A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: heartbeat • mathéo ♥ Mar 31 Jan - 19:08
► « C'est la faute à pas d'chance ? ET MON CUL AUSSI ?! »
« Quoi ? Comment ça, il ne vous reste qu’une chambre ? On est dans le trou du cul du monde, vous allez pas me faire croire que y’a beaucoup de touristes dans ce village de péquenots ! » Je sens Mathéo qui pose sa main sur mon épaule et me tire légèrement en arrière, comme pour m’obliger à me calmer. Je regarde le réceptionniste qui m’adresse un regard moqueur, du genre Ca me fait kiffer de voir les gens s’énerver, ma petite. Je soupire, puis tends la main. « C’est bon, on la prend, donnez-moi la clef. » L’homme m’adresse un sourire franchement goguenard avant de me donner une petite clef en fer, un peu rouillée. Je le fusille du regard, puis attrape Mathéo par le col pour le traîner jusqu’à la chambre que nous avons payés pour la nuit dans ce foutu motel. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est très simple…
RETOUR EN ARRIERE : dans la voiture d’Atéa, route 66, aux alentours de 14h.
« Atéa, il faudrait que tu ailles interviewer notre intervenant pour le prochain articule sur l’agriculture aux USA, qui paraîtra la semaine prochaine. Il vit à deux états d’ici, en passant par la route 66, tu devrais y être en 3h. » Quand mon patron m’a dit ça ce matin, je n’ai pas hésité et j’ai accepté de m’occuper de l’interview. J’ai donc sauté dans ma voiture et foncé à travers le route 66 jusqu’à chez ce mec que je devais interiewer. Très bonne interview, par ailleurs. Maintenant il est 14h, et je suis sur la route pour rentrer à Pasadena. D’habitude, quand une personne habite aussi loin, je demande son numéro de téléphone pour l’appeler et faire mon article, ça m’évite de me déplacer. Mais aujourd’hui, je ne sais pas. J’avais envie de prendre la voiture. Avec un léger sourire, j’allume l’autoradio, et le son de Pocketfull of sunshine se fait entendre. Mon sourire s’élargit et je commence à légèrement tapoter des mains sur le volant en chantonnant. J’adore conduire, ça me détend et Dieu seul sait que j’ai besoin de m’évader un peu en ce moment ! Certains trouvent que conduire sur la route 66 est barbant, vu que c’est une longue ligne droite et quasiment toujours le même paysage… Moi j’adore. Je peux foncer, je suis d’ailleurs déjà bien au-dessus de la vitesse autorisée, mais je m’en fous. « Take me awaaaaaaay ! A secret placeeeeee ! A sweet escaaaaape ! » Je beugle plus que ce que je ne chante, mais il n’y a personne pour m’entendre, alors ! C’est des moments comme que j’apprécie d’avoir de temps en temps et… Merde, pourquoi ma voiture fais ce bruit ? Putain, c’est quoi cette connerie, pourquoi le capot fume maintenant ?! Je m’arrête brusquement sur le bord de la route.
Quelque part sur la route 66, aux alentours de 17h.
En panne ! EN PANNE ! C’est bien ma veine, à moi. Ma voiture est en rade, et je me retrouve comme une conne au bord de cette route. Je déteste ça. J’ai bien tenté d’appeler Aspen, mais elle ne décroche pas. J’ai dût l’appeler au moins 35 fois, mais rien à faire… Je crois que son portable est éteint, en fait. Il doit être déchargé, et elle ne doit plus retrouver son chargeur ! Alors j’ai voulu appeler Jason, mais l’univers doit se liguer contre moi désormais, parce qu’il n’a pas répondu non plus. Je vous jure, à quoi ça sert d’avoir des meilleurs amis s’ils ne décrochent pas au téléphone ? Après avoir paniqué un petit moment, j’ai dût me résoudre à appeler celui que je ne voulais pas appeler. J’aurai pût faire du stop mais… Non. Imaginez que je tombe sur un psychopathe qui tente de profiter de moi à l’arrière de sa camionnette avant de me tuer et de jeter mon cadavre quelque part au milieu du désert ?! Hors de question ! Alors j’ai appelé Mathéo. Je ne savais pas vers qui me tourner, et je savais qu’il décrocherait, lui. Oh bien sûr, j’ai espéré qu’il ne décroche pas, mais il l’a fait… Et je me suis retrouvée à lui expliquer mon problème, et à lui demander de venir me chercher. Il aurait pût refuser, mais pensez-vous qu’il l’ai fait ? BIEN SÛR QUE NON ! Il m’a dit de ne pas bouger, et il a raccroché. Bordel ! Il faut dire que je ne l’ai pas revu depuis cette nuit où il… Où lui et moi on a… Nous devions passer une soirée ensemble mais ça ne s’est pas fait, et depuis, je l’évite. D’ailleurs, je crois qu’il m’évite aussi. Aspen me dit qu’on est des guignols, et Jason qu’on est un peu cons. J’crois qu’ils ont pas torts, mais revoir Mathéo devant moi… Il va falloir que je me mette en condition, il ne devrait plus tarder à arriver, ça fait bientôt deux heures que je l’ai appelé. Enfin je crois. Je ne sais plus, je perds la notion du temps moi ! Ca fait peut-être seulement une heure, ou même moins... Aucune idée. Je suis assise sur le capot de ma voiture, à fixer la route, en attendant. Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Que dalle ! Je soupire et regarde mon portable. Je n’en peux plus d’attendre. Je n’ai pas vu beaucoup de monde passer depuis trois heures que je suis arrêtée, mais je commence à psychoter… Oh, un bruit de moteur ! Je relève vivement la tête et aperçoit une voiture qui s’approche. Plissant les yeux, je reconnais celle de Mathéo avec soulagement. Pour une fois, je suis contente de le voir ! Il vient se garer juste devant ma voiture, et je descends de mon capot pour aller à sa rencontre. « Putain, j’ai failli attendre ! » … Beh oui quoi, vous ne pensez quand même pas que je vais le remercier ?
Dans un garage d’une ville paumée du Texas, 17h41.
« Désolée ma jolie, mais ta voiture ne sera prête que demain matin. » J’hausse un sourcil puis pousse un profond soupir. Quand on a la poisse, c’est jusqu’au bout décidément ! Je regarde Mathéo puis hausse les épaules, fataliste. Le garagiste referme le capot et se tourne vers moi. Je rêve où il tente de me lancer un sourire séducteur, là ? « Il y a un motel de l’autre côté de la rue. Tu peux passer la nuit-là. Puis si tu te sens seule, je pourrais venir te tenir compagnie ! » me lance t’il avant de disparaître dans son bureau. Eurk. Je sais que je couche avec beaucoup d’hommes, mais… Enfin ce type-là, même la plus grande des désespérées n’en voudrait pas ! Je me tourne vers Mathéo, qui n’a pas bronché mais qui arbore un regard de tueur. Je crois que le garagiste, c’est pas son copain. « Je ne repart pas sans ma voiture. J’ai pas confiance. Je vais dormir ici, tu peux rentrer. Euh… Merci. » Je lui souris très légèrement et sors du garage pour tenter de repérer ce foutu motel. Ah, il est là ! Je vais pour travers la rue quand Mathéo surgit devant moi. Je sursaute et recule d’un pas. « Putain, mais t’es con ! Tu m’as fait peur ! »« Je reste aussi. » J’ouvre de grands yeux tandis que mon mari me tourne le dos et se dirige à grands pas vers le motel. Putain, fais chier ! Moi qui voulais l’éviter, c’est gagné… On ne s’est quasiment pas parlé depuis qu’il m’a récupéré sur la route, et il y a comme une tension entre nous. Je soupire et le rattrape. Zen Atéa, après tout, c’est pas comme si vous alliez partager la même chambre !
RETOUR AU PRESENT :
C’est pas si on allait partager la même chambre, et gnagnagna ! Bordel, mais quelle crétine ! Je me retrouve coincée dans un village où trois péquenots se battent en duel, avec mon mari que j’évite depuis des jours, depuis qu’on a couché ensemble, et en plus je dois partager ma chambre et… « UN SEUL LIT ?! » Je viens d’ouvrir la porte. Il n’y a qu’un lit ! Un lit ! Ca veut dire : obligée de dormir ensemble, DANS LE MÊME LIT ! Je grogne et rentre dans la pièce, regardant autour de moi. Mh, mis à part ça, c’est pas trop mal tenu… y’a pas l’air d’avoir de cafards en tout cas ! Une porte s’ouvre sur la salle de bain. Je me plante au milieu de la pièce et me tourne vers Mathéo, qui est toujours dans l’encadrement de la porte d’entrée. « Y’a qu’un lit. » Pauvre conne, comme s’il ne l’avait pas remarqué, tu l’as gueulé assez fort en entrant ! Je me racle la gorge et mon regard tombe sur le fauteuil qui se trouve dans un coin. Je fronce les sourcils, puis regarde Mathéo. Puis le canapé. Puis Mathéo. Canapé, Mathéo, canapé, Mathéo… « Tu prends le canapé ! » Ce n’est même pas une question, mais un ordre. Malgré tout, je m’approche du canapé pour voir s’il est confortable. Oui, je n’ai pas envie de casser le dos de mon mari non plus et… OH MON DIEU ! Mais il est dégueulasse, ce canapé ! Y’a des tâches non identifiées dessus ! Ca là, ça ressemble à du chocolat… Et là, on dirait… Merde, je crois que y’en a qui se sont envoyés en l’air sur ce canapé et qui ont déversés la crème dessus. Bordel, mais c’est ignoble. En plus, quand on s’approche de ce foutu fauteuil, y’a une odeur de vieux vomi… Heureusement que le lit est à l’autre bout de la pièce. Je m’éloigne vite fait et soupire. « Bon, je suis peut-être folle, mais pas au point de te laisser dormir sur cet espèce de déchet finalement ! » je marmonne en jetant un regard de travers au canapé. « Même un SDF ne voudrait pas se coucher dessus, je suis sûre ! Non mais ils pourraient donner leurs fauteuils à recycler quand ils sont aussi crades ! Attends mais y’a des tâches de spermes dessus, c’est immonde ! Oh merde, tu crois que le lit c’est pareil ? » Sans laisser le temps à mon mari de me répondre, je me précipite à l’autre bout de la pièce pour examiner le lit. Aucune tâche, aucune odeur bizarre. Je pousse un soupir de soulagement. « Non c’est bon. Ca, c’est propre au moins ! » Je calme mon hystérie, regarde Mathéo... Et merde, le malaise entre nous revient en force.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mar 31 Jan - 21:00
Atéa & Mathéo A la seconde où je l'ai vu, j'ai compris que c'était mon avenir que j'avais devant moi, j'ai su tout de suite que rien ni personne ne pourrait jamais nous séparer et qu'on passerait notre vie ensemble.
C'était une journée comme les autres, le soleil brillait, les oiseaux chantaient et je n'avais pas vu Atéa, c'était donc une belle journée. Ce matin encore, je me suis levé en faisant le moins de bruit possible et je suis sortit de la maison avec les demoiselles ne se réveillent. Je n'avais pas revu Atéa depuis la fois où nous avions couché ensemble.. Ce jour là, on avait prévu de passer la journée ensemble mais finalement, elle pensa que ce n'était pas résonnable.. Elle avait raison. On avait couché ensemble et on s'est embrassé deux fois de suite, c'était remplie de passion, c'était magique.. presque iréel. Ca m'avait fait perdre tous mes moyens.. Je n'aurais pas résister à l'envie de lui sauter dessus si on avait passé la journée ensemble. Finalement, on avait décidé de passer la soirée ensemble, mais ça ne s'est pas fait non plus.. En tout cas, depuis ce jour là, j'ai tout fait pour ne plus croiser son chemin et elle a fait la même chose, je crois. J'étais au boulot depuis huit heure du matin, mes nerfs commençaient à lâcher.. Il était bientôt 16h, je commençais à sérieusement fatiguer et je n'avais qu'une envie : me reposer.. Je finissais aux environs de 18 heures pour ce soit, plus que deux heures à tenir. Je pensais évidemment à aller squatter chez Ally jusqu'à très tard le soir, comme ça lorsque je rentre Atéa est déjà dans sa chambre et elle ne me verrait pas.. Oui, je fais tout pour l'éviter, et alors ? Derrière mon bureau, je signais un dernier papier que je tendis à la secrétaire lorsque mon portable se mit à vibrer. J'ai rapidement tendu la feuille à la jeune femme avant de s'emparer de mon portable. L'écran affichait " Atéa " Gné ? Depuis quand elle m'appelle, elle ? Ca va faire plus d'une semaine qu'on s'est pas parlé et là elle m'appelle ? Ca devait sans doute être importante. Je décide alors de répondre et mademoiselle m'annonce que sa voiture est tombé en panne en plein milieu de la route et qu'elle se trouvait à une bonne centaine de kilomètre d'ici.. Je me disais aussi, qu'il fallait vraiment un truc grave pour qu'elle m'appelle.. « T'es sérieuse là ? Non mais Atéa, qu'est-ce que tu fous là-bas ? Sur la route 66 t'as dit ? Ca va.. bouge pas, j'arrive.. » Je n'avais pas réfléchis une seule seconde. Elle était coicncée au beau milieu de nulle part, toute seule et il allait bientôt faire nuit.. Hors de question que je la laisse seule là-bas, 'fallait à tout prix que je me dépêche d'aller la chercher.. Ce qui me touchait quand même un peu, c'est qu'elle a pensé à moi et qu'elle m'a appelé, malgré même le fait qu'on se parle plus trop.. Sans plus attendre, je prend ma veste posé sur le dossier de la chaise, les clefs de la voiture et sort du bureau.
Je crois que j'ai jamais conduis aussi vite de toute ma vie. Mais ma femme était en danger.. qui sait, un fou allait peut-être passer par là et allait peut-être l'enlever.. 'fallait que je me sorte ces idées de la tête, la peur me fait vraiment penser à n'importe quoi.. Mon téléphone sonne, encore Atéa ? Je laisse une main sur le volant et essaye tant bien que mal de m'emparer du téléphone.. Oh Ally. « Qu'est ce que tu veux ? » « Drôle de façon de répondre à ta petite soeur chèrie ! Dis le si je dérange ! Attend, me dis pas que vous avez remis ça avec Atéa et que je viens de vous déranger.. ?!» « Ally, t'es lourde. Pourquoi tu m'as appelé ? » « J'voulais savoir si t'allais encore venir squatter ce soir. » J'avoue que je squattais quand même pas mal chez elle ces derniers temps.. mais c'est parce que si je rentre tôt, je risque de croiser Atéa donc bon.. je passe mes soirées chez Ally, parfois même je dors chez elle, tout ça pour pas croiser ma femme. Ca devient pathétique là, vraiment. « J'pense pas, pourquoi ?! » « Tu me maaanques..» « On s'est vu avant hier, tu as quelque chose à me demander ?» « Comment tu sais ?! » « Tu me fais le coup du " tu me manques " à chaque fois.. » « Bon, tu peux ou pas ?» « J'vais chercher Atéa là, sa voiture est tombée en panne sur la route 66, j'sais pas à quelle heure on sera à Pasadena.. » « Oulala, que c'est romantiiique, c'est comme dans les films, tu vas aller la sauver et pour te remercier, vous ferez l'amour dans la voiture t.o.u.t.e l.a n.u.i.t..» « Ally, tu soules, vraiment.. » La route n'était pas si longue que ça finalement. Au loin, j'aperçois une voiture stopée au bord de la route avec une jeune femme assise sur le capot : Atéa. Je ne pûs m'empêcher d'esquisser un sourire en l'a voyant, je ne l'avais pas revu depuis cette matinée là.. Et d'un coup, j'ai un petit coup de stresse. Oui, on s'est pas revu depuis cette matinée, donc on a pas discuté de ce qui est arrivé, on a pas aborder le sujet.. Et là, cest le moment de vérité. « Faut que je te laisse, je suis arrivé. Je te rappelle ce soir. » J'arrive enfin au même niveau qu'elle. Je stoppe ma voiture et en descend tandis qu'elle descend du capot. « Putain, j’ai failli attendre ! » Mais de rien, voyons ! C'est pas comme si je viens de me taper plus d'une heure de route ! Je soupire en l'entendant dire ça.. J'ai même pas droit à un merci, ça commence bien.. « Désolée ma jolie, mais ta voiture ne sera prête que demain matin. » Ma jolie ? MA JOLIE ?! Mais pour qui il se prend le guignol là ? De quel droit il drague ma femme comme ça devant moi ?! Et c'est quoi ce sourire stupide qu'il a sur le visage ? J'ai tellement bloqué sur le mot jolie, que je n'ai pas fait attention quand il a dit que la voiture sera prête que demain.. Il nous restait plus qu'à repartir sinon.. « Il y a un motel de l’autre côté de la rue. Tu peux passer la nuit-là. Puis si tu te sens seule, je pourrais venir te tenir compagnie ! » Je rêve ou il est vraiment entrain de draguer ma femme sous mes yeux ? Restes calme Mathéo, pas de crises.. Inspire, expire, inspire.. Je me souviens du pétage de plombs d'Atéa dans le bar, je ne veux pas que la même chose se prduise.. Je serre les poings, violemment.. s'il n'arrête pas de la regarder avec ce regard pervers, je vais le défigurer.. Le voilà qu'il s'éloigne et entre dans son bureau pendant que je lui jette un dernier regard assassin, si je pouvais le mitraillais là, maintenant, sur place, je le ferais ! « Je ne repart pas sans ma voiture. J’ai pas confiance. Je vais dormir ici, tu peux rentrer. Euh… Merci. » Oh, elle m'a enfin dit merci.. Mais.. euh.. je viens de réaliser là.. Elle se moque de moi là, n'est-ce pas ? Elle pense vraiment que j'ai fait je ne sais pas combien d'heures de routes pour rester cinq secondes et me casser ? Elle se croit au pays des Barbapapa ou quoi ? Hors de question que je la laisse dans ce trou perdu toute seule en pleine nuit ! Avec ce pervers là qui la déshabille du regard.. Hors de question ! Si je repars, elle repart avec moi, pas moyen qu'elle reste toute seule ici ! Elle me jette un regard breve, m'affiche un léger sourire puis sort du garage.. Elle va m'ignorer encore longtemps ?! Je décide de la rejoindre et me met à côté d'elle « Putain, mais t’es con ! Tu m’as fait peur ! »« Je reste aussi. » Dis-je tout simplement.. J'ai psa envie de me disputer, pas envie de me prendre la tête.. J'ai eut une dure journée et en plus, je me suis tapée plus d'une heure de route presque pour rien... Je ne pensais plus qu'à une chose c'est de me reposer.. Sans plus attendre, je suis partis en direction du motel, sachant très bien qu'elle allait me suivre..
« Quoi ? Comment ça, il ne vous reste qu’une chambre ? On est dans le trou du cul du monde, vous allez pas me faire croire que y’a beaucoup de touristes dans ce village de péquenots ! » Voici la réaction d'Atéa face à la réceptionniste du motel qui venait de nous annoncer qu'il ne restait plus qu'une seule chambre disponible. J'avoue que là, c'est un gros manque de chance.. Et dire que depuis plus d'une semaine, je passe ma vie à l'éviter et la bim bam boum, on allait devoir passer toute une nuit dans la même chambre ! La dernière fois qu'on a passé la nuit dans la même chambre, ce n'était pas que pour dormir.. Putain, voilà que je repense à ça maintenant... C'est vraiment pas le moment ! Atéa commence à entrer dans un état pas possible, faut qu'elle se calme, vraiment. Je pense doucement ma main sur son épaule en exerçant une petite pression pour lui faire comprendre qu'il fallait qu'elle se calme.. « C’est bon, on la prend, donnez-moi la clef. » C'est pas comme si on avait le choix en fait parce que c'est soit on passe la nuit dans la même chambre, soit on passe la nuit dehors.. Le motel n'était pas si mal que ça finalement, peut-être que c'est pour ça qu'il ne leur reste plus qu'une seule chambre disponible.. Je n'ai rien d'autre à ajouter, Atéa s'empare de la clef et nous montons voir à quoi peut bien ressembler cette fameuse chambre.. « On aurait dû repartir et on serait revenu chercher ta voiture.. » Dis-je pendant qu'elle ouvrait la porte. La dernière fois : Atéa + Mathéo dans la même piéce = nuit très agitée.. Le problème, c'est que j'avais peur de ne pas pouvoir résister à l'envie folle de lui sauter au cou et de m'accrocher à ses lèvres.. Je.. j'avais peur de ne pas pouvoir me contrôler de vouloir remettre ça parce qu'au final, il fallait avouer que je l'a désirais, qu'elle m'envoutait et qu'elle m'attirait.. Zen, faut rester Zen Matt. « UN SEUL LIT ?! » Je n'avais même pas fait attention, mais elle a crié tellement fort que ça m'a sauté au visage : putain de bordel de merde. Ca promet pour ce soir.. « Tu prends le canapé ! » Elle est sérieuse là ? Mais elle a pas de coeur ou quoi cette fille ? Comment ose-t-elle me proposer ce truc tout pourris là ? Même les rats refuseraient de dormir dessus : il est sal, il put et il a trop pas comfortable.. Elle n'a vraiment aucune pitiée ?! « Bon, je suis peut-être folle, mais pas au point de te laisser dormir sur cet espèce de déchet finalement ! » Enfin un peu de bon sens ! Hallelujah ! « Non c’est bon. Ca, c’est propre au moins ! » Dit-elle en désignant le lit.. Depuis que je l'ai rejoins, on s'est échangé au grand maximum trois phrases. On était tous les deux très gênés, ça se voyait comme un nez au beau milieu de la figure, mais on refusait tous les deux de le laisser paraître.. « On va vraiment partagé le même lit.. ?! Perso, ça ne me dérange pas tant que ça.. » Dis-je avec un peu d'amusement. « La salle de bain est propre au moins ?! J'ai envie de prendre une douche » Je me lève et commence à me diriger vers la salle de bain pour voir dans quel état elle était. Juste avant d'entrer, je me tourne vers Atéa pour dire « Ca me fait plaisir de te revoir. »
Dernière édition par A. Mathéo McCorner le Mer 1 Fév - 15:25, édité 3 fois
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
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→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mar 31 Jan - 22:37
► « C'est la faute à pas d'chance ? ET MON CUL AUSSI ?! »
« On aurait dû repartir et on serait revenu chercher ta voiture… » Je secoue la tête avec force. « Non, je ne repars pas sans ma bagnole ! » Oui, je suis têtue, et alors ? Enfin têtue est un grand mot, j’ai quand même accepté le fait que Mathéo ne dorme pas sur le canapé. Mais c’est seulement parce que ce canapé est une horreur de la nature. Je me mordille les lèvres, voir Mathéo devant moi me rend nerveuse. Ca fait environ une semaine que l’on s’ignore… Je suis même sûre qu’il dort chez sa sœur, pour m’éviter ! Je m’assoit sur le lit, en fixant mes chaussures. Que j’enlève d’ailleurs. J’ai mal aux pieds. Je me demande pourquoi j’ai mis des talons pour conduire… Quoi que, je ne savais pas, ce matin en me levant, que j’allais devoir conduire et que j’allais tomber en rade sur la route. Fais chier. Bref, j’envoie valser mes chaussures et me laisse tomber sur le lit, allongée sur le dos, fixant le plafond. Mh, au moins le matelas est confortable, c’est déjà ça. « On va vraiment partager le même lit ? » Je me redresse sur mes coudes à cette phrase et dévisage Mathéo. Merde ! Je n’avais pas percuté… Ou plutôt, j’ai refusé de percuter. Je vais devoir dormir avec lui. Dans la même pièce. Dans le même lit ! Son corps à quelques centimètres du mien. Bordel à cul ! La dernière fois qu’on s’est retrouvés dans le même lit, c’était pas pour dormir, tellement que depuis on s’évite et là… L’espace de quelques secondes, des flashs de cette soirée me reviennent, et je revois Mathéo m’embrasser, m’enlacer… Pour un peu, je pourrais presque de nouveau sentir ses mains sur ma peau et ses lèvres… Je me mords les lèvres et cligne des yeux. Oh putain Atéa, arrête de penser à ça ! « Perso, ça ne me dérange pas tant que ça… » J’entends l’amusement dans sa voix. Je le regarde puis pouffe légèrement de rire en me redressant. « Encore heureux, sinon t’aurais dormi par terre. » Je souris légèrement. Je suis encore un peu mal à l’aise en sa présence, mais je préfère encore tenter de détendre l’atmosphère. « La salle de bain est propre au moins ? J’ai envie de prendre une douche. » Merde, mais pourquoi il me dit ça ?! Je l’imagine sous la douche maintenant, avec l’eau qui ruisselle sur son corps et… Oh putain Atéa, STOP ! Je me gifle mentalement. Si je commence à avoir ce genre de pensées, je vais lui sauter dessus avant demain. Et il ne faut pas. Il ne faut pas ! Je lâche un petit rire. « Fais gaffe, j’ai crût voir un rat dans un coin… » Je rigole bien sûr, mais il fallait que je trouve un truc à dire pour ne pas recommencer à fantasmer sur mon mari. Je le regarde se diriger vers la salle de bains. Putain, il a des belles fesses quand même. Non vraiment c’est… Merde, il vient de se retourner ! Je lève les yeux d’un air innocent. Pitié, faîtes qu’il n’ait pas capté que j’étais en train de le mater ! « Ca me fait plaisir de te revoir. » J’ouvre la bouche, mais je ne sais pas quoi dire. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me dise ça. Malgré moi, je sens mon cœur se faire plus léger. « A moi aussi… » je murmure doucement, mais assez fort pour qu’il entende.
Je le regarde partir dans la salle de bain et fermer la porte. Une fois seule, je souris malgré moi. Je ne l’avouerais certainement pas à voix haute, mais je suis réellement heureuse de le voir. Heureuse d’être coincée ici avec lui. Heureuse qu’il ait accepté de venir me chercher aussi. C’est vrai, il devait sûrement être au travail, il aurait pût me dire non, ou m’envoyer bouler vu qu’on ne s’est pas vu depuis quelques jours mais… Il est venu. Je ne l’ai même pas remercié réellement. Il faut dire qu’un merci est un peu faible. Il a quand même fait je sais pas combien de kilomètres… Je me laisse de nouveau tomber sur le lit et recommence à fixer le plafond. En silence. Tiens, mon portable vibre ! Je roule des yeux en lisant le nom de mon contact. Jason. Je décroche immédiatement : « Il faut pas être sur le point de mourir avec toi ! »« Eh, je te rappelle, c’est le plus important, non ? »« Bien sûr, et entre temps, j’aurai pût mourir 20 fois. » Je l’entends soupirer à l’autre bout du fil et ça me fait sourire. « T’es Bonnie, la terreur de l’ouest, tu te rappelles ? Tu peux pas mourir ! »« Si je peux quand Clyde n’est pas à mes côtés ! »« Elle est sympathique ta déclaration d’amour, mais tu es mariée je te rappelle. »« Mais c’est que t’es hilarant, ce soir, dis-moi ! » Je l’entends ricaner et lève les yeux au ciel. Mon meilleur ami est un abruti. C’est en partie pour ça que je l’aime autant. « Bon Bonnie, pourquoi tu m’as appelé ? »« Je suis tombée en panne sur la route 66, mais c’est bon, j’ai plus besoin de toi. »« Pourquoi ? Tu as appris à te téléporter ? »« Crétin ! Non mais j’ai appelé Mathéo, et il est venu. Bon ma voiture ne sera réparée que demain, donc on va dormir sur place mais… Pourquoi tu rigoles ? »« Parce que… Mathéo et toi… Dans la même pièce… Tu comptes lui demander de te faire l’amour comme un fou pour le remercier, avoue-le ! » Je me sens piquer un fard. Heureusement que ce crétin de Jason ne peut pas me voir ! « Et là, je parie que tu viens d’attraper un coup de chaud en pensant à toutes les choses que vous pourriez faire et… »« Ta gueule ! »« Oouh, ça veut dire oui ça ! »« Va te pendre, Jason. »« Moi aussi je t’adore, ma belle. »« Idiot va… Bon je te laisse. »« Oh oui, va rejoindre ton merveilleux mari pour… » Je lui raccroche au nez pour ne pas entendre la suite. Tocard ! Je me redresse et m’assoit en tailleur sur le lit. Gardant mon portable entre les mains, j’envoie un texto à Aspen pour ne pas qu’elle s’inquiète au cas où elle décide de rallumer son portable. « Tombée en panne sur la route 66, mais tout va bien, Mathéo est venu me chercher. Ma voiture ne sera réparée que demain matin, donc on ne rentre pas ce soir. Fais pas trop de bêtises surtout ! Kiss kiss love ma sucrette ! »
Une fois le message envoyé, je pose mon portable sur la table de nuit qui se trouve à côté du lit et soupire. Je m’ennuie, moi, là. Mathéo est sous la douche, je ne peux pas lui parler ou me disputer avec lui, c’est pas drôle. J’ai rien à faire. Je me lève et me met à faire le tour de la chambre, observant chaque recoins. Au cas où il y ai des cafards ou je ne sais quelles autres bestioles dégoûtantes. Dans ma concentration, j’en oublie que mes chaussures sont quelques part dans la pièce… Boulette que je suis, je trébuche sur l’une de mes godasses. Je pousse un léger cri et ferme les yeux, attendant l’inévitable chute sur le sol… Chute qui ne vient pas. J’ouvre les yeux et me rends compte qu’au moment où je me cassais la gueule, Mathéo sortait de la salle de bain, et que j’ai atterri dans ses bras. Malgré moi je sens que mes joues rougissent. Je me mords la lèvre, non mais je ne pensais pas me retrouver aussi proche de lui aussi rapidement ! « Il fallait bien que je finisse par tomber dans tes bras, un jour… » Je rigole comme une conne alors que ce n’est pas drôle et qu’en plus, la phrase est à double-sens. Je me redresse et retourne vers le lit comme si de rien n’était, en manquant de me casser encore une fois la figure à cause de mes chaussures. Je marmonne toute seule et me rassoit sur le lit, essayant de garder l’air le plus naturel possible et de ne pas paraître gênée. Bordel, la soirée promet si ce foutu malaise persiste ! « Tu crois qu'il y a un fast-food potable dans ce trou paumé ? J'ai faim. » Pom pom pom, changement de sujet pas du tout flagrant ! Mais j'ai vraiment faim, je vous jure !
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
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Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 1 Fév - 20:08
Atéa & Mathéo A la seconde où je l'ai vu, j'ai compris que c'était mon avenir que j'avais devant moi, j'ai su tout de suite que rien ni personne ne pourrait jamais nous séparer et qu'on passerait notre vie ensemble.
« A moi aussi… » Ca réponse me fit vraiment plaisir, content de savoir que le plaisir de se revoir était partagé. J'ai esquissé alors un léger sourire, avant d'entrer dans la salle de bain. L'endroit était assez petit mais néanmoins très propre. Finalement, la confrontation ne s'est pas si mal déroulé que ça.. Même si on s'est très peu parlé, on s'est parlé quand même. J'avais redouté ce moment depuis des jours et finalement, ça ne s'est pas si mal passé.. J'étais plutôt ontent d'avoir gardé mon calme malgré que l'autre con de garagiste ait voulu la draguer. J'étais plutôt fière de moi.
Après avoir fermé la porte et m'être complétement déshabillé, je suis entré sous la douche. Quelle sensation agréable.. j'étais vraiment fatiguée et une bonne douhe chaude, c'est ce qu'il me fallait mais.. A vria dire, je n'étais pas très à l'aise. Savoir qu'Atéa était juste là, à quelques mètres.. Qu'est ce que j'allais faire ? Toute une nuit avec elle dans la même chambre.. dans le même lit.. Je n'allais jamais pouvoir résister. Je soupirais en regardant mon reflet dans le miroire. Pitoyable. C'est ce que j'étais. J'ai couché avec elle, je l'ai évité, et maintenant je me retrouve dans la même chambre qu'elle. Le déstin s'acharne contre moi ou quoi ? Et comme si partager une chambre avec elle ne me mettait pas déjà mal à l'aise.. on se retrouve avec un seul lit à partager pour toute la nuit. Il était hors de question que je dorme sur le truc pourri qui leur sert de canapé parce que déjà de un, j'avais passé une dure journée et j'étais crevée et de deux, ben leur soit-disant canapé était déguelasse, il puait et était remplies de tâches qui provenaient de je ne sais quoi.. Hors de question que je dorme sur ce soit.. Je préfère encore dormire avec Atéa que sur ça.. Non, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit.. Je n'ai rien contre le fait de dormir avec Atéa, au contraire, la dernière fois j'ai tout simplement adoré partager son lit. Mais là, ce n'était pas pareil. La dernière fois qu'on s'est retrouvé dans la même chambre, on était complétement bourré et ça a vraiment dégénéré.. Par contre, je n'avouerais jamais à Atéa que je ne regrette absolument pas ce qui s'est passé, bien au contraire. J'étais content de ce qui s'était passé.. Depuis le temps que je rêvais de l'embrasser, de la toucher, de la caresser.. Sans jamais avoir eut le courage de l'approcher, bien qu'elle soit ma femme.. Et dire que depuis trois ans, je n'ai aucune difficulté à faire semblant de la détester, aucune difficulté à lui hurler dessus, souvent pour rien et aucune difficulté à lui balancer des horreurs en pleine figure.. Par contre, ce qui est de lui dire que je tiens un minimum à elle, ça je n'y arrive plus.. J'en reviens pas que ma fierté soit aussi grande, au point de ne même plus lui faire de compliment.. Finalement, je ne pense pas que ce soit juste un problème de fierté, c'est beaucoup plus que ça.. Parce que finalement, être méchant avec Atéa me permettait de me protéger.. Notre histoire était beaucoup trop compliqué. J'avais mit trop de temps à réaliser mes sentiments, et à présent, je met trop de temps pour me décider enfin à lui en parler.. La partie était terminée, et j'avais perdu depuis bien longtemps..
Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans la douche mais dés que j'ai ouvert la porte de la salle de bain pour en sortir, Atéa me tomba littéralement dans les bras « Il fallait bien que je finisse par tomber dans tes bras, un jour… » Jolie jeux de mots. 'tain ça reommence.. Elle me tombe dans les bras, elle est super prés.. ça me rapelle les fois où on s'est embrassé.. je l'a regarde alors tout gêné en essayant de rire avec elle mais.. mon malaise est toujours là. Et puis, malgré le fait qu'on fasse comme si de rien n'était, ça se voyait que l'atmosphére était quelque peu tendue.. Elle se redresse rapidement et.. « Tu crois qu'il y a un fast-food potable dans ce trou paumé ? J'ai faim. » Wahou, le changement de conversation. Ca ressemble presque à ce matin là quand je lui avait demandé " On fait quoi aujourd'hui ? " juste après l'avoir embrassé.. Mais elle avait raison au fond, on était assez gêné comme ça.. « Je pense qu'il doit y en avoir dans le coin.. Tu viens ? Je t'invite à dîner. » La soirée qu'on voulait avoir et qu'on avait pas eut. Je m'étais dégonflé à la dernière minute, me sentant incapable de lui tenir compagnie sans avoir envie de l'embrasser ou de nouveau, passer la nuit avec elle. J'ai donc préféré être raisonnable et ne pas la voir du tout plutôt que d'être avec elle et faire des choses que je risquais de regretter. Je m'empare de ma veste posé sur le lit et m'avance vers la porte que j'ouvre pour en sortir, suivit de près par Atéa. On descend au rez de chausée du petit motel où cette fois, on y découvre un petit groupe de personne. C'était à peu prés l'heure du dîner, donc tout le monde voulait manger.. Je suit le petit groupe de personne du regard, ils se dirigent vers un petit resto collé au motel. « C'est un resto ici et c'est un fast food que tu veux non ? J'en ait repéré un là bas, juste à côté du garage de tout à l'heure.. Mais si tu veux qu'on mange ici, y a pas de soucis.. »
On a finalement opté pour le fast food. C'était le premier voeux d'Atéa et puis ça allait faire comme dans les vieux films.. Après être sortit du motel, nous avons dû marcher cinq bonnes miutes pour arriver au fast-food, noous avions fait le chemin en silence, je pense qu'auun de nous n'osait vraiment parlé.. Et à présent, on ressentait vraiment qu'il se passait quelque chose et qu'on était tous les deux loin d'être à l'aise. Nous sommes entrés à ce fameux fast-food et on a pû remarqué il y avait déjà pas mal personnes. On a décidé de nous asseoir à une table prés de la fenêtre et une fois que nous fûmes installés, j'ai décidé de parler, histoire d'engager la conversation avant que le malaise revient.. « Tu m'as toujours pas dit ce que t'es venue faire ici et seule en plus ! »
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
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Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 1 Fév - 21:18
► « Je ne l'avouerais pas, mais j'suis heureuse d'être là avec toi. »
Je fixe le plafond en attendant une réponse à ma question. Je n’ose pas poser mes yeux sur Mathéo. Je ne comprends pas trop ce qui m’arrive. Ce n’est pas mon genre d’être mal à l’aise… Non, moi, je suis plutôt le genre de fille jamais gênée, qui se permet tout sans en éprouver le moindre malaise. Et pourtant, il a seulement fallu que je couche avec mon mari pour être incapable de le regarder dans les yeux. C’est tout de même très con. Surtout que l’on se retrouve à devoir passer la nuit dans la même chambre, et à partager le même lit… Malgré moi, les paroles de Jason me reviennent en tête. Dans le fond, mon meilleur ami n’a pas tort, j’aimerai qu’il se passe quelque chose avec Mathéo, j’aimerai lui demander de m’embrasser et pourquoi pas, soyons fous, de me faire l’amour par la même occasion. Bien sûr que j’aimerai… Mais je ne peux pas. Peut-être est-ce de la peur, ou de la fierté, mais je ne peux tout simplement pas. La dernière fois, c’était facile, j’étais bourrée, ça me donnait une excuse. L’alcool permet tout, c’est bien connu ! Mais là… Je pense que ni lui ni moi n’allons boire ce soir. Alors si je tente quoi que ce soit, je n’aurais pas d’excuses, rien derrière quoi me retrancher. Hurler sur Mathéo, lui gueuler que je le déteste et qu’il me pourrait la vie, ça ne me pose aucuns problèmes, mais lui ouvrir mon cœur, c’est une autre histoire. Il penserait que je me moque de lui ou, pire encore, me dirait que ce n’est pas réciproque. Et moi, je finirais comme une pauvre conne à l’éviter jusqu’à la fin de mes jours ! Alors non. J’ai trop besoin de le voir, même si je ne l’avouerai jamais. La semaine que nous venons de passer, à nous éviter, a été la pire des tortures.
« Je pense qu’il doit y en avoir dans le coin… Tu viens ? Je t’invite à dîner. » Je lève les yeux vers lui, et malgré moi, un grand sourire fend mon visage. Oui, il m’invite à dîner et je suis contente. Je dois avoir l’air d’une imbécile heureuse. Gnééé ! Pour un peu, je me giflerais. J’hoche doucement la tête et me lève. Finalement, on allait l’avoir, cette soirée à deux… Certes, nous sommes au beau milieu du trou du cul du monde, mais nous sommes ensemble. C’est déjà ça. Je dois avouer que lorsque notre petite soirée n’a pas eue lieu… J’ai eu mal. J’ai passé environ 3h à criser devant Aspen après. Tellement qu’elle a fini par m’envoyer un coussin dans la tronche pour me faire taire. Alors oui, malgré moi, je suis heureuse de passer la soirée ici avec Mathéo. Je remets mes chaussures, attrape ma veste et suis mon mari dehors, refermant la porte derrière nous. Woh, y’a vraiment du monde dans ce motel, finalement. Je ne pensais pas que les touristes viendraient ici… M’enfin, chacun ses goûts. « C'est un resto ici et c'est un fast food que tu veux non ? J'en ait repéré un là bas, juste à côté du garage de tout à l'heure.. Mais si tu veux qu'on mange ici, y a pas de soucis.. » J’hausse les épaules. A vrai dire, l’endroit m’importe peu tant que je mange et que Mathéo est là, et… Bordel, ça fait vraiment cucul ce que je viens de dire ! L’endroit m’importe peu tant que Mathéo est là. Gnagnagna. Enfin, c’est la vérité au fond. Je souris légèrement et marmonne : « Va pour le fast-food. »
On marche environ cinq minutes dans le silence le plus total. C’est pesant, à force. J’aimerais parler, mais à chaque fois qu’une idée de conversation me vient en tête, je la trouve stupide, débile, futile. Alors je me tais. On arrive enfin au fast-food. Je suis soulagée, peut-être que l’ambiance du lieu nous décoincera peut-être ! Bon, ce n’est pas le grand palace, mais c’est assez chaleureux. Un peu sinistre peut-être… Dans le genre fast-food de film, là où les deux héros se retrouvent par hasard et où une bagarre éclate toujours. Sauf que là, il n’y a ni héros, ni bagarre. On s’assoit près de la fenêtre, l’un en face de l’autre. Je pose mon sac entre le mur et moi, et relève les yeux pour croiser le regard de Mathéo. Silence gênant. Je vais finir par péter un câble si rien ne se passe… « Tu m’as toujours pas dit ce que t’es venue faire ici et seule en plus ! » Le soulagement doit se lire sur mon visage, nous avons enfin engagé la conversation ! Je regarde Mathéo et me mords les lèvres pour contenir un sourire amusé. « J’avais envie de partir à la conquête de l’Ouest. A la base, je devais partir en galopant sur un cheval, mais j’en ai pas trouvé. » J’hausse les sourcils plusieurs fois de suite, comme une conne, avant de lâcher un petit rire. Oui, je me fais rire toute seule, et alors ? Au moins ça me détend, je me sens déjà moins gênée lorsque je dis des conneries. La serveuse arrive alors, pour nous demander ce qu’on veut manger. Une fois la commande passée, elle s’en va. Posant une main sur mon front quelques secondes, je repose mon regard sur Mathéo. « Non, sérieusement, c’était pour le boulot. Mon boss m’a demandé de me charger d’une interview d’un type qui vit à environ 3h de Pasadena, et j’ai accepté. Je pensais pas que ma voiture me lâcherait comme ça. Quoi que, c’est vrai qu’elle faisait parfois des drôles de bruits ces derniers temps… Mais j’y connais rien en voiture moi. Je pensais que ça irait. » J’hausse les épaules avec une petite moue désolée. Je penche la tête sur le côté, me mordille les lèvres, hésite à dire quelque chose. La serveuse revient entre temps avec nos commandes. Woh, c’est du rapide ici ! Je picore une frite ou deux, puis me décide enfin à parler : « Je ne t’ai pas vraiment remercié, désolée. Merci d’être venu Mathéo, je… Enfin je ne savais vraiment pas qui appeler, et c’est pas tout le monde qui aurait accepté de venir donc… Merci. Sincèrement. » Je crois que c’est la première fois de ma vie que je suis aussi sincère en remerciant quelqu’un ! Je commence à manger, parce que j’ai vraiment faim, l’air de rien. Le silence retombent, mais il est beaucoup moins pesant, je me sens déjà un peu plus à l’aise, même si nous restons plusieurs minutes à manger sans rien dire. Je regarde Mathéo et me prépare à lui dire quelque chose, quand une voix retentit à nos côtés.
« Oh, mais c’est ma cliente sexy ! Comme on se retrouve, ma jolie, le hasard fait vraiment bien les choses ! » Je repose la frite que je m’apprêtais à avaler et tourne la tête pour remarquer que le garagiste de tout à l’heure se tient debout devant notre table. Je fronce légèrement les sourcils. Est-il aveugle ou con ? Il n’a pas vu que j’étais pas seul ? « Est-ce vraiment du hasard, ou alors tu me suis à la trace parce que t'es un pauvre type frustré ? » Il rigole. Je lance un regard interloqué à Mathéo, parce que je ne comprends pas vraiment ce que je viens de dire de drôle. Au contraire, je viens de l’insulter ! Et lui, il rigole. Il se bidonne comme un fou devant notre table avant de reprendre son sérieux et de poser une main sur mon épaule. Malgré moi, je plisse le nez d’un air dégoûtée. Je suis peut-être une fille facile, mais j’ai des limites ! « Sexy et drôle ! La femme parfaite. Ca te dis de venir manger avec moi, qu’on fasse… connaissance ? » C’est fou comme dans sa bouche, le simple mot « connaissance » sonne de façon perverse. Je repousse sa main. « T’as pas vu que j’étais accompagnée ? »« Oh mais il peut bien me prêter sa petite chérie, non ? Même une heure, ça me suffira pour t’envoyer au ciel, ma jolie. » Ben voyons… C’est pas la modestie qui l’étouffe celui-là. Je crois qu'il a envie de se prendre une gifle, ce con. « N-o-n-m-e-r-c-i ! » je réplique en articulant bien mes paroles. Comme je l’ai dit, je suis plutôt du genre facile, mais quand je dis non, c’est non. Point barre. Je lève les yeux au ciel, exaspérée et, ignorant totalement ce pauvre type, me retourne vers Mathéo. Eeuh c’est moi ou mon mari semble au bord de la crise de nerfs ?
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Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Jeu 2 Fév - 19:51
Je ne l'avais pas vu que depuis environ une semaine mais c'était pas comme si c'était une éternité. Je ne me suis même pas rendu compte qu’elle me manquait à ce point. Au final, j'étais content de me retrouver là, seul avec elle. Et ça me faisait un bien fou de l'avoir en face de moi, de croiser son regard en serait-ce que pour quelques secondes.; J'étais bien avec elle, avec ces regards tendres et ces sourires. Elle était parfaite, ma femme. Alors oui, on était peut-être dans un coin paumé, dans le "trou du cul" du monde comme elle dit mais j'étais avec elle et c'est cce qui m'importait.. On avait du mal à se parler, je n'allais pas le nier, mais c'est parce qu'on était encore beaucoup trop gêné.. Mais ça va venir, dans quelques minutes on allait parler de la pluie et du beau temps et tout passerait crème après.. Depuis que j'étais avec elle, je me sentais un peu léger, comme si j'avais un poids en moins sur le cœur. Je sais très bien que rien d'extraordinaire n'aller se passer mais.. j'étais comme qui dirait heureux de me retrouver en tête à tête avec elle. « J’avais envie de partir à la conquête de l’Ouest. A la base, je devais partir en galopant sur un cheval, mais j’en ai pas trouvé. » Non sérieusement ? Je l'a vois qui se met à pouffer de rire et juste le fait de l'entendre rire ainsi me fait rire aussi. C'était bien le genre d'Atéa ça, de sortir des blagues à tout moment.. Elle m'avait manqué, atrocement même. « Non, sérieusement, c’était pour le boulot. Mon boss m’a demandé de me charger d’une interview d’un type qui vit à environ 3h de Pasadena, et j’ai accepté. Je pensais pas que ma voiture me lâcherait comme ça. Quoi que, c’est vrai qu’elle faisait parfois des drôles de bruits ces derniers temps… Mais j’y connais rien en voiture moi. Je pensais que ça irait. » C'était pour le boulot.. Ça expliquait tout donc. Je ne peux m'empêcher de sourire en entendant ses dernières phrases.. Toute personne logique aurait pensé à ramener sa voiture à un garagiste sachant qu'elle faisait des bruits bizarres et qu'elle en avait pour trois heures de route. Mais bon, c'était Atéa et c'était pas vraiment son point fort d'être comme tout le monde. « Je ne t’ai pas vraiment remercié, désolée. Merci d’être venu Mathéo, je… Enfin je ne savais vraiment pas qui appeler, et c’est pas tout le monde qui aurait accepté de venir donc… Merci. Sincèrement. » Ca me fait une drôle de sensation de l'entendre dire ça.. Elle me remercie pour la première fois et d'une façon réellement sincère. Ca me touche. Je crois pour la première fois de notre vie, ma femme et moi tenons une vraie discussion sans nous disputer et sans nous sauter dessus.. C'était un bon point. Je lui affiche alors un doux sourire avant de répondre. « C'est normale.. J'allais pas te laisser toute seule dans ce trou perdu.. C'est la moindre des choses. »
La serveuse venait de nous ramener nos assiettes.. On avait plus rien às e dire je crois car un lourd silence nous tomba dessus. Nous avions tous les deux les yeux plongés dans nos assiettes et aucun de nous n'osait plus parler. Nous ouvrions la bouche seulement pour y mettre deux ou trois frites.. Ce silence commençait vraiment à devenir de plus en plus lourd à porter.. Je soupire en pointant ma fourchette sur une énième frite. En relevant ma tête, je croise une tête que j'avais vu il y a quelques heures.. Putain, il ne me manquait plus que ça ! Pourquoi il fallait toujours que mes moments avec elle soit gâchés ? Non mais lui, même si je ne l'ai vu que quelques minutes, sa tête me revient pas. J'ai trouvé ça osé de sa part qu'il lui dise "ma jolie" tout à l'heure alors qu'il avait bien vu que j'étais avec elle ! C'est vrai qu'on n'avait pas les doigts entrelacés et qu'on était bras dessus bras dessous, mais j'étais avec elle, c'est évident.. Il s'approche encore et.. « Oh, mais c’est ma cliente sexy ! Comme on se retrouve, ma jolie, le hasard fait vraiment bien les choses ! » Je rêve ou je rêve ?! Il vient vraiment de dire le mot sexy ?! SEXY ?! C'est de ma femme qu'il parle comme ça lui ? Bon j'avoue qu'elle est super sexy mais bordel, c'est ma femme ! Je pose ma fourchette sur la table, prêt à riposter mais elle le fait avant moi « Est-ce vraiment du hasard, ou alors tu me suis à la trace parce que t'es un pauvre type frustré ? » Il se met à rire pendant que je le regarde ahurie.. J'aime cette façon qu'elle a eut de le rejeter mais je ne vois absolument pas en quoi c'est drôle.. Elle me regarde le temps d'une demi-seconde et monsieur en profite pour poser la main sur son épaule.. Il est bête ou il comprend le contraire de ce qu'on lui dit ? Je vais le tuer.. Respires Mathéo, restes calme ! J'ai fait une crise à Athéa à cause de sa crise de jalousie envers Chanel puis Jules.. je n'allais donc pas faire la même chose qu'elle, sinon je me contredirais.. Mes yeux fixent cependant son bras sur son épaule.. je compte juste à trois dans ma tête et s'il l'enlève pas je me lève et je lui.. « Sexy et drôle ! La femme parfaite. Ca te dis de venir manger avec moi, qu’on fasse… connaissance ? » Je.. mais.. que.. ? « T’as pas vu que j’étais accompagnée ? » Heureusement qu'Atéa lui a répondu parce que je ne trouvais même pas quoi lui dire.. Cette fois je me suis levé, incapable de voir qu'il peut parler à ma femme de cette manière.. Il ne me laisse pas le temps de réagir d'avantage que.. « Oh mais il peut bien me prêter sa petite chérie, non ? Même une heure, ça me suffira pour t’envoyer au ciel, ma jolie. » La goutte qui a fait déborder le vase. Je ne pouvais plus me contrôler, ma jalousie et ma colère prirent rapidement le dessus.. « N-o-n-m-e-r-c-i ! » J'ai contourné Atéa, m'avançant vers lui.. « T'as pas compris ? Elle a dit non merde ! » En une fraction de seconde, il se retrouva au sol, se tenant le nez, en sang, alors que je me tenait fermement la main devenue rouge sang. Je me suis permis de m'approcher de lui tandis qu'il était encore à terre « Eh non, il peut pas te prêter sa petite chérie.. Alors oui, c'est une femme parfaite et c'est sa femme parfaite rien qu'à lui, et il n'y a que lui qui peut l'envoyer au ciel, pigé ? » Je ne sais pas exactement comment il a fait mais d'un coup, je me suis sentis propulsé en arrière à cause du violent coup qu'il venait de me rendre. Mes deux mains vinrent immédiatement se plaquer sur l'endroit où il m'avait touché : mon ventre. Et ouch, ça fait mal. En une fraction de seconde, il se retrouva devant moi et je me suis vite redressé malgré la douleur. Il s'approchait et malgré qu'il faisait une tête que moi, je n'ai pas eut de difficultés à lui mettre un deuxième coup sur sa joue, cette fois. Il profita de l'occasion pour viser mon nez qui à mon avis était à présent cassé.. Et aie, ça fait encore plus mal que le ventre. Merde je saigne.. Mais je n'allais pas me défiler maintenant, même pas en rêve ! J'allais apprendre à cet enfoiré de merde comment il devait parler aux femmes et j'allais surtout lui faire comprendre qu'Atéa c'est pas touche ! Sans que je ne sache comment, je me suis pris un deuxième coup juste au dessus de l’œil ! Et.. ohlala, ça saigne de la aussi.. Oh le con oh le con oh le CON ! Vous imaginez il m'aurait crevé un œil ?! Une colère incontrôlable s'empara de moi, j'allais le tuer ce soir.. Mais à ce moment précis, un homme qui devait faire mon poids et celui de mon adversaire réunit sortit des cuisine en criant « PAS DE CA DANS MON FAST FOOD ! » C'était nous les étrangers ici, on était sans doute en tord.. Le gérant s'approcha et se mit entre nous « DEHORS ! » Le garagiste s'exécuta immédiatement.. Mais je n'allais tout de même pas laisser cet enfoiré s'en tirer comme ça.. Sans réfléchir davantage, je me suis dirigé vers lui avec pour idée dans la tête de se battre en dehors de ce fast food.. Mais quelque chose me retint par la main, je me retrouve et.. c'est Atéa que j'ai en face de moi. J'allais presque l'oublier tiens.. Elle me fit un simple non de la tête et s'approcha de moi pendant que j'ai fait une drôle de grimace.. punaise, j'ai mal.
Dernière édition par A. Mathéo McCorner le Ven 3 Fév - 15:03, édité 1 fois
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
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→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Jeu 2 Fév - 21:13
► « All reason inside I just can't deny, I love that guy. »
Je fixe mon assiette quelques secondes. Le garagiste est encore là, je sens sa présence. Il devrait partir… Je regarde Mathéo en coin. Il a l’air énervé. Je fronce les sourcils lorsqu’il se lève et me contourne. « T’as pas compris ? Elle a dit non merde ! » Qu’est-ce qu’il… Oh putain ! Je rêve ou Mathéo vient d’envoyer son poing dans la tronche du garagiste ? A voir le sang qui s’écoule du nez de ce pauvre type, non, je ne rêve pas. Je porte une main à ma bouche, à la fois surprise, abasourdie et… Presque touchée. Je veux dire, je ne penserais pas que Mathéo en viendrait à le cogner pour moi. « Eh non, il peut pas te prêter sa petite chérie… Alors oui, c’est une femme parfaite et c’est sa femme parfaite rien qu’à lui, et il n’y a que lui qui peut l’envoyer au ciel, pigé ? » J’ouvre de grands yeux, toujours une main devant la bouche, tandis que mon cœur a un raté. Mathéo vient bien de dire ce que j’ai entendu ? Que j’étais une femme parfaite, SA femme parfaite et que lui seul pouvait m’envoyer au septième ciel ? Je sens mon cœur s’emballer. Je vois bien que Mathéo est en colère, peut-être qu’il a dit ça juste pour rabattre le caquet de cet immonde garagiste mais… Ca me fait quelque chose. Et.. OH MON DIEU ! J’hallucine ou cette ordure a osé frapper mon mari ? Tout s’enchaîne très vite, je n’ai pas le temps de réagir ou d’intervenir. Mathéo et le garagiste sont en train de se battre devant moi… J’aimerai bien les séparer, mais avec mon poids plume, je risque de me prendre une beigne qui me fera décoller. Je me contente de contempler la scène, impuissante. Je leur crie quand même d’arrêter, mais vous pensez bien que personne ne m’écoute. Il y a du sang partout, et je ne sais même pas si c’est celui de Mathéo ou de l’autre con. J’ai peur, et si mon mari se prenait un mauvais coup ? Et si… « PAS DE CA DANS MON FAST FOOD ! » Je sursaute légèrement mais remercie le gérant du regard. Il s’interpose entre Mathéo et l’autre. Je pousse un léger cri en voyant mon mari… Il a le nez qui saigne, et l’arcade sourcilière aussi. Bordel ! « DEHORS ! » Le garagiste fuit sans demander son rester. Pff, courage fuyons ! Et… Non ! J’attrape Mathéo par la main alors que celui-ci s’apprête à le suivre avec la visible intention de continuer la bagarre. Je secoue la tête et murmure : « Non, Mathéo. S’il te plaît… » Je m’approche de lui, je m’inquiète. Sa grimace renforce mon inquiétude. Je suis face à lui maintenant. Mh. Sans rien dire, je saisis ma veste, celle de Mathéo, je sors quelques billets de mon sac que je jette sur la table puis tenant mon mari par le bras, je l’entraîne dehors.
Pas de trace du garagiste, et heureusement. En silence, je retourne à l’hôtel avec Mathéo, qui semble assez affaibli tout de même. Une fois à l’hôtel, je le guide rapidement jusqu’à notre chambre, le fait rentrer et claque la porte derrière nous, fermant à clef. Doucement, je force mon mari à s’asseoir sur le lit. « Bouge pas. » Je pars en trombe dans la salle de bain et fouille un peu dans les tiroirs. Je finis par y trouver du coton et des compresses. Mh, et j’ai du désinfectant dans mon sac. Je mouille quelques-unes des compresses et reviens dans la chambre, pose les compresses à côté de Mathéo et sors le désinfectant de mon sac. Je retourne près de mon mari qui est toujours assis sur le bord du lit, et, en douceur, je me met debout entre ses jambes et le force à lever légèrement la tête, sans faire attention au fait que nous sommes très, mais vraiment très, près l’un de l’autre ou que son visage est à environ la hauteur de ma poitrine. Je l’examine quelques secondes et grimace. « Il ne t’a pas raté… » Néanmoins, ça ne saigne plus. Bordel, Mathéo coagule vachement vite ! C’est pas plus mal. Je saisis un des cotons mouillés et commence doucement à essuyer le sang séché sur le visage de mon mari. « Je… Désolée. C’est un peu de ma faute tout ça. J’ai pas dût être assez claire avec ce con, ou alors j’ai dût avoir un comportement qui aurait pût lui faire croire que… » Je soupire légèrement tout en continuant de m’occuper de Mathéo. Une vraie petite infirmière… Me manque plus que le costume, mais là, ça ferait plus fantasme qu’autre chose. « Je sais que j’ai un comportement naturellement séducteur, même sans le faire exprès alors il a dût croire que… Je suis désolée. Tu t’es pris des coups à cause de moi. » Je fais une petite moue. Bon, il ne reste plus de sang séché, c’est déjà ça. Par contre, il a l’arcade sourcilière explosée. Je me mords les lèvres. Je pose les compresses sales par terre puis en saisit une propre que j’imbibe de désinfectant. « Ca risque de piquer un peu. » je préviens en rigolant légèrement avant d’appliquer le coton sur la blessure que Mathéo a à l’arcade. Le silence retombe alors un peu, tandis que je m’applique à nettoyer sa blessure avec douceur. Je sens le souffle de Mathéo proche de moi, et ça me fait légèrement défaillir mais je ne le montre pas. J’ai des papillons dans le ventre à cause de notre proximité, mais je m’efforce du mieux que je peux de rester insensible.
Ca me fait bizarre d’être aussi douce avec lui, mais je ne peux pas m’en empêcher. Pendant que, de la main droite, je continue de désinfecter sa plaie, ma main gauche vient légèrement toucher son nez. Je souris légèrement. « T’as de la chance, ce n’est pas cassé. Tu risques juste d’avoir mal quelques minutes, à cause du coup, mais ça devrait vite passer. Par contre, ton arcade, un peu moins. Il a dû cogner fort, parce qu’il te l’a explosé. Si t’as des mal, je dois avoir des anti douleurs dans mon sac… » Je lui lance un petit sourire réconfortant tandis que ma main gauche descend machinalement sur sa joue pour lui tenir la tête le temps que je finisse de désinfecter son arcade et que, sans que je ne m’en rende vraiment compte, mon pouce caresse doucement sa peau. Je me mordille les lèvres, concentrée dans mon travail d’infirmière. « Tu le pensais réellement ce que tu as dit dans le fast-food, après avoir frappé l’autre abruti ? » Que j'étais SA femme parfaite... Je détache mon regard de sa blessure pour planter mes yeux dans les siens, mais finit par détourner la tête. « Non, oublie. C’est… une question idiote. » Je me racle la gorge et me reconcentre sur sa blessure. Ne pas penser à autre chose Atéa. Contente-toi de le soigner… De t’occuper de lui comme le ferait… Comme le ferait une femme normale, oui. J’étais tellement inquiète pour lui et tellement désireuse de le soigner que j’en ai oublié ma gêne. Mais là, je la sens revenir… Il faut que je dise quelque chose, une blague de merde, une connerie, n’importe quoi. « Tu es chanceux n’empêche, tu as ton infirmière personnelle pour s’occuper de toi. Tu sais combien d’hommes paieraient pour être à ta place ? » J’ai un petit sourire malicieux. Oh allez, avouons-le ! L’infirmière, c’est le fantasme de beaucoup d’hommes ! Puis j’ai besoin de sortir des débilités, sinon je vais exploser. « Par contre, désolée, mais je n’ai pas le costume. Faudra te contenter de ma tenue. » Je pouffe de rire. Ca me détend de dire des bêtises. Je finis par enlever la compresse de la plaie de Mathéo et le contemple quelques secondes. Je me mords les lèvres pour contenir un sourire taquin. « Tu as une plaie, et quelques légers bleus mais ça va. C’est pas moche. Ca te donne un certain côté bad boy sexy, c’est pas désagréable ! » Oops. Je sens mes joues rougirent légèrement. De but en blanc, je viens de lancer à mon mari qu’il était sexy. Je porte une main à mes joues brûlantes et baisse légèrement les yeux, un peu perturbée. Je suis toujours debout entre les jambes de Mathéo. Je me racle la gorge et relève les yeux. « Je… » Je m’interromps en croisant son regard. L’espace d’une seconde, mon cœur a un raté. Je me rends compte de notre proximité, on est presque collés l’un à l’autre… Sa tête arrive environ à hauteur de ma poitrine, vu qu’il est assis et… Merde, j’ai une envie furieuse de coller mes lèvres aux siennes. J’essaye de me calmer, respire Atéa et éloigne toi doucement de lui… Sauf que je ne bouge pas. Je reste là, devant lui, à le regarder. Ma main gauche est toujours sur sa joue. J’aurais dût réfléchir avant de jouer les infirmières… Mais en même temps, je ne pouvais pas laisser Mathéo dans cet état !
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Ven 3 Fév - 17:50
« Non, Mathéo. S’il te plaît… » Elle me tire par la main, s'empresse de reprendre sa veste et la mienne et on finit par sortir à notre tour du fast-food. Encore une fois, on eut droit à un long silence jusqu'au motel. Aucun de nous ne voulait parler. Je n'avais rien à dire de mon côté, je ne voulais pas me justifier.. Et j'avais peur qu'Atéa pose des questions, que ce soit sur mon comportement ou sur ce que j'avais dit à cet enfoiré. Une fois arrivé à l'hôtel, nous nous sommes empressés de monter dans la chambre où Atéa m'obligea à m'asseoir. Je pris une grande inspiration en l'a voyant courir vers la salle de bain, deux minutes plus tards, elle revint avec pleins de compresses qu'elle posa à côté de moi. Je l'a voyais fouiller dans son sac à la recherche de je ne sais quoi et une fois qu'elle l'eut trouvé, elle s'approcha de moi. C'était du désinfectant je crois et je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire en l'a voyant s'approcher. Elle allait peut-être s'occuper de moi, et juste le fait de penser à ça me rendait fou de joie. Je commence à croire que le fait de se battre à de bons côtés.. Elle se met debout entre mes jambes et... oh mon dieu, elle est beaucoup trop prés. Ca, c'était pas prévu par contre.. Elle relève ma tête avec sa mains et nos regards se croisent. Je me sens mal à l'aise d'un coup, plus que je ne l'étais déjà.. « Il ne t’a pas raté… » Pas faux, mais j'ai l'impression que ça ne saigne plus. On est toujours aussi prés, voir collés mais elle n'avait pas l'air de s'en rendre compte.. Je ne vais pas dire que cette situation me dérangeait parce que c'était loin d'être le cas, je dirais plutôt que ça me perturbait. Elle est si prés, je sens son doux parfum venir bercer mes narines, je sens aussi son souffle chaud su rmoi.. C'est agréable. Et ça ne me laisse pas indifférent de l'avoir contre moi de la sorte. J'ai comme une envie de l'embrasser, d'effleurer ses lèvres qui sont si prés.. je.. « Je… Désolée. C’est un peu de ma faute tout ça. J’ai pas dût être assez claire avec ce con, ou alors j’ai dût avoir un comportement qui aurait pût lui faire croire que… » Elle me fit sortir des mes pensées « Je sais que j’ai un comportement naturellement séducteur, même sans le faire exprès alors il a dût croire que… Je suis désolée. Tu t’es pris des coups à cause de moi. » Elle était toujours entrain d'essyuer les traces de sang sur mon visage et entrain de désinfecter la plaie. Elle s'occupait de moi comme une vraie petite infirmière ce qui laissa mon coeur faire un bond encore plus fort dans ma poitrine.. Je me mordis la lèvre en l'entendant dire ça.. Comportement naturellement séducteur. Elle avait raison.. Elle fait craquer n'importe quel homme qui l'a regarde. Et non, je ne me suis pas prit des coups à cause de toi, mais pour toi. Ca en valait le coup. Personne n'a le droit de parler à ma femme de cette façon là.. et puis monsieur pensait vraiment que j'allais le laisser "faire connaissance" avec elle ? Je serrais mes poings en pensant aux paroles qu'il avait osé prononcé.. Mon regard croise celui d'Atéa et ma tête se vida instantanément. Je ne pensais plus à rien, juste au fait qu'elle venait de s'excuser un nouvelle fois et que c'était des excuses des plus sincères. « Arrêtes, c'est pas du tout de ta faute... Non mais t'as vu comment il t'as parlé ?! Il a dit ma jolie, puis sexy, qu'il voulait faire connaissance.. Comment tu veux que je garde mon sang froid ?! »
Elle pose les compresses remplies de sang par terre, puis s'empare d'une autre compresse qu'elle remplit de désinfectant « Ca risque de piquer un peu. » Dit-elle avant de poser la compresse sur la blessure. Ouille, oui, ça a piqué et pas juste un peu.. « T’as de la chance, ce n’est pas cassé. Tu risques juste d’avoir mal quelques minutes, à cause du coup, mais ça devrait vite passer. Par contre, ton arcade, un peu moins. Il a dû cogner fort, parce qu’il te l’a explosé. Si t’as des mal, je dois avoir des anti douleurs dans mon sac… » Je dois bien avoué que j'aimais assez comment elle s'occupait de moi et toute cette attention qu'elle me portait.. C'était agréable. Je me sentais aimé en quelque sorte, comme si je comptais un minimum à ses yeux malgrés toutes nos disputes. Elle m'arracha une petite grimace en posant de nouveau la compresse sur l'arcade mais son sourire réconfortant me fit rapidement oublier la petite douleure. Sa main vint se poser délicatement sur ma joue pendant qu'elle continuait de nettoyer ma blessure.. J'avais l'impression que son pouce me caressait doucement la joue, mais ça devait être seulement une impression.. Néanmoins, c'était agréable comme sensation. « Tu le pensais réellement ce que tu as dit dans le fast-food, après avoir frappé l’autre abruti ? » Ca, je ne m'y attendais vraiment pas.. Allez, vite, réfléchis Mathéo. Qu'est ce que je pouvais bien lui répondre ? Lui dire que oui, c'était sincère, que je le pensais réellement et que malgrés tout ce qui s'est passé, elle était quand même une femme parfaite à mes yeux ou plutôt essayer de camoufler le truc en disant que cétait sur le feux de l'action.. Je relevais doucement mes yeux vers elle et lorsque nos regards se sont croisés, j'étais complétement tétanisé, incapable de dire quoi que ce soit.. « Je.. » Essayes de lire la sincérité dans mes yeux Atéa, essayes de lire en moi, essayes de voir ce que je ne pourrais jamais t'avouer... « Non, oublie. C’est… une question idiote. » Heureusement, j'ai eut droit à un joker. Je n'ai rien dit de plus.. Elle avait le droit de savoir certes mais si je lui disai ce que j'avais sur le coeur, on se mettrait dans une drôle de situation et on serait d'avantage gêné. « Tu es chanceux n’empêche, tu as ton infirmière personnelle pour s’occuper de toi. Tu sais combien d’hommes paieraient pour être à ta place ? » Je ne peux m'empêcher de sourire en l'entendant dire ça. « Je m'en rends compte de la chance que j'ai et.. je n'échangerais ma place pour rien au monde.. » « Par contre, désolée, mais je n’ai pas le costume. Faudra te contenter de ma tenue. » « Alors là bravo, maintenant je suis entrain de t'imaginer avec le costume.. » Murmurais-je tout doucement. L'infirmière était le fantasme de beaucoup d'hommes, il fallait l'avouer dont moi, evidemment.. En plus de ça, Atéa tout entière était mon fantasme donc les deux réunis.. je vous dis pas ce que ça donne. Je mords instinctivement la lèvre et les images de la nuit que nous avions passé me sautent au visage. Ce ne sont que des scénes floues mais dans mes souvenirs, elle était superbe. Sa main, toujours posé sur ma joue, je me contente de sourire en levant ma tête vers elle. Je ressens une drôle de sensation.. De nouveau, aucun de nous n'ose parler et un silence lourd et gênant s'installe entre nous. Ca devient pesant à la longue.. Mais je ne trouve rien à dire, c'est comme si j'étais hypnotisé par ce regard envoutant. La séduction, c'était dans ses gênes. « Tu as une plaie, et quelques légers bleus mais ça va. C’est pas moche. Ca te donne un certain côté bad boy sexy, c’est pas désagréable ! » Je ne peux m'empêcher d'emettre un petit rire en l'entendant dire ça, pensant que c'était pour me taquiner qu'elle disait ça avant de me rendre compte qu'elle était sérieuse et qu'elle le pensait vraiment.. Mais que.. ? J'essaye de ne pas sourire mais c'est plus fort que moi; Cest la première fois qu'elle utilise le mot sexy pour me désigner. Et c'est la première fois qu'elle dit un truc dans le genre tout simplement ! Je relève ma tête de nouveau et.. on est drôlement proche quand même. Elle s'est rapprochés ou on est comme ça depuis tout à l'heure sans nous en rendre compte.. ? Je vois ses joues qui deviennent de plus en plus rouges et je ne peux m'empêcher de commenter « Tu sais que t'es mignonne quand tu rougis ? » J'ai pensé trop fort ! Nos regards se croisent et.. il y a un truc dans l'air, le courant est entrain de passer, comme dans les films à l'eau de roses où les deux héros se regardent bien dans les yeux puis s'embrassent.. Punaise, voilà que maintenant j'ai envie de l'embrasser, elle est si prés en plus.. Ne pense pas à ça Mathéo.. elle se mord les lèvres et j'ai une folle envie de déposer mes lèvres sur les siennes. Je voulais planer, l'embrasser jusqu'à ne plus avoir de souffles comme la dernière fois. Ma main vint se placer sur la sienne, la détachant ainsi de la blessure. Mon autre main vint prendre la compresse que je jetais par terre. On était à présent main dans la main et.. Je sentis des frissons me parcourire à ce contact. « Je devrais peut-être me blesser plus souvent, pour que tu t'occupes de moi comme ça.. »
Je souris, en l'a regardant toujours dans les yeux puis me lève, toujours sans pour autant la quitter des yeux. J'ai cette folle envie de l'embrasser qui recommence.. qu'est ce que je fais ? La dernière fois, on était bouré, on avait une excuse, mais là ? Je pourrais toujours dire que c'était pour la remercier parce qu'elle m'avait soigné.. « Je.. C'est à mon tour de te remercier je crois... » Allez, fonce, au pire elle esquivera ton baiser.. Mais à ce que je sache, elle ne m'avait jamais rejeté. Cette petite pensée me redonna un tout petit peu d'assurance, suffisamment du moi pour je m'approche d'elle dans le but de l'embrasser, je fis un pas vers elle, baisse un tout petit peu la tête et.. putain, d'où elle sort cette putain de sonnerie ?! Je ferme les yeux, soupire bryamment puis plonge ma main dans la poche de mon pantalon.. Mon portable sonnait, Ally m'appelait et le moment ultime avec ma femme venait de nouveau d'être gâché.. « Ally, tu me fais chier, je te jure. Qu'est ce que tu veux encore ?! » « Mais c'est toi ! Tu as dit que tu allais me rappeller, j'attends depuis tout à l'heure ! » « Et tu t'es pas dit que si j'avais pas rappeller c'est peut-être parce que j'étais occupé ?! »« Oui, mais du coup je me suis inquiétée pour toi.. Pas la peine de t'énérver.. Je te dérangerais plus.. » « Non Ally, attend.. c'est pas ce que je voulais.. » Trop tard, elle avait raccroché. Je jette mon téléphone sur le lit et me tourne vers Atéa qui n'avait pas bougé d'un poil depuis tout à l'heure. « Où on en était déjà ? Ah oui, je voulais te remercier.. » Je lui affiche alors un de mes plus beaux sourires.. Je ne sais toujours pas ce que je vais faire, quand je me suis enfin décidé à l'embrasser, il a fallu que le téléphone sonne.. C'était sans doute un signe pour me dire que c'était une mauvaise idée ?! Je.. je m'avance vers elle avec toujours ce sourire stupide sur mes lèvres.. Je tend ma main vers elle et... « Merci beaucoup. » Une poignée de mains, c'est beaucoup moins romantique qu'un baiser, j'allais donc tuer Ally à mon retour. Je soupire. J'étais un véritable idiot et ça ne m'étonnerait même pas qu'Atéa ne veuille pas me serrer la main. J'avais envie de m'insulter de tous les noms, stupide, idiot, imbécile, mais je n'ai pas le temps de continuer à m'auto-insulter car je sens la douce main d'Atéa venir se poser sur la mienne.. Je relève alors mes yeux vers elle, nos regards se croisent, et... il ne me suffit pas plus d'une seconde pour la tirer vers moi et poser mes lèvres sur les siennes. Je ne voulais pas penser aux conséquences, pas maintenant.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
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Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
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Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Ven 3 Fév - 20:42
► « All reason inside I just can't deny, I love that guy. »
« Tu es chanceux n’empêche, tu as ton infirmière personnelle pour s’occuper de toi. Tu sais combien d’hommes paieraient pour être à ta place ? » J’aime dire des bêtises. Encore plus pour tenter de dissiper mon malaise. C’est tout de même phénoménal, Mathéo est le seul qui arrive à me faire sentir gênée. Ce n’est pas dans ma nature, mais face à lui, je perds toujours mes moyens… « Je me rends compte de la chance que j’ai et… je n’échangerais ma place pour rien au monde ! » Qu’est-ce que je disais ? J’esquisse un petit sourire pour dissimuler l’effet que vient de me procurer sa phrase. Mathéo exerce une espèce de pouvoir sur moi, je ne saurais pas définir exactement ce que c’est, mais la moindre de ses phrases, le moindre de ses gestes me trouble… « Alors là bravo, maintenant je suis en train de t’imaginer avec le costume… » Je lui lance un petit regard malicieux en laissant échapper un petit rire cristallin. « Oh tu sais, ça ne doit pas être très différent de la fois où je me suis habillée en hôtesse de l’air coquine pour tes 18 ans… » Je souris de nouveau en évoquant ce vieux souvenir. Vieux, certes, mais je m’en souviens encore comme si c’était hier. Mathéo a le malheur d’être né le jour le plus romantique de l’année, c’est-à-dire le 14 février. Oui, la St Valentin. A l’époque, bien évidemment, je n’avais aucune intention de la fêter avec lui puisque nous n’étions pas en couple. Pas officiellement du moins. On était juste… Amis. Des amis un peu spéciaux, certes. D’accord, des amis trèèèès spéciaux… Oh et puis merde, on faisait ce qu’on voulait ! Néanmoins, je me souviens encore de ce jour. L’anniversaire de Mathéo allié à la St Valentin m’avait donné une idée dont je suis encore fière aujourd’hui, d’ailleurs. C’était à la tombée de la nuit, et je m’étais glissée dans sa chambre en passant par sa fenêtre –oui, j’étais une criminelle en herbe à l’époque. Inutile de dire qu’il avait été surpris de me voir, encore plus en constatant la tenue d’hôtesse de l’air très (quand je dis très, c’est vraiment très, croyez-moi) sexy que j’avais loué à… Beh à un sexe shop, oui. Non, j’ai pas honte de l’avouer ! Surtout que ma petite surprise avait beaucoup plus à Mathéo. A y réfléchir, je crois bien que cette nuit-là fût l’une des meilleures de ma vie… Parce qu’après avoir fait l’amour, nous avons discuté tout le reste de la nuit. Juste discuté, de tout, de rien, dans les bras l’un de l’autre. Et c’était la première fois de ma vie que je me sentais à ma place dans les bras d’un garçon. Je suis sûre qu’il s’en souvient encore, c’est pour ça que je l’ai évoqué.
« Tu sais que t’es mignonne quand tu rougis ? » Je lâche un petit rire incertain, les joues toujours en feu. Je crois que c’est l’une des premières fois de ma vie que je rougis. Je me mords les lèvres, un peu perturbée. Il vient bien de dire que j’étais mignonne, là, je n’ai pas rêvé ? Alors d’abord il est content de me revoir, ensuite je suis sa femme parfaite, et maintenant je suis mignonne… Est-ce vraiment mon mari que j’ai devant moi ? Je n’ai pas l’habitude de ses compliments, mais ça réchauffe mon cœur. Ca me donne l’impression d’exister un petit peu à ses yeux… La sensation de compter pour lui, même si ce n’est qu’un peu. Je sens ses mains prendre les miennes tandis qu’il jette les compresses au sol et mon cœur s’emballe. Je frissonne légèrement alors que, bon Dieu ! il me tient simplement les mains. Mais cela suffit à me troubler. Chaque geste tendre que Mathéo fait envers moi, chaque parole douce, chaque regard intense me troublent, me touchent. On est cons quand on aime… « Je devrais peut-être me blesser plus souvent, pour que tu t’occupes de moi comme ça… » Un faible rire s’échappe de mes lèvres. Il se lève et je me sens petite d’un coup, je lève doucement les yeux vers lui et murmure : « Evite de te prendre trop de coups tout de même, ça m’embêterait que tu te fasses amocher… » Il est beaucoup trop proches de moi, ses mains dans les miennes, ses lèvres à quelques centimètres de ma bouche… J’essaye de garder un air neutre, mais il doit clairement voir que sa proximité me trouble. Et c’est agréable. Je frissonne, je bouillonne, je défaille. Sa présence me fait toujours un effet incroyable, à un tel point que ça en devient hallucinant.
« Je… C’est à mon tour de te remercier je crois… » Que… ? Oh mon Dieu, il ne va pas faire ce que je pense ? Je sens mes jambes trembler, je suis incapable de bouger. J’ai le regard fixé sur lui, et j’avale difficilement ma salive tandis qu’il s’approche. Il a vraiment l’intention de… Ses lèvres sont à seulement quelques millimètres de moi quand… Son portable sonne. Il s’éloigne de moi pour décrocher tandis que je me remets à respirer normalement. J’ai l’impression que je viens de courir un marathon tellement je suis à bout de souffle, alors que je n’ai pas bougé. « Ally, tu me fais chier, je te jure. Qu’est-ce que tu veux encore ?! » Je n’ai pas des rapports très amicaux avec la sœur de Mathéo, mais je me sens quand même mal pour elle en voyant le ton sur lequel son frère lui parle. Ai-je déjà dit que quand Mathéo est énervé, il devient relativement désagréable ? Au moins, je constate que je ne suis pas la seule à faire les frais de sa mauvaise humeur, il est pareil avec Ally. J’écoute sa conversation sans l’écouter, mais je sais déjà qu’il va regretter sa façon de parler. Vous pariez combien qu’au moment où sa sœur va vouloir raccrocher, vexée, il va lui dire d’attendre ou bafouiller qu’il ne voulait pas lui parler comme ça ? « Non, Ally, attends… C’est pas ce que je voulais… » Ah, qu’est-ce que je disais ! Je connais mon mari, quand même. Il ne s’en rend sûrement pas compte mais je dois être une des personnes qui le connaît le mieux. La seule qui doit le connaître aussi bien que moi, c’est Ally justement. Et encore, il y a un point sur lequel elle ne connaît pas son frère alors que moi si héhé ! Oh allez-y, traitez moi de perverse, il n’empêche que je sais ce qui excite ou non Mathéo, moi.
« Où on en était déjà ? Ah oui, je voulais te remercier… » Je repose mon regard sur lui, dérangée dans mes pensées. Et… Mon Dieu, le sourire de lover que mon mari est en train de me faire. Il… Pourquoi il s’approche ? Vade retro satanas, hors de ma vue démon ! Tentateur ! Il est un peu trop sexy pour moi, s’il s’approche trop, je vais perdre mes moyens et ne plus me contrôler. Ca serait désastreux. Enfin, désastreux… Tout est relatif, en somme. « Merci beaucoup. » Je ne peux m’empêcher d’hausser les sourcils, interloquée. Une poignée de main ? Il veut que je lui serre la main ?! MON MARI VEUT QUE JE LUI SERRE LA MAIN ?! Il va se la prendre dans la tronche, ma main, oui. Non mais je rêve… Non, calmes toi Atéa. Ne montre pas que tu es vexée, ça ne servirait à rien. Il veut jouer à ça ? Très bien. Je reprends un air neutre et lui serre soudainement la main avec un faux sourire. « Oh mais de rien, ce fût un tel plaisir ! » … Mh, ça se voit que je suis amère et vexée, non ? Oui, ça doit se voir. Je suis peut-être une très bonne comédienne mais là, je n’arrive pas à cacher à quel point cette poignée de main me déstabilise et me vexe. Je regarde nos mains enlacées quelques secondes tandis qu’une drôle de sensation me prend, partant de ma main et se propageant dans tout mon corps. Je lève vers Mathéo des yeux perturbés, troublés et je croise son regard. J’ai à peine le temps d’apercevoir une étrange lueur dans ses yeux que je me sens soudainement tirée vers lui. J’atterris contre son torse.
« Qu’est-ce que tu… ? » Il ne me laisse pas finir ma phrase. Ses lèvres se posent fougueusement sur les miennes et j’en oublie ce que je voulais dire. Je ne réfléchis pas, je laisse mon impulsivité me guider et je prolonge vivement ce baiser, mêlant ma langue à celle de mon mari avec sensualité. Je suis accrochée à lui, ma main se trouvant dans la sienne étant crispée à son poignet tandis que ma deuxième main se glisse sur sa nuque, passe lentement dans ses cheveux. Je me raccroche à lui parce que je sens que ce baiser me fait défaillir. Mes jambes ne me tiennent quasiment plus et je tremble à la fois de passion et d’ardeur. Je me sens ivre alors que je ne le suis pas. Non, cette fois, je suis sobre. Lui aussi. Nous n’avons aucune excuse, rien derrière quoi nous cacher. Aucune explication, aucun faux semblant. Le baiser dure et dure, parce que je n’ai aucune envie de m’arrêter, aucune envie de retrouver la réalité… J’aimerais rester collée à Mathéo pendant encore des heures, à l’abri dans cette bulle qui m’entoure dès qu’il est près de moi. Je suis incapable de lui résister… J’aurais tellement voulu, mais je suis dans l’incapacité totale de lui opposer la moindre résistance. Adolescente, j’ai toujours proclamé que l’amour n’était qu’une connerie, qu’aimer ne servait à rien et que toutes les filles amoureuses étaient des idiotes. Je me suis moquée de l’amour, je l’ai tourné en dérision pendant des années ; j’étais la fille légère, l’insolente, la séductrice… Jusqu’au jour où Mathéo a fait irruption dans ma vie. Et moi, je suis tombée. Pour lui. Avec lui. Je ne l’ai jamais avoué, mais il a simplement fallu que je l’épouse pour me rendre compte que, oui effectivement, je voulais vraiment passer ma vie à ses côtés jusqu’à ce que la mort nous sépare. Aujourd’hui, je suis amoureuse. De tout mon être, de toute mon âme…
Je finis par décoller mes lèvres des siennes parce que je n’ai plus aucun souffle. Je reste face à lui, collée à lui, tandis que je tente de retrouver une respiration normale. Ma main est toujours crispée sur la sienne, je ne veux pas la lâcher… Parce que la lâcher reviendrait à briser tout contact, à rompre ce qui vient de se passer. Je me raccroche à lui, chamboulée, perdue. Un million d’émotions se mélangent et explosent dans ma tête. Mon esprit est un véritable cocktail Molotov à cet instant ! Je pose mes yeux sur Mathéo, tente de trouver des réponses dans son regard. « Mathéo… » Un murmure, un souffle, son prénom. Je le regarde puis… « Et puis merde ! » je marmonne soudain avant de saisir doucement son visage entre mes mains et de l’embrasser de nouveau avec ardeur. Je prie pour qu’il ne me rejette pas. Je viens d’envoyer péter toutes mes hésitations, j’ai tout envoyé en l’air, tout jeté par terre. Tant pis pour ce qui adviendra, je n’ai pas envie de penser de quoi demain sera fait, pas envie de penser au fait que Mathéo va peut-être me repousser… Je veux juste me concentrer sur l’instant présent, sur les lèvres de mon mari contre les miennes. Carpe diem, dis-t-on ? Et bien je suis ce fameux conseil latin pour la première fois de ma vie, tandis que j’embrasse mon mari avec une passion que je n’ai quasiment jamais donné. And i just wish you know… Mathéo, i am so in love with you.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Ven 3 Fév - 23:47
Cette fois, je n'avais bu aucune une goutte d'alcool, je n'avais donc aucune excuse valable à lui présenter une fois le baiser fini. Mes lèvres vinrent se plaquer sur les siennes et nous échangeames un des baisers les plus fougeux qui puissent exister.. Le contact de mes lèvres sur les siennes me fit le même effet qu'une décharge éléctrique. Je sentis chaque petit coin de mon corps frissonner lorsque sa langue entra en contact avec la mienne.. Elle est sans doute la seule chose, qui donne encore un sens à ma vie. Je ferme les yeux, profitant de chaque instant passé avec elle. Je passe une mains dans ces cheveux, avant de caresser doucment son cou. C'est quelque chose, qui me donne, lorsqu'elle me prends dans ses bras, l'envie de m'évader de ce monde... Elle me donnait cette impression de renaître. La terre pouvait très bien arrêter de tourner, je pense que je ne m'en renderais même pas compte. Je planais complétement, j'avais l'impression que des ailes me poussaient dans le dos et que j'étais entrain de m'envoler. Pourtant, je vous rassure que j'ai pas bu de Redbull.. mais c'est comme si c'était le cas. C'était une sensation bizarre, c'est comme si des millions de papillons avaient choisis mon ventre pour tous décoller en même temps. Sensation bizarre mais agréable. Sa main vint se placer sur ma nuque tandis que la mienne descendit au niveau de sa taille. Nos deux autres mains se tenaient toujours et à vrai dire je n'avais aucune envie de la lâcher. Je.. je me sentais si bien, vraiment. Et même si je venais de me prendre deux violents coups, je ne ressentais même plus la douleure.. La seule chose que je ressens en ce moment c'est cette envie de l'embrasser encore et encore, jusqu'à ne plus avoir de souffles... Je veux la garder prés de moi, l'envelopper de mes bras et ne plus la laisser partir. Rester avec elle pour l'étérnité. Jusqu'à la fin des temps. Ses mains brulantes qui se pose sur moi, sa tendresse, ses soupires, son sourire, sa jalousie. Je ne veux plus jamais me réveillé, je veux resté ici, avec elle, pour toujours. Le moment que je redoutais tant finit par arriver.. à bout de souffle, je me suis entis obligé de me retirer. Je fis un pas en arrière, détachant à contre coeur mes lèvres des siennes.. J'ouvre les yeux et je la sens toujour près de moi, son parfum, ses lèvres, sa douceur. « Mathéo… » Elle murumura mon prénom si doucement, d'une manière si sensuelle.. Maintenant, je devais faire face à sa réaction. J'imagine qu'elle allait me poser pleins de questions à commencer par pourquoi je l'avais embrassé. Et qu'est ce que j'allais bien pouvoir sortire comme excuse ? Il était peut-être temps que je joue franc jeu, que je lui dise enfin ce que j'avais sur le coeur.. Mais non, c'était beaucoup trop tôt. C'est vrai que ça fait déjà trois ans que nous sommes mariés mais... nous n'avons pas entretenu une vraire relation, nous n'étions pas un vrai couple. On passait notre temps à se disputer, à narguer l'autre, à pousser l'autre à bout. Il n'y a que ces derniers jours où j'ai arrêté de faire semblant, où je n'avais plus la force de continuer dans cette voie. Je ne savais pas où j'allais comme ça, mais je me devais de m'aventurer sur ce chemin. Faire semblant de détéster Atéa et me disputer avec elle sont devenues des choses beaucoup trop dures pour moi.. Je n'arrivais plus à étouffer mes sentiments, à faire comme s'ils n'existaient pas. Parce que j'avais beau le nier ou me mentir à moi même, j'étais bel et bien amoureux d'elle. « Et puis merde ! » Mais pourquoi elle me dit ça ?! Est-ce que c'est sa façon de dire qu'elle n'avait pas aimé ? Sa façon de montrer qu'elle était contre ce qui venait de se passer ? Je baisse les yeux et fixe ma main qui tient toujours la sienne, elle fit la même chose que moi puis commença à retirer sa main.. Je ne comprenais pas trop ce qui se passait, où est-ce qu'elle voulait en venir. Surtout, qu'elle venait de me rendre mon baiser. Les lueurs d'espoirs et les étincelles présentes dans mes yeux depuis le début de notre baiser s'évaporèrent en une demi fraction de seconde.. Je ne comprend pas et ne veux même plus comprendre.. je n'ai pas le temps de penser à quoi que ce soit d'autre, que je sens ses mains venir se poser sur mon visage. Elle le caresse doucement, tendrement. Mes yeux se ferment rapidement tandis que ma respiration commence être saccadé. Je commence à perdre le contrôle, je divaguais complétement. J'avais encore cette envie de l'embrasser, de sentir mes lèvres sur les siennes si douces, je voulais que mon taux d'adrénaline augmente encore plus que tout à l'heure et que mon coeur se remette à battre encore plus vite. Ce que j'éprouve pour elle est un sentiment inexplicable et quoi que je fasse je suis incapable de refouller mes sentiments. Alors à quoi bon le nier et chercher l'erreure là où elle n'y était pas ? Mes yeux étaient toujours fermés et je... je rêve ou elle vient vraiment de déposer ses lèvres sur les miennes ? Je sens mon coeur battre tellement fort, il s'emballe et j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine. Je sens son parfum, je sens sa peau contre la mienne, ses mains toujours sur mon visage pendant que je place les miennes en bas de son dos.. Et je m'accroche à elle, comme pour l'empêcher de s'en aller. Jamais, ô grand jamais on ne m'avait embrassé de la sorte, elle ne m'avait jamais offert un baiser pareil. C'était un baiser replies de fougue, de désir, de passion et.. d'amour ?! C'était le genre de baiser qu'on rêvait de donner et qu'on rêvait de recevoir.. c'était plus fort que tout ; plus fort que, que le martini, que la vodka, plus fort que le grand huit et les montagnes russes.. c'était unique. Je me retire alors, à bout de souffle une nouvelle fois. Je ne sais pas combien de temps nous nous sommes embrassés peut-être cinq minutes, peut-être dix. J'avais perdu la notion du temps.. Je releve ma tête vers elle, nos yeux se croisent, je n'ai qu'une envie c'est la garder près de moi pour toujours, que le temps s'arrêtte. Nos lèvres finissent par s'effleurer, se toucher pendant que je collais mon front au sien.
C'était différent de tout ce que j'avais pu ressentir auparavant, je me sentais bien. Mes doigts déplacèrent quelques mèches rebelles de mon visage tout en la scrutant, comme si je la découvrais pour la première fois. Je voulais que le temps s'arrête, qu'on reste comme ça, collés l'un à l'autre pour l'éternité. Mais j'avais peur. Peur que la réalité nous rattrape, peur que tout s'arrête.. Je ne voulais pas penser à ça, pas pour l'instant.. Je.. Mes lèvres se rapprochèrent des siennes une nouvelle fois et une chaleur inonda le bas de mon ventre. Mon torse se colla à sa poitrine, tout comme nos lèvres qui s'entrechoquèrent comme un puzzle. J'avais la tête qui tournait, comme si je venais d'engloutir une demi bouteille de vodka, comme si je venais de fumer un joint. C'était meilleure, plus savoureux, plus excitant. J'en avais envie, je voulais qu'elle continue de m'embrasser de la sorte. Parce que cela me donnait l'impression d'être spéciale, d'être désiré, comme si mes sentiments étaient partagés. lle se détacha de moi, à bout souffle, pendant que je la regardais légèrement surpris par ce qui venait de se passer entre nous, surprise par ce que j'avais pu ressentir, je ne voulais pas qu'on s'arrête, pas tout de suite, même si j'avaisl'impression de revenir à la réalité, comme si tout cela n'était qu'un rêve et que j'allais finir par me réveiller. « Bien.. 'faut vraiment que je me batte plus souvent. » Je passe une main dans mes cheveux, géné par ce qui venait d'arriver. J'essaye tant bien que mal d'afficher un sourire mais je crois qu'Atéa va parler, je m'empresse alors de la couper « Non, ne pose pas de questions, s'il te plait. » Je recule, petit à petit en baissant les yeux parce que je sais très bien que si nos regards se croisent à nouveau, j'aurais la folle envie de recommencer.. Je me dirige vers la porte puis me tourne vers elle comme pour l'a prévenir de l'endroit où j'allais « Je vais.. 'faut que je rappelle Ally, sinon elle ne voudra plus me parler durant des jours. » C'est plus une excuse pour sortir de là qu'autre chose. Il fallait vraiment que je rappelle Ally mais j'avais surtout besoin de prendre l'air parce que la température de la chambre avait drôlement monté et d'un coup en plus. J'avais besoin de prendre un peu de distance parce que si je restais dans la même piéce que ma femme, j'aurais du mal à me contrôler pour ne pas lui sauter dessus. Ce serait une grave erreure.. En fait, je suis tiraillé entre deux Mathéo. Un qui voudrait tout oubiler pour passer une nuit magique avec sa femme, peut importe les conséquences et l'autre qui préfère être raisonnable et qui sait que ce serait une grosse connerie que de faire ça. Je soupire alors en regardant mon portable. Finalement, je n'étais pas d'humeur pour parler à ma soeur, pas ce soir. Demain matin sans doute... J'en ait marre, vraiment. De me prendre la tête, d'avoir peur, de penser aux conséquences. C'est ma femme ! Et si j'ai envie de l'embrasser, je l'embrasse ! Si j'ai envie de coucher avec elle bah je couche avec elle ! On s'est détésté pendant trois ans, on s'est crié dessus nuits et jours parfois sans raisons valables, qu'est ce qui pouvait nous arriver de pire ? Qu'est ce qui pouvait m'arriver de pire ? Qu'elle découvre mes sentiments ? Tant pis, c'est un risque à prendre. Ca devait faire plus de dix minutes à présent que j'étais planté devant la porte de la chambre, me décidant enfin à entrer.. Je m'avance alors vers elle, qui reste debout, sans bouger au milieu de la chambre.. Je respire un grand coup avant de me lancer « Si je t'ai embrassé, c'est parce que j'en avais envie.. Tout comme j'en avais envie dans les toilettes du bar et dans notre cuisine, le lendemain du soir où on a couché ensemble. Et.. tout comme j'en ait encore envie là maintenant... » Il était temps, que je lui dise. Puis mes lèvres brulantes vinrent se déposer sur les siennes afin de lui donner un long et sensuel baiser et lui faire comprendre ce que je cherche à faire avec elle : J'ai envie de sentir ses mains sur mon corps. Je veux son odeur qui imprègne ma peau. J'ai envie d'entendre ses mots chuchotés au creux de mon oreille qui me redonnent confiance, ses lèvres qui retrouvent le chemin de mon cou et de ma bouche. Je veux lui arracher des soupirs de plaisir et la voir frissonner. « Je te veux tout de suite et maintenant, je veux que tu sois mienne »
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Sam 4 Fév - 18:05
► « Et ça va durer très longtemps, et tu sais pourquoi je l’sais ? Parce-que encore aujourd’hui, tous les matins au réveil, la toute première chose que j’veux c’est voir ton visage. »
Je ne saurais dire depuis combien de temps nous nous embrassons… J’aimerai seulement que cela ne s’arrête jamais. Lorsque mes lèvres quittent de nouveau les siennes, j’inspire une grande gorgée d’air, tentant de retrouver ma respiration. Je croise son regard et une espèce de courant électrique traverse mon corps. Ce n’est pas désagréable, loin de là. Je ferme les yeux quelques secondes lorsqu’il colle son front au mien et esquisse un petit sourire en sentant ses mains replacer quelques-unes de mes mèches. Pour la première fois, j’ai l’impression que nous sommes normaux… Pas de guerre, pas de disputes, pas de cris. Juste lui et moi. C’est tellement étrange, tellement surprenant que j’ai l’impression d’être en plein rêve. Et si s’en est un, je ne veux pas me réveiller. Mathéo me colle de nouveau contre lui et nos bouches s’unissent de nouveau tandis que je perds littéralement pied. C’est mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l’alcool, mieux que tous les mauvais délire de drogués, mieux qu’un fou rire ou qu’un sourire… J’ai l’impression d’exister réellement, de compter vraiment aux yeux de Mathéo. Il me serre contre lui comme s’il voulait me garder pour toujours, et ça me donne l’impression d’être spéciale, de valoir quelque chose. Il me rend vivante.
Je me détache doucement de lui, de nouveau à bout de souffle. Je vois la surprise dans son regard, et aussi la gêne. Je dois avouer que je suis tout comme lui à cet instant, la logique de ce qui vient de se passer m’échappe. Je voudrais le détester pour toutes ces années où il m’a haït, mais j’en suis incapable. Il me suffit, là maintenant, de regarder son visage, de sentir son souffle près du mien pour comprendre que je ne pourrais jamais détester Mathéo. Je l’aime trop. Je l’ai toujours aimé, plus ou moins inconsciemment. « Bien… Faut vraiment que je me batte plus souvent. » Je voudrais sourire mais je n’y arrive pas. Parce que maintenant que nous ne sommes plus collés l’un à l’autre, je sens l’angoisse me gagner de nouveau, revenir en force. J’ai peur, je suis terrifiée par ce qui vient de se passer, par ce qui pourrait bien arriver. Je veux des réponses, des explications. Je veux comprendre pourquoi ce baiser dans le bar, pourquoi ce baiser dans notre cuisine le lendemain de notre nuit, pourquoi cette bagarre soudaine avec le garagiste, pourquoi ce baiser de nouveau… Je veux remettre de l’ordre dans mon esprit, arrêtez d’espérer des choses peut-être fausses. Je lève mes yeux vers lui, ouvre la bouche et… « Non, ne pose pas de questions, s’il te plaît. »« Mais je… » Je m’interromps en me mordant les lèvres. Je sens mes mains trembler légèrement alors je serre les poings pour le cacher. Je suis littéralement déstabilisée, complètement paumée. Mathéo baisse les yeux, recule, se dirige vers la porte. Il va s’en aller ? Rien qu’à cette pensée, mon cœur se serre et j’ai envie de pleurer. Il ne peut pas partir, pas après ce qui vient de se passer, pas maintenant ! Comme s’il lisait dans mes pensées, il se tourne vers moi. « Je vais… Faut que je rappelle Ally, sinon elle ne voudra plus me parler durant des jours. » Je le comprends, évidemment, mais j’ai l’impression que c’est plus un prétexte pour sortir de cette chambre qu’une véritable raison. « Euh… Oui, bien… Bien sûr. » Je bafouille légèrement tandis qu’il quitte la pièce.
Je me retrouve alors seule et je porte une main à mon front. Tremblante, je vais m’asseoir sur le bord du lit et enfouit mon visage dans mes mains. J’ai une énorme envie d’hurler, mais je me retiens parce que… Oh, mon portable vibre. Je relève la tête et le saisit. J’ai deux messages. Le premier de Jason. « J’espère que je ne t’ai pas mise en colère tout à l’heure, ma Bonnie. Je veux juste te montrer la vérité. Ouvre les yeux, t’es folle de lui. Et je suis certain qu’il l’est tout autant de toi. Allez, fais pas trop de bêtises dans ton village paumé, Clyde n’est pas là pour te protéger ! » J’esquisse un faible sourire, si seulement Jason savait. Le deuxième message est d’Aspen. Elle a rallumé son portable ! « Désolée, portable déchargé, j’trouvais plus l’chargeur. » Qu’est-ce que je vous avais dit ? « Toi et Mathéo, coincés ensemble ? Hahahaha ! Avoue que t’es heureuse là. Si t’as un problème, tu m’appelles. Tu le sais. » J’hésite quelques secondes. Mathéo a quitté la pièce il y a deux minutes à peine, il ne va pas revenir de suite. Je compose le numéro d’Aspen, priant pour qu’elle décroche malgré l’heure tardive. J’ai besoin de parler à ma meilleure amie. Maintenant. « Allô ? » Elle a décroché ! J’ai envie de pleurer tellement je suis soulagée. « Aspen ? C’est moi… Je… Ecoute, je suis perdue. »« Je croyais que Mathéo était avec toi et que tu étais à un motel ? »« Mais non, pas perdue dans ce sens ! Je… Il m’a embrassé. Enfin je l’ai… Non, on s’est embrassé en réalité et… Enfin peu importe ! Je suis paumée, je… Je comprends pas. »« Eh, calme-toi déjà. L’est où là, McConnard ? »« Il est sorti… Je sais même pas s’il va revenir, Aspen ! »« P’tin mais évidemment qu’il va revenir ! Et quand il reviendra, tu lui demanderas des explications. Sans détour, tu lui fonces dessus et tu lui demandes de t’expliquer. Et t’arrêtes de psychoter ! »« Je ne psychote pas… »« Menteuse, je le sens d’ici ! Maintenant, tu raccroches et t’attends qu’il revienne. Et quand il revient, vous vous expliquez. D’accord ? »« Je… »« ATEA ! »« Ca va ! D’accord, d’accord… Et Aspen ? Merci… »« Toujours, tu le sais. » Je raccroche et repose mon portable sur la table de nuit. Je me lève et me met à faire les cents pas au milieu de la pièce. Je bouillonne intérieurement, priant pour que Mathéo revienne. Ca doit bien faire dix minutes qu’il est sorti… Et si j’allais le chercher ?! Il faut que je sache. Même si je suis terrifiée. Bien sûr que je suis terrorisée ! Je l’aime, et si pour lui tout cela ne signifiait rien ? Si c’était juste une espèce de pulsion de mec ? Je n’en sais rien. Je sens l’angoisse qui me serre le cœur, qui me prend toute la poitrine et la tête. J’ai peur, peur de trop l’aimer dans le vide, peur de ressentir tout ce que je ressens pour lui. Peur de lui donner mon cœur et qu’il le piétine… Tout un tas de peurs, allant des plus rationnelles aux plus folles. Je ne connais rien à l’amour je n’ai jamais rien ressenti de semblable avant… Que doit-on faire dans des cas comme celui-là ? Fermer les yeux et foncer, dire à l’autre tout ce qu’on ressent, au risque de tomber de haut ? J’ai l’impression d’être un funambule sans filet, d’avoir la sensation que je peux tomber dans le vide à la moindre seconde. Oh et puis zut ! Si je dois tomber, je tomberais. Je ne vais pas éternellement fuir les explications avec Mathéo, je ne vais pas continuellement faire croire que je le hais !
Je me tourne vers la porte au moment où celle-ci s’ouvre pour laisser apparaître mon mari. Je le regarde sans bouger tandis qu’il s’avance vers moi. Je suis bien décidée à suivre les conseils d’Aspen et à lui demander des explications. « Ecoute… »« Si je t’ai embrassé, c’est parce que j’en avais envie… » Putain, il lit dans mes pensées ou quoi ? J’ai même pas eu le temps de lui poser ma question, merde ! Et… Attendez… Comment ça, il en avait envie ? « Tout comme j’en avais envie dans les toilettes du bar et dans notre cuisine, le lendemain du soir où on a couché ensemble. » Oh mon Dieu. Je le fixe sans rien dire, surprise, incapable de réagir. « Et… Tout comme j’en ai encore envie là maintenant… » Que … ? Mon cœur a un raté. « Mathéo, tu… » Encore une fois, il ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase que ses lèvres viennent se coller aux miennes, étouffant les mots que je m’apprêtais à dire. Au début trop surprise, je ne bouge pas, mais au bout d’une demi-seconde à peine, je me laisse emporter. Mes mains s’accrochent à sa chemise tandis que je prolonge son baiser, ouvrant la bouche pour laisser passer sa langue et la mêler à la mienne. Mon cerveau se déconnecte rapidement, et toutes les peurs que j’avais quelques secondes auparavant s’effacent. Je n’ai pas envie de penser à autre chose qu’à Mathéo. Je veux juste profiter du moment qui est en train de s’offrir à moi. Mathéo détache ses lèvres des miennes. « Je te veux tout de suite et maintenant, je veux que tu sois mienne. » Sait-il au moins l’effet que cette phrase provoque sur moi ? Je sens une curieuse chaleur irradier mon bas-ventre tandis que les battements de mon cœur augmentent considérablement. J’ai l’impression de crever de plaisir. Mathéo me veut, et il vient de me le dire de façon très claire. Je plante mon regard dans le sien, je dois être en train de le dévorer des yeux sans même le faire exprès. « Moi aussi. » je souffle la voix légèrement enrouée par le désir que j’éprouve à ce moment. Simplement deux mots, mais je suis tellement sincère en les disant... Moi aussi je le veux, moi aussi je veux être sienne. Ici, maintenant, à cette seconde même. Je me fous bien de savoir si demain on le regrettera, je me fous de tout à cet instant précis, la seule chose qui compte, c’est Mathéo. Je l’attrape par le col de sa chemise et le tire doucement vers moi pour de nouveau coller ma bouche à la sienne.
Sans cesser de l’embrasser, j’avance, le forçant à reculer. Je me détache de lui quelques secondes pour reprendre ma respiration et en profite pour ouvrir d’un coup sa chemise. J’ai dût lui faire sauter quelques boutons, mais ça m’importe peu. Je lui recoudrais s’il le faut, pour le moment, je veux juste le sentir contre moi, l’avoir près de moi. Je le regarde et me mords la lèvre avant de murmurer : « J’ai envie de toi… » C’est sûrement la première fois que je le lui avoue aussi clairement. Je pose mes mains sur son torse et le pousse doucement sur le lit qui se trouve derrière nous. Je grimpe sur lui, à califourchon, une main posée sur le matelas à côté de sa tête et l’autre sur son torse et j’emprisonne de nouveau ses lèvres entre les miennes avec fougue. Il est trop tard pour tout arrêter, trop tard pour penser à ce qui adviendra ensuite… De toute façon, ça n’a aucune importance ! Pour l’instant, je veux juste profiter de mon mari, de ses mains sur mon corps, de sa bouche contre la mienne. C’est encore mieux que lorsque nous étions saouls l’autre soir. Beaucoup mieux, c’est même incomparable. J’ai le cœur gonflé à bloc et l’impression qu’il va éclater à tout moment. C’est du bonheur à l’état brut, natif, le genre de bonheur qui vous fait oublier tout le reste. Mes lèvres s’égarent doucement dans le cou de mon mari puis sur son torse avant de remonter légèrement vers sa bouche. Je mordille sa lèvre inférieure puis l’embrasse, tandis qu’une de mes mains glisse sur son torse avec légèreté et sensualité. Je m’enivre de son corps, de son odeur… De lui.
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...
→ STATUT: Marié, amoureux et c'est compliqué ! → TU RENTRES OU TU SORS ?: Hum.. tu me proposes quoi ? → AVATAR: Ben McKensie
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Lun 6 Fév - 11:50
Atéa. Un mot, quatre lettres, un prenom. Une fille, une humaine parmis tant d'autre, ma femme. Je n'ai jamais été aussi franc avec elle, jamais je ne lui ait fait part de mes pensées et encore moins de mes sentiments. J'ai toujours enfouie au plus profond de moi ce que je ressentais pour elle, aujourd'hui, je suis arrivé à la limite. Je ne comptais pas lui faire une des plus belles déclarations qui existent, ni lui dire à quel point je l'aimais, mais je venais de lui faire part d'une partie de mes pensées. Je venais enfin d'avouer les raisons qui m'ont poussés à l'embrasser plus deux trois fois à présent : j'en avait eut envie. Oui, j'en avait eut envie, comme j'en ait envie à chaque fois que je l'a croise à la maison, comme j'en ait envie à chaque fois que je pose mes yeux sur elle. Je me suis contrôlé des centaines voir ddes milliers de fois, ajourd'hui j'étais à bout. J'en pouvais plus de me contenir et de tout garder pour moi, ça devenait à présent quelque chose de trop lourd à porter. Alors tant pis, elle n'avait qu'à crier, m'insulter ou encore me frapper, j'en avais rien à faire, j'avais quand même vidé une partie de mon sac. Je peux vous dire que j'ai fait un effort sur humain en lui disant ça. Je ne sais pas d'où m'est parvenu autant de courage mais je l'ai fait et ce qui compte, je pense. Et puis.. j'ai osé dire que j'avais envie d'elle. Je n'y suis pas allé par contre chemins, je n'ai pas fait de sous-entendu, je n'ai pas essayé de lui faire comprendre les choses, au contraire, j'ai dit clairement que je voulais que nos deux corps s'unissent, une nouvelle fois, le temps d'une nuit. A vrai dire, je craignais un peu sa réaction. Atéa est du genre un peu folle et hystérique et je ne savais pas comment est-ce qu'elle allait interpréter mes paroles.. Elle allait peut-être me poser des questions, chercher à comprendre pourquoi je m'interesse à elle seulement maintenant, après trois ans de vie communes. Je ne suis pas tout à fait prêt pour ce genre de questions, pas prêt de lui dire ce que renferme mon coeur à son sujet.. Pour l'instant, j'étais juste prêt à l'embrasser et à lui faire l'amour, comme jamais on ne l'avait fait.
Je ne lui ait pas laissé le temps de parler ni de réagir, que mes lèvres étaient déjà collés aux siennes une nouvelle fois. Ce n'était pas la première fois qu'on s'embrassait, nos lèvres se sont déjà unies cette soirées mais à chaque fois qu'on s'échangeait un baiser, elle me faisait à chaque fois le même effet. Cette fille était unique, ses baisers sont uniques. Elle me donne l'impression de planer, de voltiger, de me sentir plus léger que l'air. Lorsque nos lèvres se collent, c'est comme si plus rien autour de moi n'existait, comme si la terre ne tournait plus rond et que le temps s'était figé. C'est une drôle d'impression oui, mais c'est quelque chose qui est loin d'être désagréable, bien au contraire. J'aimais quand mon coeur se mettait à battre la chamade, quand tous mes membres tremblaient et quand les papillons dans mon ventre s'envolaient. C'est unique comme sentiment. C'est pour ça que j'aimais le vivre et le revivre, au creux de ses bras. Elle prolonge mon baiser, tout en attrapant le col de ma chemise pour me garder prés d'elle et je veux qu'elle reste agripper à moi de cette manière longtemps encore. Sans détacher ses lèvres des miennes, elle s'avance de plus en plus, me forçant par la même occasion à revuler. J'arrive à un point où je suis incapable de faire un pas en arrière, j'étais juste devant le lit. Elle se détache alors de moi et fit un pas en arrière. J'en profite alors pour reprendre ma respiration. J'étais à bout de souffles, comme si je venais de faire cinquantes pompes sans m'arrêter ou comme si je venais de faire le marathon de new-york. « J’ai envie de toi… » Je crois que c'est la première fois qu'elle me dit ce qu'elle pense aussi clairement. Pas de sous entendu, non, elle est très claire. En l'entendant dire une chose pareille, je ne peux m'empêcher d'afficher un sourire stupide. Je pense halluciner.. Elle venait de me dire qu'elle avait envie de moi, Atéa, ma femme ! Je ne sais pas comment exprimer ma joie à ce moment précis, mais je pense que le sourire débile figé sur mes lèvres, le montre assez. Je crois qu'à cet instant, je suis le plus heureux des hommes du monde. Je sais que normalement, un homme ordinaire devrait entendre souvent ce genre de choses de sa femme masi Atéa et moi étions tout, sauf un couple ordinaire. Je ne sais pas comment nous nous sommes retroués dans cette situation, à nous hair de la sorte.. Bon, j'avoue que j'y suis peut-être pour quelque chose et le fait de lui avoir gueulé dessus et reprochés notre mariage y sont sans doute pour quelque chose aussi.. . Bref, il ne faut pas penser à ça pour le moment, pour l'instant, la seule chose qui compte c'est moi juste devant ce lit, Atéa à quelques centimètres de moi et les boutons de ma chemises qui sautent tous d'un coup et en même temps, dévoilant mon torse. Je regarde Atéa, un sourire en coin, amusé par ce qu'elle venait de faire. Je ne connaissais pas ma femme aussi.. sauvage. Et j'aimais bien cette facette là. Elle pose lentement ses mains sur mon torse tout en excerçant une pression. Elle me pousse donc, et il me faut moins d'une seconde pour me retrouver complétement allongé sur le lit.
Elle grimpe alors sur moi en se mettant à Califourchon. Une de mes mains vint directement se placer en bas de son dos pendant que l'autre glisse derrière ses cheveux et se positionne derrière sa nuque tout en continuant à nous embrasser avec pleins de passions et de tendresse. Je sens une de ses mains qui descend lentement sur mon torse et des frissons me parcourent en même temps. Je l'a désire, entiérement, elle et tout son corps. D'un geste, je bacule et on échange les positions, elle se retrouve en dessous de moi tandis que je me retire deux secondes, à bout de souffles, pour reprendre ma respiration. Elle est sublime, ma femme. Mes mains descendent lentement, jusqu'au niveau de sa taille puis passent en dessous de son chemisier pour venir caresser son ventre. Je penche alors ma tête un tout petit plus en avant pour venir l'embrasser, une fois de plus. Nous n'avons pas besoin de parler, de toute façon, qu'est-ce qu'il faudrait dire dans un moment pareil ? Nos regards, nos gestes, nos caresses, parlent pour nous. Mes mains remontent petit à petit pour venir déboutonner son chemisier, doucement, boutons par boutons. Pendant quelques secondes, mes yeux ne peuvent se détacher de sa poitrine. C'était la deuxième fois qu'on couchait ensemble depuis notre mariage, seulement la deuxième fois.. La première fois, nous étions complétement bourrés, on ne se rendait même pas compte de ce qu'on faisait. Cette fois, on le faisait en pleine âme et conscience, nous étions tous les deux consentents, on en avait tous les deux envies. Cette fois-ci, ce n'était pas la faute de l'alcool, c'était de notre faute à nous. Je ne voulais pas parler, pas même lui dire à quel point elle était jolie, à quel point elle me faisait tourner la tête, de peur de tout gâcher. Une fois débarassé, de son chemisier, elle fit rapidement glisser ma chemise : on était à égalité. Je sens ses mains descendre doucement le long de mon dos puis s'arrêter au niveau de ma ceinture qu'elle n'a aucun mal à défaire. Elle déboutonna ensuite mon pantalon qu'elle fit glisser le long de mes jambes. Toujours au dessus d'elle, mes lèvres se détachèrent des siennes pour descendre vers son cou. Ses mains remontèrent se coller à ma nuque tandis que je descendais ma bouche tout doucement, embrassant chaque recoin de son corps. Mes lèvres se posèrent à chaque parcelle de son corps, son cou, sa poitrine, son ventre, son bas ventre, avant de remonter de nouveau vers sa bouche. Mes mains firent glisser sa jupe doucement pendant qu'une nouvelle fois, on inversait les positions. Cette fois au dessus de moi, je plaçais une de mes mains au niveau de sa cuisse et l'autre sur son dos, l'emprissonnant contre moi. Elle se mit à califourchon sur moi puis se redressa quelques secondes pour nous permettre de respirer. Profitant de ses quelques secondes, je me suis redressé à mon tour, me retrouvant cette fois assis, avec Atéa sur mes jambes et ses jambes à elle de part et d'autre de ma taille. Le silence avec elle, n'avait rien de gênant. C'était plutôt relaxant. Pendant quelques secondes, elle essayea, de dire quelque chose, je crois. Mais elle rit sec et rougit. Je ne dis rien, me contentant de sourire seulement en m'approchant d'elle d'avantage encore. Mes doigts vinrent déplacer quelques méches rebelles que je plaçais derrière son oreille et je l'a regardais, comme si je l'a découvrais pour la première fois. Elle était splendide, magnifique, sublime. Je l'a regardais quelques secondes dans les yeux, tentant de lui offrir un regard ou même un sourire rassurant. Une de mes mains vint se placer sur son dos, dégrafant longtement son soutiens-groge tandis que mes lèvres vinrent effleurer les siennes. Je l'a tirais un peu plus vers moi, sa poitrine, nue à présent vint se coller à mon torse tandis que mes lèvres allèrent se coller aux siennes. C'était magique, encore meilleure que tout ce que j'aurais put imaginer.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Lun 6 Fév - 19:46
► « Et ça va durer très longtemps, et tu sais pourquoi je l’sais ? Parce-que encore aujourd’hui, tous les matins au réveil, la toute première chose que j’veux c’est voir ton visage. »
Je ne sais pas ce qui me prend, mais je me consume littéralement entre les bras de Mathéo. J’ai faim de lui, soif de lui… Je ne veux que lui. J’ai passé des nuits et des nuits dans les lits d’autres hommes, mais je dois me rendre à l’évidence : je n’ai jamais rien ressenti avec ces garçons-là. Le seul à me faire un effet monstre, c’est mon mari. Il suffit qu’il me regarde, qu’il me touche, qu’il m’effleure pour que je perde mes moyens, pour que je frissonne à n’en plus finir. Mathéo, c’est un peu comme ma kryptonite personnelle. Je suis incapable de lui résister, même si je le voulais… De toute façon, je ne veux pas. Oh non, je ne veux pas lui résister ! Je veux le laisser m’embrasser, me toucher. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante qu’à ce moment même. Je me sens basculer soudainement, et Mathéo se retrouve au-dessus de moi. Je me mords les lèvres et frissonne malgré moi en sentant ses mains s’insinuer sous mon chemisier… Quand je vous dis qu’un simple toucher de mon mari me fait de l’effet. Nos lèvres se rencontrent à nouveau tandis que je l’attire à moi. Je sens ses mains déboutonner mon chemisier et il se détache légèrement. Je le vois bien fixer mon corps, ma poitrine, et ça me donne une sensation bizarre dans le creux du ventre… C’est la première fois qu’il me regarde de cette façon et c’est tellement agréable. On ne dit rien, on ne parle pas, mais ce n’est pas la peine au fond… J’ai simplement besoin d’un regard pour le comprendre. J’ai la respiration saccadée, le souffle court. J’enlève rapidement la chemise de Mathéo, puis laisse glisser mes mains le long de son dos pour aller s’occuper de sa ceinture et de son pantalon. Il ne me faut pas plus de quelques secondes pour les lui enlever.
La dernière fois, nous étions ivres. Mais pas aujourd’hui, et c’est bien mieux… Beaucoup mieux. Je sens la bouche de Mathéo descendre dans mon cou et je ferme les yeux. J’apprécie de me retrouver coincée sous lui, prisonnière de ses bras… Je frissonne à n’en plus finir tandis qu’il glisse lentement le long de mon corps, ses lèvres se posant sur le moindre recoin de ma peau. Je me cambre légèrement, laisse échapper un soupir de plaisir malgré moi. Ses baisers me font un effet monstre, et je sens mon ventre se contracter légèrement à cause des frissons lorsque Mathéo dépose sa bouche dessus. Une de mes mains se perd dans les cheveux de mon mari tandis que, de l’autre, je serre légèrement les draps du lit. Mathéo revient vers mon visage et je capture ses lèvres avec fougue, tandis qu’il me retire ma jupe et que je reprends le dessus, me retrouvant de nouveau sur lui. Il s’agrippe à moi, me collant contre lui, me bloquant littéralement entre ses bras et je me laisse faire, ma langue s’emmêlant à la sienne avec ardeur. Je sens l’air me manquer, et je finis par me redresser légèrement, à califourchon sur mon mari, pour reprendre ma respiration. J’ai le cœur qui va exploser de bonheur, je crois… C’est fou. Je n’ai jamais rien ressenti de pareil. Cette sensation de légèreté, de joie… De paix aussi. Je suis accro. Accro à Mathéo, drogué de lui, de sa voix, de son sourire, de ses gestes. Et bordel, qu’est-ce que c’est le pied !
Il se redresse… Mon Dieu, il est tellement près… Nous nous retrouvons dans la même position que l’autre matin, après notre folle nuit alcoolisée. Sauf que cette fois, je ne m’en irais pas. Non. Un léger silence nous enveloppe tandis que je dévore son visage des yeux. J’entre-ouvre la bouche pour dire quelque chose mais je finis par me mordre les lèvres en pouffant de rire tandis que je sens mes joues rougirent légèrement. J’ai l’impression d’être une adolescente amoureuse de ces séries à l’eau de rose… Vous savez, la fille au sourire stupide, aux yeux brillants et aux joues rouges ? Je dois ressembler à ça en ce moment. Mathéo sourit et mon cœur s’emballe tandis qu’il replace doucement quelques mèches de cheveux derrière mon oreille. Et ce regard… Mon Dieu, son regard. Je pourrais me damner sur place pour qu’il me regarde ainsi tous les jours. J’ai l’impression d’être une autre femme, quelqu’un de réellement désirable et c’est fou ce que ça fait du bien. Je le sens dégrafer mon soutien-gorge et je lui lance un regard malicieux tandis que nos lèvres s’effleurent avant de s’heurter de nouveau avec passion. Il me tire vers lui et ma poitrine se colle à son torse, nos peaux entrant en contact. Je frissonne et lâche un léger gémissement contre les lèvres de Mathéo, sans cesser de l’embrasser, ma langue venant trouver la sienne pour entamer un ballet sensuel. Je pose une main sur son torse et le pousse légèrement. Nous retombons allongés sur le lit tandis que je continue de l’embrasser avec fièvre. Toujours sur lui, je détache mes lèvres des siennes pour descendre dans son cou et sur son torse avec une lenteur et une sensualité calculée. Je sais très bien comment rendre mon mari fou… Et j’adore exercer un certain pouvoir sur lui. Je descends et remonte, ma langue se mêlant parfois à mes lèvres pour caresser son corps. Dans le même temps, mes mains viennent saisir l’élastique de son boxer pour jouer quelques secondes avec avant que je le lui retire sans plus de cérémonie.
Je le veux. Maintenant, tout de suite. Mon visage revient à hauteur du sien et nos regards se croisent. Je souris légèrement, sans savoir pourquoi, mais je suis un peu siphonnée comme nana aussi. Mathéo le sait. Je mordille doucement ses lèvres, les effleure, les caresse sans jamais réellement l’embrasser… Je m’amuse à le provoquer, à le tenter, à le rendre fou. Sauf que je me rends folle par la même occasion. Ma bouche vient dévorer celle de mon mari avec passion, tandis que ma langue joue avec la sienne, et je sens Mathéo m’enlever mon string. « Mathéo… » Son prénom m’a échappé. Je suis incapable de rester trop longtemps silencieuse, il le sait. « Je te veux… Maintenant. » je souffle doucement, la voix enrouée par le désir. Je plaque mes lèvres contre les siennes tandis qu’il reprend le dessus, se retrouve de nouveau au-dessus de moi. Mon regard se plante dans le sien tandis que je le sens soudain entrer en moi. Nous ne faisons plus qu’un et je pousse un gémissement de plaisir en m’accrochant à lui, griffant légèrement son torse. C’est bien plus magique que ce que je pouvais imaginer… Je me sens défaillir sous ses coups de rein, et je m’accroche à lui, languissante, brûlante. Ses lèvres viennent capturer les miennes de plus belle, étouffant mes gémissements de plaisir. Plus rien n’existe autour de moi, à part Mathéo. Juste lui, rien que lui. Je l’aime tellement que j’ai l’impression que je vais littéralement exploser de joie. Alors c’est ça, le bonheur ? Peu importe ce qui se passera demain matin, peu importe les conséquences de notre acte… Ce soir, nous faisons l’amour.
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Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 8 Fév - 19:45
Nos corps étaient collés à présent tout comme nos bouches et nos langues qui s'entremelaient. Ca ressemblait à ce matin là, le lendemain de la nuit où nous avions couché ensemble. Accidentellement, elle s'était retrouvée toute nue à califourchon sur moi. C'était si agréable, en l'a voyant comme ça, mon coeur avait failli arrêter de battre et je pense que si mon portable ne s'était pas mit à sonner à ce moment là, je pense qu'on aurait recommencé à le faire, encore une fois. La dernière fois on était complétement bourré, je ne savais même pas ce que je faisais et elle non plus.. Cette fois, ça n'avait rien à voir, ce n'était même pas comparable. C'était doux, passionnel. On en avait tous les deux envies, rien ne nous obligé et l'alcool n'y était pour rien cette fois. Ses lèvres se détachèrent lentement des miennes et se dirigèrent vers mon cou et elle y déposa quelques baisers qui m'arrachèrent des frissons à chaque contact. Ses lèvres descendirent lentement encore sur mon torse, pendant que mes yeux se fermaient instantanément, me permettant de profiter du plaisir qu'elle me procurait. Elle me connaissait trop bien, savait très bien ce qui me faisait vibrer, ce qui m'exciter et là, elle me faisait languir en descendant doucement, petit à petit, se faisant désirer de plus en plus. Sa sensualité était hors du commun. Tout en descendant sa bouche, ses mains vinrent se placer au niveau de ma taille elle joua quelques temps avec l'élastique de mon boxer, puis le fit glisser lentement. Son visage revint à la hauteur du mien et nos regards se croisent... Ca m'avait manqué, ce genre de moments, où on ne disaient rien, mais passait juste des heures à se regarder dans les yeux tous les deux, ces moments où on se comprenait par un simple regard et où on ne se prenait pas la tête pour des détails.
Ca faisait plus d'une semaine que je ne l'avais pas vu et c'était tellement long à mes yeux que l'avoir ici, avec moi me rendait encore plus heureux. Je baissais alors mon regard vers son corps, si sompteux, si parfait, et je déposais lentement une de mes mains sur la sienne, sa peau si douce me fit frissonner, et je ne pouvais pas cacher mon sourire, je me sentais bien, tellement bien. Je soupirais alors, pour de nouveau ingurgité une bonne dose d’air. Je ne savais pas comment lui montrer mes sentiments, lui montrer que je tenais à elle, parce qu'elle, elle ne m'a jamais rien montrer. J'attendais ce moment tous les jours c’est vrai, mais je ne voulais pas du tout précipiter les choses, ça viendrait tout seul, je ne voulais pas tout bousculer, pour que ensuite tout tombe en ruine, je profitais juste de ces instants passé à ces côtés. Je posais alors mes mains sur le bas de son dos, pour l'approcher d'avantage de moi et l'embrasser à nouveau, fermant les yeux pour mieux savourer ce moment. Je n’avais jamais su comment décrire ce que je ressentais, j'avais toujours eu peur que ce ne soit pas réciproque, ou qu’on me fasse du mal, si on apprenait que je tenais à ces personnes plus qu'il ne le fallait. Avec le temps, je m'étais forgé une carapace impénétrable, et j'avais prit l’habitude de constamment porter un masque, pour ne pas montrer aux autres à quel point ça n’allait pas. Pour ne pas lui montrer à elle, combien notre situation me déchirait de l'intérieur. Il y a ces fois où j'aurais voulu tout casser, crier à gorge déployé que ça n'allait pas, que ça n'allait plus... Mais ce n’était pas possible, je portais le nom des McCorner, et dans ma famille on m'avais toujours apprit à être fort malgré tout, à ne jamais laisser tomber, et toujours porter la fierté d’être moi-même, fierté qui aujourd'hui était si grande que j'étais incapable de prononcer un mot gentil en la présence de celle qui était pourtant ma femme. Tandis qu'on s'échangeait un des baisers des plus fougueux qui existe, ses mains se déposèrent sur mon torse, me poussant lentement, pour qu'on se retrouve allongé.
Elle joue avec moi, avec mes lèvres, avec mon corps. Elle me mordille les lèvres, les effleures, les caresses. Et je me sentais vibrer à chaque fois que ses lèvres entraient en contact avec mon corps. « Mathéo… » Elle planta son regard dans le mien et murmura mon prénom. J'avais l'impression d'être hypnotisé... Pendant ces quelques secondes où on était détaché l'un de l'autre, j'aurais voulu lui dire à quel point je l’aimais, ça me brulait les lèvres, mais j'avais beaucoup trop peur de sa réaction, de la manière dont elle allait le prendre, si elle ne m'aimait pas, je ne m'en remettrais jamais.. je ne voulais pas le savoir si mes sentiments n'étaient pas partagés, je préférais encore rester dans le doute. Il fallait que j'arrête de penser à ça et que je profite de ce que nous étions entrain de partager. Ma bouche vint alors se coller à la siennes tandis que mes mains caressaient doucement son ventre, son bas ventre, jusqu'à arriver au niveau de son string que je fis descendre en quelque secondes. « Je te veux… Maintenant. » J'ai toujours rêvé qu'elle puisse un jour me dire des choses dans ce genre là, mais l'entendre sortir de sa bouche arracha un battement plus fort à mon coeur. Je n'avais même pas la force de parler, sa voix sensuelle m'envoutait. Sans répondre, sans riposter, je m'exécutais, ne la laissant pas attendre d'avantage. J'entrais alors en elle, en même temps que mes lèvres vinrent se déposer au creux des siennes ce qui provoqua en moi d'intenses frissons. En ce moment, j'étais le plus heureux, je me sentais tellement bien et c'est grâce à elle, parce qu'elle était mon bonheur. Mes mouvements, au début très doux, se firent de plus en plus rapides, de plus en plus intenses, lui arrachant et m'arrachant aussi des soupirs, mêlés à des gémissements, qu'on ne pouvait intériorisait davantage. On ne faisait plus qu'un. J'eus l'impression que mon coeur m'avait lâché et qu'il avait cessé de battre lorsque on eut atteind l'orgasme, on même temps. Alors c'était ça, le septième ciel.. Ce fut un mélange d'extase, de joie et de bonheur infini. C'était meilleur que tout, mieux que la vodka, la marijuana ou tout les trucs de ce genre là. C'est quelque chose d'intense, d'indescriptible... Prenant une grande respiration, et sans rien dire, je me suis détaché alors de son étreinte, et me retournait face à elle, avant de plonger mon regard dans le sien et en l'a prenant dans mes bras. C'était du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique. Je sais très bien que demain, ça nous retombera dessus.. Mais je ne voulais pas penser aux conséquences, pas pour l'instant, car à ce moment là, je vivais le bonheur que m' apportais sa présence.
A sonnet: I don't know how to write. A haiku: 5-7-5 seems too tight. Then there are three little words I'm not able to say... But Matheo, this is what I can tell you today: though I can't say those words tonight, please stick with me because I feel someday I might...
IT'S YOU AND ME, BABE.
IT'S ALWAYS GOING TO BE
YOU AND ME.
Je voulais seulement te dire... Te dire que ma vie est toujours pleine de toi et que mille fois par jour, je t'envoie mes pensées dans l'espoir qu'elles t'atteignent. Te dire que sans toi je meurs à petit feu, parce que tu es mon véritable point d'ancrage. Te dire que j'ai tout gardé de nous : nos chassés-croisés, nos souffles qui s'emmêlent, nos abandons, notre lumière, et que tout reste en moi et me contamine comme une infection dont je refuse de guérir. Te dire que j'ai essayé de te fuir, mais que tout me ramène à toi.
underco
→ STATUT: follement, irrémédiablement amoureuse... → TU RENTRES OU TU SORS ?: j'vais dans les buissons avec Aspen, hinhinhin. → AVATAR: autumn DEESSE reeser !
Sujet: Re: heartbeat • mathéo ♥ Mer 8 Fév - 22:39
► « Et ça va durer très longtemps, et tu sais pourquoi je l’sais ? Parce-que encore aujourd’hui, tous les matins au réveil, la toute première chose que j’veux c’est voir ton visage. »
La cadence des mouvements de Mathéo s’intensifie de plus en plus, m’arrachant soupirs sur soupirs, gémissements sur gémissements. Ca fait longtemps que je n’ai pas pris un tel pied… Prisonnière de ses bras, j’accompagne ses mouvements en bougeant moi aussi mon bassin et mes hanches. J’en oublie le temps, et le reste. J’en oublie presque où je suis, j’en oublie que demain, il faudra qu’on s’explique, j’en oublie tout. Mes mains glissent sur son torse, le griffant légèrement. Ma bouche ne se détache plus de la sienne tandis que mes gémissements de plaisir augmentent au fil des minutes. J’ai le corps en feu, brûlant de plaisir, rempli de désir. Je crois que je pourrais mourir maintenant, parce que je ne peux pas être plus heureuse qu’en ce moment… Mathéo au-dessus de moi, ne faisant qu’un avec moi… C’est trop de bonheur pour mon petit cœur. Je voudrais pouvoir lui dire que je l’aime, depuis le début, mais je ne peux pas. J’ai trop peur de sa réaction, de ce qu’il dira… Je suis presque sûre que ce n’est pas réciproque, et j’en mourrais de l’entendre me dire qu’il ne ressent rien, et que cette nuit est une simple erreur. Mais pour l’instant, je ne veux pas y penser. Je veux juste profiter de ce qui arrive ce soir, cette nuit, dans ce lit… Je veux graver chaque seconde dans ma mémoire, ne rien oublier, ne rien effacer. C’est la deuxième fois que nous faisons l’amour depuis notre mariage, et encore la dernière fois, nous étions bourrés, je peux donc dire que c’est la première fois en trois ans que mon mari me touche. La première fois en trois ans que ses mains parcourent mon corps, que ses lèvres explorent ma peau. Je ne pensais pas que ça nous arriverait un jour… Et pourtant, je suis bien là, à gémir sous ses coups de reins, à me consumer littéralement entre ses bras. Je sens des frissons me parcourir la totalité du corps et pourtant, je meurs de chaud. C’est toutefois une sensation agréable, très agréable, trop agréable…
Je me cambre légèrement en sentant l’orgasme arriver. Mes ongles s’enfoncent très légèrement dans le dos de Mathéo, tandis que son corps se colle au mien, que j’enfouis mon visage dans son cou en poussant un dernier gémissement, en même temps que mon mari. J’ai le souffle court, et je tremble encore légèrement face à l’intensité de l’orgasme que je viens d’avoir. La dernière fois que j’ai ressenti autant de plaisir, c’était… Mh oui, c’était aussi avec Mathéo. Je crois que je n’ai jamais connu un autre homme capable de me faire un tel effet. Mathéo connaît tout de moi, mes points faibles, mes points forts, ce qui m’excite ou non, ce qui me fait frissonner ou pas. Il connaît mon corps aussi bien que je connais le sien… Je tente de retrouver doucement ma respiration, encore un peu sous le choc de ce qui vient de se passer. Sous le choc, oui, mais heureuse. Heureuse à un tel point que je suis bien incapable de le décrire. Il n’y a pas de mots pour dire ce que je ressens en ce moment même, c’est un bonheur bien trop fort… J’ai le cœur gonflé à bloc, et le cerveau qui tourbillonne quelque part dans le monde des bisounours. Je pourrais presque danser nue dans un champ de fleurs avec des papillons voletant autour de moi et des petits oiseaux qui chantent, vous voyez le genre ? Je suis juste… Au nirvana. Si le paradis existe, je dois y être en ce moment même. Et je n’ai aucune envie de redescendre sur Terre.
Mathéo se détache de moi. Je ne dis rien. Et maintenant ? Qu’est-ce qu’il va se passer ? Est-ce que la magie va se rompre brutalement, est-ce que je vais devoir descendre brusquement de mon nuage ou… Que … Je sens les bras de Mathéo se passer autour de moi tandis que son regard se plante dans le mien. Je le dévisage en silence, avec de grands yeux, sans rien dire. Il n’y a rien à dire, pas pour le moment. Je n’ai pas envie de gâcher ce qui se passe… Demain se chargera de nous ramener à la réalité, mais pour ce soir, j’ai encore envie de prolonger le rêve. Alors je reste dans les bras de mon mari, presque blottie contre lui. Les conséquences ? Je m’en fous pour l’instant ! Ce qui explique peut-être pourquoi j’avance légèrement mon visage pour embrasser Mathéo avec une tendresse dont je ne me pensais pas capable… Je crois que c’est la première fois de ma vie que j’embrasse quelqu’un aussi tendrement. Et aussi plein de passion. Je n’ai pas pût résister, j’ai eu une envie subite de l’embrasser et puis, au point où nous en sommes… Je détachement délicatement ma bouche de la sienne et me mordille les lèvres. Je suis bien, là, dans ses bras. Fatiguée, mais bien. Je n’ai pas envie qu’il me lâche, pas maintenant… Alors, et toujours en silence, je me cale doucement entre ses bras, pose ma tête dans son cou et une main sur son torse que je caresse du bout des doigts de façon presque inconsciente. C’est rare que je sois aussi douce, que je paraisse aussi… vulnérable. C’est ça. Vulnérable. Je me laisse aller pour une fois, j’abandonne ma carapace de femme forte parce que… Parce que même moi, j’ai besoin de tendresse parfois. Je ferme petit à petit les yeux tandis que ma respiration se fait plus ralentie et que mes caresses sur le torse de Mathéo deviennent plus lentes…
« Si tout ceci n’est qu’un rêve, je ne veux jamais me réveiller. »
Mmh… Putain, mais pourquoi on a pas tiré les rideaux ou les volets ou je n’sais quoi hier !? Je déteste être réveillée par le jour. Je ferme les yeux très fort, encore un peu dans les vapes, jusqu’à ce que la nuit que je viens de passer me revienne avec force en pleine tête. Mathéo, son corps, sa bouche, ses mains… Oouh les flashs de la nuit s’incrustent dans mon esprit. J’ouvre bien vite les yeux pour essayer d’arrêter de revoir Mathéo en train de parcourir mon corps de ses lèvres. Ca ne marche pas. Je le vois toujours. Argh ! Non, ce n’est pas désagréable, loin de là, j’aimerais même recommencer si ça ne tenait qu’à moi mais… Je bouge légèrement avant de me rendre compte que je suis dans les bras de Mathéo. C’est vrai que je me suis endormie comme ça hier soir… Bordel, il m’a vraiment épuisé pour que je ne bouge pas de la nuit ! D’habitude, je gigote de tous les côtés, et là, j’ai toujours ma tête dans son cou, ma main sur son torse. Je me redresse à peine et le regarde. Il dort encore… Merde, il est vraiment beau. Face d’ange. Il mérite ce surnom, encore plus quand il est endormi. Je me mords les lèvres. Regarde ailleurs Atéa, ou tu risques d’abuser de lui pendant son sommeil ! Mon regard se pose sur le vieux réveil qui traîne là. 10h42. Ouais, il est pas si tôt que ça en fait… Je suppose que ma voiture est prête, ce con de garagiste m’a dit vers 9h30. Bon alors, il faudrait peut-être que je me rhabille et… Merde, c’est mon portable qui sonne ! Le genre de sonnerie bien forte et pas discrète en plus. Je vois Mathéo gigoter à mes côtés et ouvrir les yeux, encore la tête dans le cul. Je marmonne toute seule et me redresse totalement, les cheveux dans les yeux. Il est où, ce con de téléphone ? Je finis par le voir, sur la table de chevet… De l’autre côté du lit. Il faut que je passe par-dessus Mathéo. Sans réfléchir, je passe donc par-dessus Mathéo sauf que… Sauf que je dois pas encore être bien réveillée et maîtresse de moi-même car je m’étale comme une merde sur lui. Outch, ça a vraiment dût le réveiller ça ! Il vient de se prendre une Atéa poids lourd d’un coup sur le ventre ! D’ailleurs, je le vois qui me regarde bizarrement, il faut dire que je suis carrément à plat ventre sur lui, à la perpendiculaire. On forme un + en vrai. Je lui jette un léger regard d’excuse mais je ne me redresse pas. Non, je tends juste le bras pour saisir mon portable et restant sur Mathéo, je décroche.
« Allô ? » J’ai la voix un peu pâteuse. Oh, je viens de me réveiller hein, merde ! « Bonnie ? C’est toi ou l’homme des cavernes ? » Je roule des yeux. Jason, forcément. « Qu’est-ce que tu veux Jason ? » Je suis toujours à plat ventre sur Mathéo. Je le sens un peu grognon mais je ne bouge pas pour autant. Chiante moi ? Si peu. « Dis donc, t’es agréable toi… Ah, tu viens de te réveiller, c’est ça ? »« Bordel, abrège Clyde ou je te raccroche au nez. »« Mh, t’as pas beaucoup dormi toi, non ? Comment ça se… OH PUTAIN ATEA ! » Il vient de gueuler tellement fort que je suis obligée d’écarter le téléphone de mon oreille en grimaçant. Et même là, je peux continuer à l’entendre hurler. Ce qui veut dire que Mathéo l’entends aussi. « T’AS COUCHE AVEC MATHEO ?! C’EST POUR CA QUE T’AS AUSSI PEU DORMI ET QUE T’ES RONCHON ! TU T’ES ENVOYEE EN L’AIR AVEC TON MARI ! » Oh putain ! Je jette un regard à Mathéo. Merde, à voir l’expression de son visage, il a entendu Jason gueuler comme un putois dans le téléphone. Je recolle le téléphone à mon oreille, en rougissant brusquement. « Jason ? Ta gueule ! Merci. »« Merde, il est à côté et il m’a… ? »« Oui, quel génie tu es, t’as tout compris ! »« Désolée ma Bonnie… » Arf, il a une voix tellement sincère que je ne peux pas continuer à être en colère contre lui. « C’est pas grave, va ! Mais je te rappelle plus tard, d’accord ? Bisous mon Clyde ! » Je raccroche et jette mon portable sur la table de nuit. Et réalise que je suis toujours couchée sur Mathéo. Oops. Je me mords les lèvres et me redresse brusquement. Ouais, je suis nue mais bon… Je lui tourne le dos et m’assoit sur le bord du lit. Je voudrais dire quelque chose mais j’en suis bien incapable. Comment lui expliquer ce qui s’est passé cette nuit sans lui révéler ce que je ressens ? Je ne peux pas dire que j’étais bourrée, c’est faux. Et si je lui disais qu’il y avait sûrement de la drogue dans les frites du fast-food ?! Ou alors que j’ai chopé une insolation sur la route 66 en attendant qu’il vienne me chercher et que ça m’a rendu dingue, au point de lui sauter dessus ? J’aperçois mon string sur le sol, et je me penche pour le récupérer et le remettre. Bon, et maintenant… Bordel, où est mon soutif ?! Je ne vais quand même pas me balader les seins en liberté toute la journée. Je tourne légèrement la tête vers Mathéo. Dis quelque chose Atéa… Pour dissiper le malaise qui va s’installer, ou pour te justifier, mais parle ! « T’aurais pas vu mon soutien-gorge, par hasard ? » OH MON DIEU ! Je viens bien de dire ça ? Cette espèce de phrase débile, comme si… Comme si c’était normal, comme si rien ne s’était passé ? Mon Dieu, mais quelle conne je fais ! Néanmoins, je garde un air neutre et innocent. « Eeuh… T’as bien dormi ? » Je crois que je m’enfonce là, non ? Au regard de Mathéo, il est clair que oui, je suis en train de dire de la merde. Mh, les paris sont ouverts, fight ou pas fight ?
ϟ « i love you and i'ts killing me... » i won't run, i won't fly, i will never make it by ! without you, without you ! i can't rest, i can't fight, all i need is you and i ! can't erase, so i'll take blame but I can't accept that we're estranged... i can't quit now, this can't be right, i can't take one more sleepless night without you. i won't soar, i won't climb, if you're not here, i'm paralyzed ! i can't look, i'm so blind, i lost my heart, i lost my mind ! without you, without you...