolée, je pensais que vous étiez sa mère. »[/b][/color] Ouch, Atéa va le prendre mal, elle va le prendre mal.. Surtout que cette fichue serveuse a sans doute remarqué qu'on s'est embrassé plus d'une fois Atéa et moi... « Bien sûr, fous-toi de ma gueule, espèce de tarte ! T’as très bien vu qu’il était avec moi et je suis sûre que c’est même ça qui te titille la noisette ! Alors ouais, je suis d’accord, il est carrément canon, sexy, hot, beau comme un Dieu et tout ce que tu veux, mais c’est MON mari. Alors tu vas aller baver ailleurs, sinon je t’explose ta fausse poitrine siliconée, c’est clair ? » C'est violent, bien dit mais elle reste plutôt calme là ma femme, je suis fière d'elle parce que j'avoue que ça m'aurait peut-être un peu embêté de la voir tirer les cheveux de la fille, enfin ça m'est... héé, je rêve où elle a bien dit : canon, sexy, hot et beau comme un Dieu ! Naaan elle a vraiment dit ça ?! C'est vraiment pas le genre d'Até de faire des compliments mais en plus, elle vient d'en faire quatre d'affilé ! Canon, sexy, hot, beau comme un Dieu. Elle l'a sans doute dit sur le coup... faut pas donner d'importance et puis, comme j'ai aimé la façon dont elle a insisté sur le mon. Eh oui, soyez pas jaloux les gars, je suis SON mari. Héhé. Et mais attendez ! C'est quoi ce bordel ?! Pourquoi la serveuse a le visage remplis de chocolat ?
Je fais les gros yeux mais ne bouge pas pour autant. En tant que bon mari, je devrais demander à Atéa de se calmer mais tout le monde ici sait qu'elle ne m'écoutera pas... Elle est dans le genre têtue et une fois qu'elle a une idée en tête.. impossible de l'en empêcher. Je me mords la lèvre parce qu'entre nous, j'ai limite envie de rire et je sais que si je le fais, je vais m'en prendre plein la gueule aussi. Je crois que c'est son kiff à Atéa de balancer ses verres sur le visage des filles qui s'approchent trop de moi. La dernière fois, c'était Pearl qui avait eut droit mais c'était pas pareil... Parce que la dernière fois, Atéa était plongée dans une crise d'hystérie, elle avait insulté Pearl, lui avait balancé son verre de Coca à la figure et elle était prête à lui tirer les cheveux. Et soit dit en passant, Pearl est seulement ma cousine. Atéa n'en savait rien mais... quand même ! Je trouve que cette fois, elle était largement plus calme que ce que j'avais vu précédemment. Je me décide enfin à me lever, ouais c'est pas trop tôt ! Je m'apprête à tirer Atéa par le bras, histoire qu'elle ne fasse pas d'autres conneries dans le genre mais je n'ai le temps de rien faire puisque dans la seconde même, elle se dirige vers la sortie laissant la serveuse plantée au milieu de son restau avec du chocolat pleins la tête. Atéa doit être dans un état pas possible, faut que j'aille la rejoindre. Je plonge alors ma main dans ma poche et en sort mon porte monnaie duquel je sors quelques billets que je tends à la serveuse avec ma main gauche pour qu'elle remarque l'alliance que j'ai au doigt. « Désolé pour ce petit incident, ma femme est un peu.. hum.. légérement hystérique.. Mais c'est comme ça que je l'aime.. » Sans rancune ! Oh mon Dieu ! Je viens de me rendre compte que je venais de lui avouer que j'étais amoureux de ma femme ! Oui, je sais que je suis amoureux d'elle mais j'ai jamais osé le dire à voix haute, mais là c'était genre sortit tout seul..
« ... comme si elle n’avait pas vu qu’il est avec moi. Non mais c’est tous des péquenots ici, merde. Oh mon Dieu, j’aurais pas dût faire ça, oh non ! Mais c’est bien fait pour sa tronche ! Mais je suis horrible comme nana ! Oh mon… » J'ouvre la porte du restau et me retrouve avec Atéa dos à moi qui marmonne quelque chose et qui se stoppe dés qu'elle me voit. Bizarrement... elle est calme et.. elle se remet en questions ?! Atéa n'a pas l'habitude de se remettre en question, pas dans des moments pareils ! Je pensais réellement la trouver dans un état pas possible entrain d'insulter la serveuse mais en fait, non... Première impression : j'ai envie de rire. Et je crois que c'est la première fois de ma vie que je ne suis pas en colère après elle alors qu'elle a un tel comportement... Bon, j'ai même pas le temps d'en placer une qu'elle commence à parler « Pardon, pardon, pardon ! Je suis désolée, si je te jure ! Enfin je suis pas désolée pour cette grognasse, elle l’a mérité son chocolat dans la gueule, cette espèce de… Aah je recommence ! Non pardon mon chéri, je voulais pas mais elle m’a énervé et puis… Désolée, en plus t’as même pas eu le temps de finir de manger à cause de moi. Si t’as encore faim tu me le dis hein, je te trouves un truc à manger, je t’achète quelque chose, parce que c’est de ma faute. Non vraiment pardon, je devrais réfléchir avant d’agir je sais, mais j’y peux rien tu sais, c’est plus fort que moi. Tu m’en veux pas ? Dis ? S’il te plaît ! Et si t’as encore faim, je te jure, je me débrouille pour te trouver quelque chose ! Puis d’abord, toi aussi tu t’es battu hier hein ! Et pour les mêmes raisons, parce que je me faisais draguer, alors… Puis si je la laissais faire, la harpie là, elle allait bientôt se déshabiller devant toi je suis sûre ! Oh non face d’ange, je suis désolée, vraiment. Je te jure ! Je m’excuse pas souvent mais là c’est vrai… S’il te plaît, ne m’en veut pas. Je suis idiote, j’ai pas réfléchi, c’est juste qu’elle t’as collé ses seins sous le nez et… Ca m’a énervé ! Je suis désolée… » Elle est partie dans son monologue et je n'arrivais plus à l'arrêter.. Mais ça on s'en fout qu'elle ait fait un monologue ou pas, elle vient de s'excuser. Atéa qui s'excuse ?! J'arque un sourcil puis continue à la fixer. Je ne m'attendais franchement pas à ça. Je m'attendais à ce qu'elle crie, insulte, mais pas à ce qu'elle s'excuse pour son comportement... Elle baisse les yeux, joue avec ses doigts. Elle est trop chouuue, je ne peux pas lui en vouloir, de toute façon je ne comptais pas lui en vouloir mais la voir comme ça, je craque, je fond complétement. Elle est trop mignonne, elle parait si fragile que j'ai envie de l'a prendre tout de suite dans mes bras... Je suis complétement perdu dans mes pensées, je ne sais même pas par où commencer ?! Par le fait que je ne lui en veuille pas, que je lui donne raison ou par le fait que cette situation me fasse rire ? Je n'ai pas le temps de réfléchir d'avantage qu'elle s'éloigne tout en marmonnant « J’ai encore tout gâché… » Alors c'est ça. Elle avait peur, peur tout simplement de tout gâcher, de gâcher ce moment agréable que nous étions entrain de partager. Elle s'éloigne de moi, me tourne le dos et va presque bouder dans son coin. Je fis alors quelques pas vers elle, la rejoignant mais restant tout de même derrière elle « Je te fais si peur que ça ? Parce que t'as pas l'habitude de t'excuser mais là... tu viens de le faire au moins cinq fois »
Je pose mes mains sur sa taille et l'a fait pivoter pour qu'elle se retrouve face à moi « Et puis... je ne t'en veux pas. Elle l'a bien cherchée je trouve et par rapport à tes crises habituelles, t'étais plutôt calme ce coup-ci. » Je lui affiche un sourire amusé pour bien lui montrer qu'elle n'a rien à craindre et que pour une fois, je suis de son côté, pour une fois, je lui donne raison « J'avoue que lui verser ton chocolat dessus c'était peut-être aller trop loin mais... Après ce qui s'est passé hier soir, je ne pense pas être en position d'attaque. D'ailleurs entre hier soir et aujourd'hui, je crois qu'on sera plus les bienvenus ici » Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrive pas à la regarder dans les yeux, ils restent baissés, je n'ai pas l'habitude de voir Atéa comme ça, d'ordinaire elle est en mode violente, voir sauvage, elle crie, frappe, insulte ! Elle ne parait jamais si faible, si fragile « Et puis j'ai pas faim, t'en fais pas. Mais t'es trop choue quand tu te fais du soucis comme ça... » Une de mes mains lâcha sa taille pour venir se poser sur son menton et relever sa tête. Je voulais qu'elle me regarde dans les yeux et que de nouveau, une espèce de connexion se crée entre nous « Tu le pensais vraiment ce que t'as dit ? Que j'étais canon, sexy, hot et beau comme un dieu ? » C'est là qu'elle me répond non c'était juste sur le coup ! Vous imaginez le truc ?! Comme je me sentirais trop maaal ! Je passerais pour un vrai crétin ! Mais en attendant le moment où je vais passer pour un imbécile et pendant que je suis encore un peu crédible, j'approche doucement mon visage du sien pour coller mon front contre le sien. Et voilà qu'il pleut maintenant ! Depuis tout à l'heure, je sentais quelques gouttes tomber mais là, il pleut vraiment, bref, on s'en fout du temps, qu'il y ait un soleil qui tappe ou le déluge, rien ne m'empêchera de passer un bon moment avec ma femme, même si j'avoue que la pluie rajoute un petit côté romantique à la scène Et sans attendre ma main vint se poser sur sa joue et mes lèvres sur les siennes. J'adorais l'embrasser, je m'en lassais jamais. Je lâchais alors sa joue, venant positionner de nouveau ma main sur sa taille, je l'a soulevais, l'a faisant prsque flotter dans les airs pendant que mes lèvres refusaient de quitter les siennes. Je me détache d'elle, quelques instants pour reprendre mon souffle et j'en profite pour murmurer « J'aime bien quand tu m'apelles face d'ange, ça me rappelle le bon vieux temps » Elle me sourit et je fais de même avant de l'embrasser de nouveau en prenant soin de la tirer d'avantage contre moi pour l'a serrer un peu plus fort. Ma langue vint doucement caresser la sienne tandis que ses mains se nouaient autour de mon cou. On était trempé jusqu'aux os mais ça m'était complétement égale. Je l'aime à en crever, elle est tout ce que j'ai de plus précieux et pour une fois que je passe un aussi bon moment avec elle, je voulais en profiter. Je me détache d'elle quelques instants, à bout de souffle puis place mes mains sur ses joues « Je crois qu'on devrait retourner à la voiture histoire de pas attraper une pneumonie » J'émet un petit rire puis lui prend la main avant de me mettre à courire, la trainant ainsi avec moi jusqu'à la voiture. Je me dépêche de l'ouvrire et on entre à l'intérieure, complétement trempé. On vient de passer plus de cinq minutes sous une pluie glaciale, on est complétement trempé, on va sans doute tomber malades mais je trouve quand même le moyen de dire « Tu sais qu'un de mes fantasmes est de le faire dans la voiture ? » Alors là, bravo !
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
Je deviens folle, réellement. D’habitude, je ne m’en veux pas autant de piquer une crise d’hystérie face à une fille… Oui, mais d’habitude, je ne passe pas une aussi belle journée avec mon mari. D’habitude, on s’engueule, on s’hurle dessus, on tente de se faire le plus de mal possible. Aujourd’hui, c’est différent. Et j’ai peur. Peur d’avoir tout gâché, peur que ça reparte en dispute. Je veux éviter une nouvelle engueulade, j’ai simplement envie de profiter de Mathéo. Parce que je sais très bien que cette trêve ne durera pas, et que d’ici deux ou trois jours, nous recommencerons à nous faire la guerre. Je le sais, il le sait, nous le savons. Tout le monde le sait. Bien sûr, cette grognasse de serveuse a bien mérité de se prendre mon chocolat sur la tronche, et ça j’en suis convaincue mais je ne sais pas si Mathéo va être de mon avis, malheureusement. Je détourne le regard, lui tourne le dos et m’éloigne de quelques pas. Il ne dit rien, il se contente de me fixer et ça me stresse. On dit toujours le calme avant la tempête, non ? Alors je préfère m’éloigner avant qu’il ne se mette à me hurler dessus… Et croyez-moi, s’il y a bien une chose que Mathéo sait faire à la perfection, c’est se mettre à me hurler dessus. Je fixe le sol et sens la présence de mon mari derrière moi. « Je te fais si peur que ça ? » Je redresse la tête, surprise, mais continue de lui tourner le dos. Il… Il ne crie pas ? Merde, où est passé mon mari ?! « Parce que t’as pas l’habitude de t’excuser mais là… tu viens de le faire au moins cinq fois. » reprend t’il en posant les mains sur mes hanches pour me tourner vers lui. Je fixe nos pieds et marmonne : « Dix, pas cinq. Il me semble que j’ai dit dix fois pardon ou désolée… »« Et puis… je ne t’en veux pas. Elle l’a bien cherchée je trouve et par rapport à tes crises habituelles, t’étais plutôt calme ce coup-ci. » Je continue de fixer nos pieds mais je ne peux m’empêcher d’esquisser un petit sourire. « J’ai pris des cours de self-control. » je lâche en pouffant légèrement de rire. La vérité, c’est que j’ai énormément pris sur moi pour ne pas coller mon poing dans le nez de cette serveuse. « J’avoue que lui verser ton chocolat dessus c’était peut-être aller trop loin mais… Après ce qui s’est passé hier soir, je ne pense pas être en position d’attaque. » Cette fois, je rigole franchement, avant de me mordre les lèvres. Je relève les yeux quelques secondes pour lui jeter un petit regard amusé. C’est vrai que moi, j’ai juste balancé le contenu de ma tasse à la tête de cette pauvre fille. Lui, il s’est carrément battu. « D’ailleurs entre hier soir et aujourd’hui, je crois qu’on sera plus les bienvenus ici. » J’hausse les épaules et rebaisse les yeux en marmonnant dans ma barbe : « T’façon, j’ai pas envie d’être la bienvenue dans un village de péquenots, voilà ! » Oui, c’est puéril comme réaction mais que voulez-vous !
Je n’ose pas relever les yeux, on ne sait jamais avec Mathéo… Un coup il est gentil, et la seconde d’après, allez savoir pourquoi, il s’énerve et me balance que je suis une emmerdeuse. Généralement, je réplique que je ne vois pas pourquoi il dit ça et il me répond que c’est bien là le problème. Donc je me méfie, pour le peu que ça lui pète d’un coup et qu’il ait envie de me gueuler dessus. « Et puis j’ai pas faim, t’en fais pas. Mais t’es trop choue quand tu te fais du soucis comme ça… » ajoute t’il en me relevant la tête pour que nos regards se croisent. Je me mords les lèvres, fais la moue et le contemple avec de grands yeux. « Tu viens de dire que j’étais chou ? » Je ne peux m’empêcher de sourire légèrement. C’est la foire aux compliments et aux mots gentils aujourd’hui, dis donc. Entre mon ange, ma jolie, Téa d’amour et j’en oublie… Je n’ai pas l’habitude que Mathéo soit aussi gentil avec moi, mais ça me fait du bien. Réellement. Je crois que, parfois, j’ai besoin de l’entendre me dire des choses comme ça. Parce qu’ainsi, je me dis que tout n’est pas perdu, et que l’on peut encore construire quelque chose tous les deux. « Tu le pensais vraiment ce que t’as dit ? Que j’étais canon, sexy, hot et beau comme un dieu ? » Je lui lance un sourire malicieux. « Peut-être bien. » Dans mon langage, ça veut dire oui mais je préfère me la jouer mystérieuse… De toute façon, je sais très bien qu’il comprendra que oui, évidemment, je le pensais. Il colle son front contre le mien et je ferme les yeux tandis qu’il pose sa main sur ma joue et que sa bouche capture la mienne. Je prolonge son baiser doucement tandis qu’il me prend de nouveau par la taille et me soulève presque du sol. Il commence à pleuvoir à torrents, contrairement aux quelques gouttes de tout à l’heure, mais je m’en fiche. Je pourrais rester des heures, même sous la pluie, du moment que je suis dans les bras de Mathéo. Des fois, je me demande… Je me demande pourquoi je l’aime autant, pourquoi il me fait ressentir tous ces sentiments. Et la vérité, c’est que je n’en sais foutre rien. On ne sait jamais pourquoi on aime quelqu’un… C’est même à ça qu’on reconnaît qu’on aime. Je n’ai aucune raison, aucune explication. Je l’aime, fin de l’histoire. Il finit par se détacher quelques secondes de moi. « J’aime bien quand tu m’appelles face d’ange, ça me rappelle le bon vieux temps. » murmure t’il. Je souris légèrement mais n’ai pas le temps de répondre qu’il me tire un peu plus contre lui, m’embrassant de nouveau. Et je me perds dans son baiser, mes mains s’accrochant à sa nuque, ma langue jouant avec la sienne. Je sens la pluie qui nous inonde, mes vêtements qui me collent à la peau mais ça n’a aucune importance… Je frissonne, et je ne sais pas si c’est parce que j’ai froid ou parce que Mathéo m’embrasse. Rien ne compte, de toute façon, à part mon mari. Mari qui finit par décoller de nouveau ses lèvres des miennes, saisissant mon visage entre ses mains. « Je crois qu’on devrait retourner à la voiture histoire de pas attraper une pneumonie. » Je ris en même temps que lui et hoche la tête, repoussant d’une main mes cheveux mouillés qui me tombent devant les yeux. Mathéo saisit ma main et on court jusqu’à la voiture, s’engouffrant dedans.
« Tu sais qu’un de mes fantasmes est de le faire dans la voiture ? » Je me tourne vers mon mari et me mords les lèvres. Mon regard se fait taquin tandis que je lui lance un sourire mystérieux. « Mh c’est bon à savoir… » je murmure en me penchant vers lui pour l’embrasser légèrement, tandis qu’une idée germe dans mon esprit. Je lui lance un sourire et tapote le volant. « Tu veux bien démarrer ? Je passe à l’arrière, je vais essayer de me sécher un peu en utilisant mes autres vêtements comme serviette. » Avec un sourire, je passe sur la banquette arrière tandis que Mathéo démarre la voiture. Je saisis le chemisier que je portais hier et essore mes cheveux dedans, essuyant aussi mon visage et mes bras. Ouais, je suis MacGyver, je me débrouille avec un rien ! Donnez-moi un trombone et je vous en fais un hélicoptère moi. Je regarde la route et grimace. « Mathéo ! » Je lui tapote légèrement l’épaule. « Arrête-toi. Arrête-toi je te dis ! Regarde, on voit pas à un mètre devant nous, on est sur une route pourrie avec des trous partout et des fous furieux qui roulent comme des malades. Gare-toi sur le bas-côté, le temps que la pluie cesse un peu et qu’on y voit quelque chose. » Mon mari me lance un regard exaspéré dans le rétro. Oui, je suis chiante, je sais, mais je n’ai aucune envie de finir mes jours dans un trou paumé comme celui-là ! Heureusement pour lui, Mathéo sait que je peux vite devenir exaspérante, et il se gare donc sur le côté de la route, me lance un nouveau regard exaspéré dans son rétroviseur. « Là, t’es contente !? »« Mais ! Fais pas la tête, c’est pour nous sauver la vie que je dis ça et… Argh ! Mon Dieu Mathéo, t’as un animal mort sur le sol de ta voiture ! » je crie soudain en mettant mes pieds sur la banquette pour ne plus toucher le sol. Mathéo se tourne légèrement pour regarder derrière et je secoue la tête, une main devant la bouche. « Non non, il est juste derrière ton siège, tu le verras pas là, faut que tu passes à l’arrière. » Je le vois souffler. « Mathéo s’il te plaît ! Comment il a fait pour entrer d’abord ? En tout cas il bouge pas, alors je suppose qu’il est mort mais… OH MON DIEU, et s’il ne l’est pas et qu’il m’attaque ? Mathééééo ! Faut que t’enlèves ça de là, c’est ignoble ! » je geins en me collant contre la portière, le plus loin possible du siège de mon mari. Je lui jette un regard suppliant et, après avoir levé les yeux au ciel, mon mari passe sur la banquette arrière. Yes ! « Atéa, il est où ton animal mort ? » Je lâche soudainement un rire et avant que Mathéo ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, je le pousse pour qu’il s’assoit correctement sur la banquette et me met à califourchon sur lui avec un regard taquin. « Un animal mort ? Qui a parlé d’animal mort ? » je murmure doucement en effleurant ses lèvres avant de pouffer de rire : « Je pense qu’on devrait me décerner l’oscar de la meilleure comédienne, t’en penses quoi ? » Je lui lance un petit sourire innocent. Oui, tout ceci n’était qu’un stratagème pour obliger mon mari à s’arrêter et à me rejoindre à l’arrière. Enfin non, il pleut vraiment trop fort pour qu’on puisse rouler sans danger. Sur ce point-là, j’étais sincère. C’est juste quand il s’est arrêté que j’ai eu l’idée de l’animal mort.
Je penche la tête sur le côté. « Tout à l’heure je t’ai bien dis que la prochaine fois, on réaliserait un de tes fantasmes, non ? » je murmure en défaisant doucement le premier bouton de mon chemisier. « Et tu viens bien de me dire qu’un de tes fantasmes était de le faire dans la voiture… » Je défait un deuxième bouton. « Or, nous sommes dans une voiture… Bloqués par la pluie… » je continue de murmurer, mon regard planté dans le sien, dégrafant un troisième bouton de mon haut. « On ne sait pas combien de temps l’orage va durer… » Quatrième bouton. « Alors il faut bien tuer le temps, non ? » Cinquième bouton. « Et il se trouve que j’ai une petite idée de ce qu’on pourrait faire, toi et moi… » je souffle en défaisant le dernier bouton de mon chemisier, le faisant doucement glisser sur mes épaules, me retrouvant ainsi en soutien-gorge face à mon mari. Oui, je suis en train de l’allumer, et pas qu’un peu. Je pose mes mains sur son torse et mes lèvres viennent se poser dans son cou, l’embrassant doucement. Je remonte sur sa mâchoire, mordille légèrement le lobe de son oreille avant de redescendre dans son cou. L’espace d’un instant, j’ai l’impression de revenir 6 ou 7 ans en arrière, à l’époque où je me comportais tous les jours de cette manière avec Mathéo. Je passais mon temps à l’allumer, souvent de façon aussi franche et claire. Car oui, je ne passe pas par quatre chemins. Mes intentions sont très claires. Enfin pour le moment, j’ai surtout envie de le chercher, de le provoquer, mais à l’embrasser dans le cou et à le caresser comme je le fais, je me donne envie d’aller plus loin. Je relève la tête et mon regard croise celui de Mathéo. « Je te veux. » je souffle avant de soudainement coller mes lèvres contre les siennes, fougueusement, mes mains venant défaire sa chemise sans plus tarder. C’est la deuxième fois de la journée que je vais faire l’amour avec mon mari… Comme avant, quand on ne savait pas rester l’un à côté de l’autre sans se sauter dessus. Ce n’est sûrement pas raisonnable, mais au moment où ma langue entre en contact avec celle de mon mari, j’en oublie toute raison. Je le veux, point final.
Quelques temps plus tard. Je pose ma tête dans le cou de Mathéo, une de mes mains venant caresser doucement son torse. Nous venons de finir de faire l’amour il y a seulement quelques minutes, et je n’ai pas envie de me détacher de lui tout de suite. J’ai juste réenfilé mes sous-vêtements (tandis que Mathéo a remis son boxer et son jean, restant torse nu) avant de me remettre à califourchon sur lui et de me blottir dans ses bras. Nos vêtements sont encore mouillés, de toute façon. J’ai beau n’avoir qu’un string et un soutien-gorge sur moi, ainsi blottie dans les bras de mon mari, je n’ai pas froid. Mathéo est un radiateur ambulant, je n’ai jamais vu un mec avec la peau aussi chaude. Tout en continuant mes caresses sur son torse, je jette un regard par la fenêtre. « Il pleut toujours aussi fort. » En effet, le temps ne s’est pas calmé. Ah les orages du Texas. J’espère quand même que ça va finir par se calmer, qu’on puisse retourner au motel… Quoi que, ça ne me gênerait pas de dormir dans la voiture, surtout que nous avons toutes nos affaires, nous n’avons rien laissé là-bas mais il faudrait quand même rendre les clefs au réceptionniste. Sinon, en plus d’être considérés comme des gens violents, on va aussi nous prendre pour des voleurs ! Je relève la tête et vole un léger baiser à mon mari avec un sourire, avant de nouer mes bras autour de son cou. Ca me fait bizarre de me comporter comme un vrai couple, mais pour une fois, je n’ai pas envie de me poser de questions, ni de penser à ce qui adviendra plus tard. Non, je veux juste profiter. Je me mords les lèvres et murmure : « Alors ? C’était mieux que dans tes fantasmes ou pas ? » Chacun son tour de poser la question ! Je souris et me penche légèrement en arrière pour attraper mon sac à main. Je sors mon portable, que je rallume et fais la moue. 14 appels en absence de ma mère. Record battu ! J’ai aussi un sms de Jason et deux d’Aspen, mais j’éteins de nouveau mon portable, le rangeant dans mon sac. Je lirais tout ça plus tard. Mon regard se pose sur mon porte-monnaie et je souris légèrement. Doucement, j’en sors la photo de Calypso et moi. C’était le jour de notre treizième anniversaire, trois mois avant sa mort. Je venais de sauter sur le dos de Calypso, et on riait toutes les deux aux éclats. Avec un léger sourire, je montre la photo à Mathéo. « Tu aurais aimé Caly’, je suis sûre. » Curieusement, j’ai envie de lui parler de ma sœur. J’ai envie qu’il connaisse cette partie de ma vie que je garde soigneusement cachée au fond de moi, pour éviter de trop en souffrir. « On avait beau se ressembler comme deux gouttes d’eau physiquement, elle était tout l’opposé de moi. Calypso, c’était la douce, la gentille, la pacifiste… La pleurnicheuse. » je lâche avec un petit rire. « Moi j’étais la brute, la sauvage, la casse-cou. Aspen et moi, on a toujours fait les pires bêtises toutes les deux, et Caly’ était toujours là pour nous tempérer, nous canaliser. C’était notre voix de la sagesse, à vrai dire. »
Je pose ma tête sur l’épaule de Mathéo, tout en fixant la photo de ma sœur et moi. C’est rare, très rare, que je parle de Calypso. Généralement, il n’y a qu’avec Aspen que j’en discute. Ce n’est pas que j’ai honte de ma sœur, loin de là. C’est juste que ça me fait bizarre de parler d’elle au passé, de me dire que je n’entendrais plus sa voix ou son rire… « C’était Calypso qui rêvait de princesses et princes charmants, alors que moi, je rêvais d’aventures, de monstres et de trésors perdus. Des fois, je m’en veux parce que… Parce que c’est Calypso qui voulait se marier. Elle s’en fichait d’avoir un mariage de princesse, elle voulait juste… Se marier. Et elle n’a jamais eu cette chance. Alors que moi, qui n’ai jamais rêvé de me marier, je le suis. Parfois, je me dis que c’est injuste, parce que c’était son rêve et pas le mien. Calypso, c’était celle qui croyait à l’amour avec un grand A, tu vois le genre ? Elle était… Elle était incroyable. Elle avait toujours les mots qu’il fallait pour rassurer les autres, elle était gentille, patiente, généreuse. Tout le contraire de moi, en fait ! » je lâche avec un sourire amusé. « Depuis qu’elle est morte… Depuis onze ans maintenant, chaque jour je me demande encore pourquoi on me l’a pris. Pourquoi elle ? C’était un ange, vraiment. Tu sais, après sa mort, je suis montée dans ce même putain d’arbre. Je suis montée et j’ai fait exprès de glisser. Moi aussi, je suis tombée dans le lac… Mais rien. Je suis remontée à la surface, vivante. Et pourtant, je me sentais morte… Pendant longtemps, j’ai vécu en me sentant morte intérieurement. C’est terrible comme sensation, tu sais. Puis Aspen m’a fait sortir du gouffre. Patiemment, courageusement, elle m’a aidé à remonter la pente, à faire mon deuil. Elle a supporté mes crises de colère, de désespoir, de larmes. Puis j’ai vu un psychologue, à 15 ans et c’est grâce à ce type et à Aspen que j’ai compris que je pouvais être heureuse sans Calypso. Qu’il fallait que je le sois, parce que c’est ce que ma sœur aurait voulu. Alors j’ai pris sur moi et j’ai tenté de recommencer à vivre… Je suis sortie, j’ai couché avec des tonnes de garçons, mais jamais deux fois le même. Puis je t’ai rencontré. Et curieusement, c’est avec toi que j’ai compris que malgré ce que m’avait dit ce psy, je ne vivais toujours pas, je survivais. Parce que… Parce que je n’ouvrais pas mon cœur, j’empêchais les gens de me connaître et je m’interdisais de m’attacher. Il n’y avait qu’Aspen dans ma vie… Jusqu’à ce que je te rencontre toi. » Je me redresse légèrement et regarde Mathéo, la tête penchée sur le côté. « Je me souviens qu’au bout de quelques mois à te fréquenter, je me suis dit que Calypso aurait aimé te connaître. Et c’est là que j’ai compris que j’avais recommencé à vivre. Parce que l’espace d’un instant, j’ai eu envie de te parler de ma sœur. Je ne l’ai pas fait, parce que ça m’a fait peur, ça m’a effrayé mais en même temps, ça m’a fait du bien de voir que j’avais réussi. J’avais réussi à m’en sortir. » Je range la photo dans mon porte-monnaie et passe une main dans mes cheveux. Je me mordille la lèvre inférieure et regarde Mathéo. C’est la première fois que je parle autant de ma sœur à quelqu’un d’autre qu’Aspen. Et curieusement, ça me fait du bien. « Elle me manque, tu sais. Je ne le montre jamais, mais tous les jours, elle me manque. Des fois je lui parle et j’ai l’impression qu’elle me répond. C’est avant tout pour elle que je me montre aussi dure, aussi forte. Je ne réussis pas toujours mais je me suis interdit de flancher parce que… Calypso n’a pas eu la chance de vivre. Alors je vis aussi pour elle. » Séquence émotion, il ne manque que les violons ! Je baisse les yeux quelques secondes puis redresse la tête en souriant pour montrer à mon mari que tout va bien. J'avais juste envie d'en parler.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mar 13 Mar - 23:02
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i]Certains disent qu'on reconnaît le grand amour lorsqu'on s'aperçoit que le seul être au monde qui pourrait vous consoler est justement celui qui vous a fait mal. [/i]
Je veux pas que tu bouges, je veux pas que tu partes, je veux juste que tu restes comme ça, contre moi. Je veux continuer à sentir ton souffle chaud dans mon cou et je veux que tes mains restent ainsi, sur le haut de mon torse. Je sais qu'on fait un peu vieux couple ce qui ajoute un petit côté assez mignon à la scène. Je... c'est bête quand même non ? D'aimer quelqu'un autant sans pouvoir le lui dire, de vouloir protéger cette personne, de vouloir la garder pour toujours prés de soi mais sans savoir comment lui montrer. A un moment, je me suis mis en tête de t'écrire tout ce que je ressentais sur un bout de papier, sur une lettre que j'aurais déposé sur ton lit ou sur ta table de chevet. C'est beaucoup moins romantique que dans les films, et evidemment il vaut mieux dire ses sentiments en face plutôt que de les écrire sur un bout de papier... Mais j'étais déséspéré et je crois que je le suis toujours autant. Cet amour que je porte à l'égard d'Atéa est entrain de me ronger de l'intérieure, de me détruire petit à petit sans même que je me rende compte.. Je... je ne comprend même pas tout cette difficulté que j'ai à te dire ce que porte mon coeur depuis à présent trop longtemps mais je suis perdu, noyé dans mes propres pensées. Je t'aime tu sais, bien plus que tu ne le crois, bien plus que tu ne peux l'imaginer. Mes yeux se posèrent lentement sur elle, tandis que ma main se plaçait sur le bas de son dos. Nous étions épuisé, nous venions de faire l'amour une autre fois, la troisième fois exactement en deux jours. J'avais envie de lui dire ces mots-là, ce que je ressentais vraiment mais alors que ma bouche s'entrouvrit, aucun son n'en sortit. J'étais encore plus pitoyable que ce que je pensais, irrécupérable. J'étais comme ces gars là qu'on voyait dans les films, ceux qui finissaient seuls et qui voyaient l'amour de leur vie partir avec un autre parce qu'ils ont été incapable de retenir cette personne qui était pourtant si chère à leurs yeux.. Je soupirais, déposant un baiser dans ses cheveux « Alors ? C’était mieux que dans tes fantasmes ou pas ? » C'était son tour de poser la question. Elle relève doucement sa tête, et plante ses yeux dans les miens. Je laisse un sourire en coin se dessiner sur mes lèvres « Encore mieux que mes fantasmes les plus fous » Je baisse ma tête, venant sceller mes lèvres aux siennes. Cette femme me vend du rêve. Et une fois encore, lorsque nos corps n'en firent plus qu'un, ce fut un grand mélange de joie, d'excitaiton, d'extase, c'est une espèce de sentiments indescriptibles qui nous envahissent. J'affiche alors un sourire et laisse ma main remonter lentement le long de son dos. C'était notre moment, c'était parfait, faîtes que le temps s'arrête.
« Tu aurais aimé Caly’, je suis sûre. » J'aime assez quand elle me parle d'elle et de sa soeur, de sa famille. Elle me montre ainsi qu'elle a confiance en moi et qu'elle peut m'en parler. Elle m'en apprend d'avantage sur elle, sur ses comportements et des puzzles se forment dans ma tête parce que finalement, tout s'emboîte,le pourquoi du comment s'explique. Atéa ne s'en est jamais vraiment remis de la mort de sa soeur et puis vu comment ses parents se sont transformés, elle avait besoin de se créer une carapace dure comme fer pour que plus personne ne puisse l'atteindre. Je l'a comprend tellement. Parfois, Atéa et moi on parait si éloigné l'un de l'autre que j'ai l'impression que chacun de nous vient d'une planète différente. Mais il y a tout de même des moments comme ceux là qui me montrent que finalement, on est pas si différent que ça et on a plusieurs points communs. Une carapace qu'elle n'a laissé personne pénétrer. Je me met soudainement à culpabiliser en apprenant à quel point Atéa a souffert. Parce que non seulement elle allait mal à cause de ses parents et de la perte de sa soeur mais en plus, il a fallu que j'en rajoute... Je me mords la lèvre inférieure, je me sens gêné. Punaise, pourquoi est-ce que je ne me suis rendu compte de rien ?! Pourquoi je ne me suis même pas rendu compte qu'elle allait mal ? Enfin si, parfois, je me doutais qu'elle n'était pas bien. Mais je pensais que c'était surtout à cause de notre mariage ou de son boulot, je ne pensais pas que c'était àc ause de choses si graves. J'ai honte, je suis vraiment un parfait crétin et surtout un terrible mari. Elle mérite tellement mieux ! Elle mérite quelqu'un qui soit là pour elle et qui veillerait sur elle. Quelqu'un qui puisse la soutenir et non lui crier dessus. Cette personne ne l'aimera sans doute jamais autant que moi je l'aime, parce que mon amour pour elle dépasse tout ce que l'on peut imaginer mais au moin, il l'aurait rendu heureuse... « J'aurais aimé la connaître, vraiment. En fait, elle était ton opposé et vous vous complétiez.. » « j’ai couché avec des tonnes de garçons, mais jamais deux fois le même. Puis je t’ai rencontré. Et curieusement, c’est avec toi que j’ai compris que malgré ce que m’avait dit ce psy, je ne vivais toujours pas, je survivais. Parce que… Parce que je n’ouvrais pas mon cœur, j’empêchais les gens de me connaître et je m’interdisais de m’attacher. Il n’y avait qu’Aspen dans ma vie… Jusqu’à ce que je te rencontre toi. Je me souviens qu’au bout de quelques mois à te fréquenter, je me suis dit que Calypso aurait aimé te connaître. Et c’est là que j’ai compris que j’avais recommencé à vivre. Parce que l’espace d’un instant, j’ai eu envie de te parler de ma sœur. Je ne l’ai pas fait, parce que ça m’a fait peur, ça m’a effrayé mais en même temps, ça m’a fait du bien de voir que j’avais réussi. J’avais réussi à m’en sortir. » [/b][/color] Lorsquron venait de se connaître, j'étais loin de m'imaginer qu4atéa sortait d'une histire aussi triste et aussi compliquée. J'avais limite les larmes aux yeux en entendant son récit... Et puis j'ai été aveugle tout ce teeemps ! C'est incroyable ! Dans ce que dis Atéa, je comprend qu'elle regrette sa soeur... En fait, elle se dit que tout ce qui lui est arrivé devait arrivé à sa Calypso, c'est elle qui rêvait de ça. « Elle me manque, tu sais. Je ne le montre jamais, mais tous les jours, elle me manque. Des fois je lui parle et j’ai l’impression qu’elle me répond. C’est avant tout pour elle que je me montre aussi dure, aussi forte. Je ne réussis pas toujours mais je me suis interdit de flancher parce que… Calypso n’a pas eu la chance de vivre. Alors je vis aussi pour elle. » Et à ce moment précis, je suis en total admiration de ce petit bout de femme qui se trouve dans mes bras. Elle a été si forte, si courageuse pour passer par dessus tout ça, elle a dû fouiller au fin fond d'elle même pour trouver autant de courage et arriver à remonter la pente. S'il arrivait un truc à All, mon dieu je ne m'en remettrais jamais ! Je ne préfère même pas imaginer le fait qu'il puisse lui arriver quelque chose à mon petit trésor... Comment ça devait être trop dur pour Atéa. Je l'a regarde quelques instants puis dépose un baiser sur son front avant de l'a tirer vers moi pour l'envelopper de mes bras. Finalement, je me demande ce qui serait réellement passé si sa soeur était toujours en vie, nos chemins ne se seraient peut-être jamais croisés et je serais passés à côté de la seule histoire d'amour de ma vie... « Tu sais, même avec Calypso, je pense que c'est quand même de toi dont je serais tombé amoureux. J'ai toujours eut un faible pour les filles un peu hystérique, voir folle par moment et qui me tiennent tête, tu vois le genre ? » Je souris amusé, evidemment je viens de faire sa desc... putain de merde ! Oh l'imbécile ! Je viens vraiment de lui dire que j'étais amoureux d'elle ?! Mais aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! Comment j'ai fait pour me laisser emporter comme ça ?! Y'a des limites quand même ! OHMONDIEUOHMONDIEUOHMONDIEU ! Je viens de tout gâcher ! Elle va me remballer, je vais m'énérver et ce sera la fin du monde, piiiiiire ! J'oserais plus la regarder, pas même un regard, aucun sourire ! Déjà que je lui en fais pas beaucoup d'habitude de sourires mais là... ! Je me sens pâlir... je crois que je suis entrain de faire un arrêt cardique... Merde, j'ai oublié comment on fait pour respirer... il faut rattraper ça, dis quelque chose, bouge tes fesses, remue ton cerveau, débrouilles toi mais dis quelque chose merde ! « ... quand on était plus jeune, rappelles toi, je t'ai dit que je t'aimais.. »
Excuse bidoooooon ! Mais je pense que ça va passer, j'espère surtout ! Je croise les doigts des mains et des pieds pour qu'elle y croit. Ce n'est pas un si grand mensonge que ça de toute façon puisque c'est vrai, quand on était plus jeune je l'aimais... Je l'aime toujours autant mais bon, justement le but c'est qu'elle ne s'en doute pas et l'a je fais tout foirer ! Bravo Mathéo alors là bravo Tu m'impressionnes ! Tu mérites l'oscar du plus grot boulet que la terre ait jamais connu ! Non seulement t'es touché juste parce qu'elle te fait deux compliments mais en plus... Wow, doucement la voix off, déjà elle m'a pas fait deux compliments mais quatres et puis je... Ouais mais c'était des petits trucs, c'est pas comme si elle avait dit que t'étais bon au lit ! Mais je suis bon au lit ! Elle ne l'a pas dit ! Oui mais on l'a fait trois fois depuis hier soir et... tu t'es pas dit que c'est peut-être parce qu'elle était en manque et que t'étais le seul mâle disponible donc... Bon silence maintenant, tu me soûles, j'ai pas besoin d'une voix dans ma tête en plus tu me fais penser au premier harry potter quand voldemort partage la tête du professeur je sais plus son nom.. Et puis avoue que t'avais genre grave envie d'elle c'est pour ça que t'as balancé la phrase sur ton fantasme ! Rien à voir, j'avais dit ça comme ça ! T'avais envie d'elle. Non. Si. Non. Non. Si. Je le savais ! Raaah ! Bon j'avais peut-être envie d'elle mais t'as vu comment elle était ultra sexy avec ses cheveux mouillés et puis elle était tellement choue que je... Mais aah, attends que je sorte de ta tête pour fantasmer. Bah dégages alors ! « 'faudrait penser à rentrer au motel, on va pas passer toute la nuit ici... Même si c'est loin d'être désagréable de rester comme ça et de t'avoir dans mes bras... »
On s'exécute rapidement. Me voilà à présent avec une chemise toute mouillée et j'aime pas ça en plus c'est froid ! Je laisse Atéa sur le siège arrière tandis que je me remet à ma place devant et reprend le volant. Arrivé devant le motel, on sort en courant de la voiture puis on entre. Il n' a personne à l'accueil et on se dirige rapidement vers notre chambre où je me déshabille rapidement pour seulement rester en boxer. Je ne supportais plus ces vêtements mouillés sur moi. Atéa fait de même pendant que j'allume la télé et m'installe confortablement sur le canapé. Finalement je me relève, prend la couverture qui se trouve sur le lit et m'asseois de nouveau sur le canapé en faisant n signe à Atéa de venir. Elle s'assoit seulement à côté de moi mais je me redresse, passe une main autour de son épaule et fait en sorte qu'elle pose sa tête sur mon torse. Je nous enveloppe de la couverture, puis met le film en marche « On fait vieux couple comme ça, j'aime bien... » Je l'a serre alors un peu plus puis dépose un doux baiser sur son front.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 14 Mar - 22:01
► « Your love's got me high, i long to get by... This time is forever, love is the answer... I hear your voice now, you are my choice now. You know what i feel, this thing can't go wrong, i can't live my life without you ! My life ain't worth living if i can't be with you. I just can't stop loving you ! I just can't stop loving you ! And if i stop, then tell me just what will i do ? I just can't stop... loving you ! »
Parler de ma sœur à Mathéo m’a fait du bien. Je ne pensais pas que ça me soulagerait autant de lui raconter tout ça et pourtant… Je me sens mieux. Je me sens bien. « Tu sais, même avec Calypso, je pense que c’est quand même de toi dont je serais tombé amoureux. J’ai toujours eut un faible pour les filles un peu hystérique, voir folle par moment et qui me tiennent tête, tu vois le genre ? » Je vois son sourire amusé et je lui frappe le torse en rigolant. « Je ne suis pas hystérique, ni… Attends, tu… Quoi ? » je bafouille soudainement. Amoureux ? Amoureux ?! Mon cœur rate un battement tandis que je fixe Mathéo, incapable de réagir. Il a bien dit ce que j’ai entendu ? Je n’ai pas rêvé ? Il… « … quand on était plus jeune, rappelles toi, je t’ai dit que je t’aimais.. » Désillusion. J’essaye d’afficher un petit sourire pour ne pas montrer que je suis déçue. Oui. Oui pendant quelques secondes, j’y ai cru. J’ai cru que mon mari pouvait m’aimer. Je dois être un peu trop conne pour penser une chose pareille. Je souris à Mathéo. « Oui… Oui je me rappelle. » Reprends toi Atéa, reprends toi bordel. « Mais je ne suis pas hystérique, ni folle ! Par contre, je t’ai toujours tenu tête, c’est vrai… » je murmure. Puis sans réfléchir, je l’embrasse soudainement avec passion. Je passe les bras autour de son cou et me raccrocher à ce baiser. Il faut que je passe par-dessus le coup au cœur que je viens d’avoir… J’y ai cru. Le temps d’une fraction de secondes. Et ça fait mal. Bordel ! Alors je me raccroche au baiser que je donne à Mathéo pour ne pas sombrer, pour créer une diversion le temps de reprendre mes esprits. Une fois fait, je me détache de lui et sourit. « ‘Faudrait penser à rentrer au motel, on va pas passer toute la nuit ici… Même si c’est loin d’être désagréable de rester comme ça et de t’avoir dans mes bras… » Je souris légèrement et dépose un petit baiser sur ses lèvres avant de me rhabiller. Eurk les vêtements mouillés ! Je déteste ça.
On arrive rapidement, et en sortant de la voiture, on court jusqu’au motel. Le réceptionniste n’étant pas là, on monte directement de la chambre. Mathéo se déshabille et se retrouve en boxer et, malgré moi, je ne peux pas m’empêcher de rester quelques secondes à le fixer en me mordant la lèvre. C’est un comble ! Ca fait trois fois qu’on fait l’amour en deux jours, et il me fait toujours un effet diabolique… Néanmoins, je fais comme lui et me débarrasse de mes vêtements trempés, restant juste en soutif’ et en string. Je les dépose à plat dans un coin pour qu’il sèche pendant la nuit et rejoins Mathéo qui me fait signe. Je m’assois à côté de lui et sourit légèrement. Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu’il me tire vers lui, passant un bras autour de mes épaules. Je le laisse faire et me blottie même contre lui, posant ma tête sur son torse tandis qu’il allume la télé. « On fait vieux couple comme ça, j’aime bien… »« Moi aussi… Je suis bien dans tes bras… » je murmure doucement, avec un sourire lorsqu’il m’embrasse sur le front. Je me serre un peu plus contre lui, en frissonnant, parce que j’ai froid. Il descend sa main sur mes hanches, et je remonte un peu la couverture sur nous, me calant confortablement… Là, je suis bien. J’embrasse légèrement Mathéo sur le torse, remontant jusqu’à ses lèvres que je capture une fraction de secondes avant de remettre ma tête dans son cou. Je fixe la télé, ma main caressant doucement le torse de mon mari. Je sens mes yeux se fermer petit à petit… C’est vrai que je me sens fatiguée… Mes caresses se font plus lentes, et je finis par m’endormir.
Je sens Mathéo bouger et j’ouvre donc les yeux. On s’est endormis sur le canapé. Je me redresse quelque peu et bâille légèrement, me frottant les yeux. Je regarde l’heure et soupire. On va devoir y aller. Je me tourne vers mon mari et dépose un léger baiser sur ses lèvres avant de me lever et de me rhabiller, tandis qu’il fait de même. Une fois que cela est fait, nous sortons de la chambre et je rends les clefs au réceptionniste avant de sortir. Dans la rue, je me tourne vers mon mari et me mords les lèvres. « On se voit ce soir… » Je souris légèrement et m’hisse sur la pointe des pieds pour venir doucement déposer mes lèvres contre les siennes. Puis je me décolle de lui, caresse sa joue et me dirige vers ma voiture. Je m’engouffre dedans, attends que Mathéo parte le premier puis me frappe la tête contre le volant. Je n’ai pas envie de rentrer. Pas envie de retrouver la réalité… J’étais bien moi, coincée ici avec mon mari. Et j’ai peur. Peur de perdre toute la complicité que nous avons retrouvé le temps de deux jours. Ca me terrifie. A tel point que j’ai presque envie d’en pleurer. J’inspire profondément et démarre ma voiture. Je sais… Je sais que ces deux jours ont changé quelque chose. Seulement, je serais incapable de dire si cela va s’améliorer ou se dégrader. Me mordant les lèvres, je reprends la route pour rentrer à Pasadena.
sujet terminé ! ♥
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...